Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le dernier monde

Auteur : Celine Minard

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Denoel, Paris, France

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2207259214

GENCOD : 9782207259214

Sorti le : 04/01/2007

Acheter Le dernier monde chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Le journal sonore des livres : Lu par Lise Maussion – 05/03/2007

Telecharger le MP3

Lise Maussion – 05/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Lu par Alan Kerneuzet – 29/01/2007

Telecharger le MP3

Alan Kerneuzet – 29/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/01/2007

Cosmonaute, Jaume Roiq Stevens accomplit diverses missions dans une station spatiale en orbite autour de la Terre, quand soudain l’evacuation est ordonnee depuis la base en raison d’un incendie.
Refusant d’obeir, il demeure seul a bord pendant quelques mois, le temps d’observer une serie d’etranges phenomenes terrestres, mais le silence radio persistant le force a rentrer. De retour a la base, bien des surprises l’attendent la Floride apparait desertee de tous ses habitants, dont les vetements gisent abandonnes, comme apres une inexplicable catastrophe. Les animaux, eux, semblent avoir retrouve leur liberte.
Stevens doit se rendre a l’evidence : l’espece humaine a disparu. Fou de desespoir et comme possede par une sorte d’ivresse schizophrenique, il entreprend alors, des plaines d’Asie centrale a la Chine, en passant par l’Inde, l’Alto Parana et l’Afrique, un voyage hallucinant dans l’espace mais aussi le temps et la culture de tous ces mondes disparus. Melant suspense et poesie, cette odyssee du dernier homme sur la Terre emprunte avec une etonnante puissance verbale a la technologie contemporaine comme aux plus anciennes sagas de l’humanite.

Nee en 1969, Celine Minard a etudie la philosophie. Elle est l’auteur de deux fictions R (2004) et la Manadologie (2005).

  • La revue de presse Gregoire Lemenager – Le Nouvel Observateur du 28 juin 2007

Sur les blogs, dans les journaux, chez les libraires, il se dit que Celine Minard, auteur jusque-la plutot confidentiel, a reussi un coup de maitre…
Comme l’enfant qui joue seul, le dernier homme (se) debat avec lui-meme, s’inventant compagnons et aventures a partir du bric-a-brac culturel de l’humanite. De quoi perdre pied, face a un deluge de situations delirantes qui sont surtout pretexte a se griser de mots, de tous les mots, du plus rare au plus familier. En vertu du vieil adage surrealiste, l’univers est sauve tant qu’il depend de notre pouvoir d’enonciation. Le resultat est un long poeme postmoderne au lyrisme hallucine : une reverie, c’est le dernier mot du Dernier Monde.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 7 fevrier 2007

Que font les enfants quand ils sont seuls ? Ils s’amusent, ils amassent des cailloux et du sable dont ils font de petits chateaux qu’ils detruisent ensuite. Ainsi ne manquent-ils jamais d’amusement. Ce qu’ils font par enfantillage, ne saurais-tu le faire par sagesse ou par raison ? Le conseil d’Epictete, la romanciere Celine Minard le donne, au detour d’une page, au personnage du Dernier Monde, et lui offre en outre tout loisir de le mediter et l’appliquer : quelque cinq cents pages d’absolue solitude – le temps et les conditions necessaires, pour le denomme Jaume Roiq Stevens, ultime survivant d’une espece humaine definitivement rayee de la carte, d’eriger son chateau de sable bien a lui, d’inscrire au patrimoine de l’humanite defunte une ultime et flamboyante epopee, de donner a l’Histoire un chapitre final, tout a la fois recapitulation et epilogue…
Roman savant et extravagant, admirable d’ambition et de maitrise, d’erudition et de trivialite melees, ou la puissance narrative et l’intention moraliste intense travaillent main dans la main, Le Dernier Monde est le compte rendu du periple rocambolesque de Jaume Roiq Stevens, le dernier homme, entraine a travers la planete deserte comme pour une ultime inspection des lieux, un bilan de l’histoire humaine avant cloture definitive des comptes, un inventaire des civilisations avant liquidation.

