Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le dormeur eveille

Couverture du livre Le dormeur eveille

Auteur : Jean-Bertrand Pontalis

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Essais litteraires

Editeur : Mercure de France, Paris, France

Collection : Traits et portraits

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-7152-2478-0

GENCOD : 9782715224780

Acheter Le dormeur eveille chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • La revue de presse Michele Gazier – Telerama

Psychanalyste de renom, editeur, ecrivain subtil des errances de l’esprit, J.-B. Pontalis est un auteur en etat de grace. Le Dormeur eveille est une echappee belle au pays du souvenir, des lieux sans cesse revisites par la memoire. Partant d’une meditation sur l’homme qui dort, cet empereur Constantin represente par Piero della Francesca, Pontalis glisse doucement dans le royaume mouvant du songe. Au terme de ce voyage immobile, note-t-il, il sera bien temps alors d’affronter le jour.

Plaisir de se laisser couler dans une torpeur enchantee, de laisser defiler les images, de finir par croire avec lui, evoquant un tableau d’Arnold Bocklin, que ce n’est pas la vie mais la mort qui est un songe. Par courts textes, tableaux successifs, emergeant de la brume de la memoire, l’ecrivain nous invite a de breves rencontres avec ceux qui habitent son univers familier. Quelques photographies montrees ou evoquees sont autant de stations sur ce chemin vagabond. Jean-Paul Sartre a la pipe, Sylvie Germain, Merleau-Ponty, Goethe, Valery… Comme tous les ecrivains, Pontalis n’a jamais cesse de dialoguer avec les vivants et les morts, avec Freud, Claudel, Sartre, mais aussi ses contemporains connus ou inconnus. Sa decouverte du peintre Sima lui a inspire parmi les plus belles pages de ce recueil, tout comme l’evocation de son ami Pierre, mort d’une maladie degenerative, a propos duquel il ecrit : Je ne serai jamais separe de Pierre. Il arrive que l’amitie, aussi, plus que l’amour, soit une demeure….

  • La revue de presse Valerie Marin La Meslee – Le Point

Dans quelle douce penombre se promene la plume de Pontalis ? Celle de sa memoire intime, sollicitee dans ce dernier livre par des images, tableaux, photos, dessins, selon le principe de la collection Traits et portraits du Mercure de France… Qui est Le dormeur eveille de Pontalis ? L’un des personnages secondaires du Songe de Constantin de Piero della Francesca, que l’auteur baptise ainsi en parlant de lui-meme, psychanalyste, et ecrivain. Regardons-le, ce dormeur, poste au debut de ce livre, garant de la reverie qui s’y va derouler en forme d’interrogations sur ce que retient notre memoire… Oui, monsieur Pontalis, ce livre, issu de [votre] propre intimite, parvient a rejoindre l’intimite du lecteur qui a pourtant une autre histoire, tout comme vous l’esperez. C’est une autre histoire, la sienne, que vous lui donnez a rever.

  • La revue de presse Bernard Morlino – Le Figaro

… Tout au long du Dormeur eveille, Pontalis dechiffre sa memoire avec une application digne de Champollion. Ses deux plus recents livres (En marge des jours et Traversee des ombres) prouvent sa volonte d’eclairer toutes les facettes de sa personnalite et, donc, puisqu’il reussit, de la notre. L’editeur de la raffine collection L’un et L’autre (Gallimard) n’ignore pas l’importance des mysterieux echanges entre le lecteur et l’auteur sans lesquels un ouvrage reste un objet inerte… Son livre est une reverie a haute voix car son auteur scrute sa memoire. Il se revoit enfant, vetu d’un pull marin et muni d’un petit voilier sur roulettes – est-ce certain ? Vrais ou faux, ses souvenirs sonnent justes. Son institutrice de jadis, avait-elle bien la particularite de crier : Arrive premier, lorsqu’elle rendait les copies a son auditoire ? Ce ton excluait d’emblee l’eleve Pontalis qui savait d’avance qu’il ne sagissait pas de lui. D’ou un sentiment d’humiliation qu’un pinceau ou une camera ne sont pas en mesure de retranscrire… Plus il parle de ses aventures spirituelles, plus il atteint l’universel. Reveler l’invisible derriere les apparences, c’etait le pari de ce recit. Il est reussi, faisant qu’il avait raison Paul Klee d’affirmer : L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur

Les reveurs impenitents ont la vie devant eux, surtout vers la fin. A 80 ans, J.-B. Pontalis n’a jamais eprouve davantage de regrets. Il les appelle des voeux non exauces mais ne desespere pas de les realiser un jour. Rien ne s’oppose en effet a ce qu’il devienne medecin de campagne et accouche une jeune femme aux joues roses, s’eclate au trapeze volant, interprete le Misanthrope sur la scene du Francais, ou peigne comme Bonnard… Paresseux contrarie et autobiographe capricieux, J.-B. Pontalis observe son passe comme il envisage son avenir : sans jamais le gouverner, en le laissant au contraire surgir a l’improviste… l’auteur du Vocabulaire de la psychanalyse a ete un enfant triste, renferme et solitaire. Il lui a manque de pouvoir partager ses secrets, ses douleurs, ses espoirs. Il lui a manque d’etre ecoute. D’ou la maniere avec laquelle, elevant une science a la hauteur d’un art, il ecoute aujourd’hui ceux qui lui confient des bribes de leur memoire blessee.
La sienne se promene, tantot melancolique, tantot allegre, dans ce livre d’une etincelante simplicite… Le Dormeur eveille qui garde le sommeil de l’empereur romain, c’est lui, J.-B. Pontalis, sentinelle des reves, philosophe melancolique, geographe de l’incertain, ecrivain de l’entre-deux, toujours a errer entre la nuit et le jour, le sommeil et l’eveil, le silence et la parole, l’enfance et l’age adulte, le reve et la douleur, la psychanalyse et la litterature, Freud et Flaubert, les deux rives de la Seine. On se souvient de son roman intitule Un homme disparait. Voici qu’il apparait dans le clair-obscur, et c’est tres beau.