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Le film

Auteur : Cypora Petitjean-Cerf

Date de saisie : 25/04/2009

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-234-06233-7

GENCOD : 9782234062337

Sorti le : 14/01/2009

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  • Le choix des libraires : Choix de Valerie Simonnot de la librairie DU PARC / ACTES SUD a Paris, France (visiter son site) – 25/04/2009

Ruth, institutrice qui deteste ses eleves, se lie d’amitie avec sa voisine ch’ti, Gisele. Elles decident de monter un film documentaire, intitule Origines, ou elles parlent tour a tour de leur enfance.
Petit a petit, tous leurs proches vont se sentir intrigues par ce projet et vont vouloir y participer : Juan, le mari de Gisele, madame Havetz, transexuel et galeriste, qui habite dans leur immeuble, et aussi Chrissie (la boulangere), ancienne camarade de classe de Gisele, toujours jalouse d’elle.
Un livre tres drole et tres humain, ou peu a peu chaque personnage va reveler un pan inconnu de sa personnalite et de son passe : Gisele et son adoption, Juan et sa sensibilite a fleur de peau, Ruth et son pere, juif ultra-laic et autoritaire…
Une reussite et une vraie bouffee d’humour !

  • Les presentations des editeurs : 08/01/2009

Fraichement debarquee a Marcq-en-Baroeul, dans le Nord de la France, Ruth s’ennuie. Ses eleves de primaire, quelle tente d’eveiller par toutes sortes d’activites, la depriment. Elle les prend en grippe et commence meme a les detester.
Un beau jour, elle sympathise avec sa voisine Gisele, elles decident ensemble de participer au Festival international du film documentaire de Marseille. Les deux femmes se filment a tour de role. Chacune se raconte alors devant la camera. Ruth interroge son identite juive et Gisele, adoptee a la naissance, explore ses souvenirs et tente d’elucider le mystere de ses origines. Ce projet devient le moteur de leur vie et celui de tout leur entourage. Cet entourage, c’est Juan, le mari de Gisele, Chrissie la boulangere, ou encore l’etrange madame Havetz, personnage ambigu et troublant.
Chacun ressent le besoin de parler, d’etre saisi par la camera et de faire partie au film.

Cypora Petitjean-Cerf est nee en 1974. Elle a publie chez Stock en 2005 L’Ecole de la derniere chance, un an en classe-relais et elle est l’auteur de deux romans remarques, Le Musee de la Sirene et Le Corps de Liane.

  • La revue de presse Jacques Nerson – Le Nouvel Observateur du 26 fevrier 2009

Plus on apporte de precisions sur ce roman, plus il parait entortille. Tout ici heurte la vraisemblance. Pourtant, on mord a l’hamecon. Ne nous faisons pas plus naifs que nous sommes, nous savons bien que le petit monde de Cypora Petitjean-Cerf est factice. Nous faisons mine d’y croire. Son regard sur ses personnages est tellement charge de tendresse qu’on n’a aucune envie d’interrompre ce conte de fees des temps modernes. On retrouve ici la meme fantaisie et le meme optimisme que dans le Corps de Liane. Jamais Shahriar, l’insomnieux roi de Perse, ne se fut lasse des calembredaines de la Sheherazade du Nord – Pas-de-Calais.

  • Les courts extraits de livres : 08/01/2009

Generique de debut

Depuis une dizaine d’annees, Ruth Chai-Seckl travaillait comme institutrice dans une ecole primaire du centre de Lille. Elle s’ennuyait et finit par demander sa mutation. Adieu l’ecole Madame-de-Maintenon et ses eleves qui lisaient couramment depuis la maternelle ! Ruth quitta Lille au debut du mois de juillet et s’installa huit kilometres plus loin, a Marcq-en-Baroeul. Elle avait deniche un deux pieces assez convenable a quelques rues de sa nouvelle ecole, dans un ancien quartier populaire ou les immeubles recents poussaient comme des champignons.

Au cours de sa carriere, Ruth avait monte des tas d’experiences pedagogiques. Elle avait cree un journal, un roman-photo, un club de lecture. Elle avait eleve des lapins, des poules, des cochons vietnamiens, une chevre et des vers a soie dans sa classe. Ses eleves avaient plante des cocotiers, des goyaviers et des manguiers dans la cour. Ils avaient organise une semaine de la presse et participe a des dizaines de concours. Ils avaient ecrit et realise des courts-metrages, cree des experiences de chimie, correspondu par courrier electronique avec des enfants maliens et senegalais. Mais aucun projet n’avait totalement console Ruth. Aucune experience n’avait adouci son desespoir. Rien a faire : Ruth detestait l’ecole et son odeur de papier, de poussiere et d’eau de Javel. Elle detestait les cris a l’heure de la recreation. Elle detestait le pain mou, la viande hachee et les verres incassables de la cantine. Et puis elle detestait les eleves. Surtout les brutaux, ceux qui se courent apres, se plaquent a terre et se bourrent de coups sans raison. Sans parler des lents, des idiots et des mous dont le nez coule du premier septembre au trente juin. Parfois, Ruth etait mechante. Elle avait envie de cracher sur les enfants, de leur griffer le visage, de leur planter une fleche en plein front et de regarder gicler leur sang.