  • La revue de presse Frederique Roussel – Liberation du 18 janvier 2007

La demarre vraiment le Dernier Monde, une fois que Celine Minard a regle son compte a l’espece humaine. L’auteur s’est servi de la science-fiction comme d’une pirouette, pour justifier un unique survivant…
Delirant, tendre et violent one-man show, le Dernier Monde happe sans repit. Au fil du cheminement geographique de Stevens, le recit s’epaissit, sa silhouette se decuple, sa langue devient poreuse aux cultures et legendes des pays traverses. La lecture se fait plus dense aussi, prise dans une trame de plus en plus serree, ou l’histoire d’un seul homme s’est magiquement ramifiee.

  • La revue de presse Xavier Houssin – Le Monde du 4 janvier 2007

La rotation debute au-dessus de la terre a 25 000 km/h dans la station orbitale Funsky ou travaillent une equipe de chercheurs. Le quotidien confine et studieux se boucle en experiences pointues de nanotechnologie, en tournages de clips de propagande et en bricolages spatiaux. La discipline a bord se veut stricte…
La-haut, les derives sont interieures, pas de place ou si peu a l’imagination…
Et voila que ce qui commencait comme une enigmatique odyssee se transforme rapidement en hallucinant cauchemar et en fable cosmologique. On lache les manettes, on fiche en l’air les reperes tangibles et, en apnee forcee, on se perd dans une prose en paliers, dense, profonde et deconcertante…
Qu’est-ce donc qui reste vrai dans cette interminable traversee des miroirs ? La violence, la peur, la memoire du desir, l’enfance retrouvee ? Du coeur des territoires gronde une histoire ancienne qui raconte en bourrasques les civilisations detruites, les mythes oublies. L’essence de la vie meme et ses fins previsibles. Il y a chez Celine Minard une force et un lyrisme qui savent tout emporter.

  • Les courts extraits de livres : 13/01/2007

Moi, Jaume Roiq Stevens, desormais seul maitre a bord apres personne, j’entame ma troisieme semaine en solitaire sur la station Funsky.
La pression est a 780, le CO2 est totalement evacue, le SEP est a 25,8, l’oxygene a 162 mais desormais les rapports sont inutiles. Le carnet de bord restera ici : le sol a cesse toute communication. Je suis coupable de haute trahison. Enfoncee mon histoire de FBI !
Meryl et Sokstas se sont bien comportes lors de l’evacuation, l’un par simple calcul et l’autre… l’autre, j’ose l’imaginer, parce qu’elle m’a compris et qu’au moins un peu, elle partageait mon… sentiment. Al en revanche s’est montre retors, comme je m’y attendais du reste, j’ai du recourir a la violence. C’est en partie pour ca que je suis desormais hors la loi.
Apres m’avoir menace des pires choses, y compris de m’envoyer un missile atomique, le sol a choisi de se taire. Definitivement. C’est donc une guerre de siege. A moyen terme je suis necessairement perdant car je depends d’eux du point de vue alimentaire. Mais a court terme, je me defends : grace aux panneaux solaires, la station est autonome en energie, la production d’oxygene se fait sur place, a partir de mes secretions humides (urine et transpiration), et le Cargo Progress que nous venions de decharger contenait deux tonnes d’eau et d’aliments varies. J’ai de quoi tenir a peu pres une annee sans me restreindre en rien, cote nourriture du moins.
Mon autre chance est de redescendre tres tres discretement. En pleine Mongolie ou en Siberie orientale et de me carapater avant qu’ils ne m’aient repere. C’est possible. Pas tres praticable mais possible.
Il se peut aussi que j’amerrisse en plein Atlantique et que je creve de soif sur mon radeau de survie, un helico vengeur au-dessus du crane.
Malgre ces perspectives j’ai la sensation d’avoir pris la seule decision possible ou la meilleure.
Je le referais.