Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le grand livre des proverbes tibetains

Couverture du livre Le grand livre des proverbes tibetains

Preface : Francoise Robin | Nicolas Tournadre

Illustrateur : Calligraphie de Lungtok Choktsang

Traducteur : Francoise Robin | Nicolas Tournadre

Date de saisie : 24/11/2006

Genre : Beaux Livres

Editeur : Presses du Chatelet, Paris, France

Prix : 38.00 / 249.26 F

ISBN : 978-2-84592-202-0

GENCOD : 9782845922020

Sorti le : 22/11/2006

  • Les presentations des editeurs : 24/11/2006

Le Tibet est une terre de contrastes : contrastes d’altitude, de temperature, de luminosite, contrastes ideologiques et linguistiques, mais egalement entre modernite et tradition. Comme toutes les civilisations, le monde tibetain a cree sa propre sagesse.
Pour la premiere fois sont rassembles dans une edition bilingue des proverbes et dictons issus de l’ensemble de la zone linguistique tibetaine, incluant ceux du Tibet central, du Kham et de l’Amdo (Chine), du Ladakh (Inde), du Bhoutan, du pays Sherpa (Nepal) ou encore du Baltistan (Pakistan).
Presentes et traduits par Nicolas Tournadre et Francoise Robin, ces proverbes offrent une autre image, moins connue, de la culture tibetaine, de sa richesse et de sa grande diversite. Plus vivante et plus complexe qu’il n’y parait, celle-ci depasse largement le domaine religieux dans laquelle on la confine trop facilement. On y decele l’influence du bouddhisme mais aussi celle de l’environnement si particulier du Haut Plateau et de l’Himalaya.
Illustre de calligraphies monochromes realisees par LungTok Choktsang, ce recueil permet egalement de decouvrir Jigme Thrinle, peintre etabli a Lhassa, dont les toiles flamboyantes revelent la vitalite de l’art contemporain du Pays des Neiges.

  • Les courts extraits de livres : 24/11/2006

On pourrait sans doute surnommer cette region la Terre des Grands Contrastes. Ce serait, certes, moins poetique que l’appellation de Pays des Neiges mais plus exact, quand on sait que les neiges eternelles ne se trouvent que sur les sommets. Sur ces hautes terres tibetaines, les contrastes sont de tous ordres :

– Contrastes d’altitude : les ethnies tibetaines se repartissent entre 2 000 et 5 000 metres; la vie tout en haut n’a rien de comparable avec celle des basses vallees.

– Contrastes de temperature : dans une meme journee, les ecarts atteignent frequemment une vingtaine de degres. Cela explique peut-etre en partie l’habitude de certains Tibetains de n’enfiler qu’une manche de leur tchouba, le vetement traditionnel. En outre, les nomades ont froid a Lhassa et les gens de Lhassa ont froid chez les nomades (il fait toujours plus froid chez les autres), comme dit le proverbe.

– Contrastes de luminosite : certains jours, la clarte est telle que l’ombre devient incroyablement dense sous les vieux saules du Tibet central.

– Contrastes ideologiques : la coexistence du bouddhisme, du bon, de l’islam, du communisme chinois et, ces dernieres annees, du liberalisme le plus sauvage donne un melange surprenant. Les habitants du Pays des Neiges sont des montagnards generalement pragmatiques meme s’ils ont developpe une philosophie religieuse etheree et une spiritualite d’une force etonnante. Souvent tres bons commercants – ils ne perdent pas le Nord ! -, ils connaissent aussi parfaitement leur environnement auquel ils s’adaptent tres bien.

– Contrastes entre modernite et tradition : ils sont particulierement spectaculaires au Tibet. Les enfants jouent sur les consoles des cyber-cafes implantes a quelques pas de hameaux sans electricite ou les paysans labourent encore la terre avec des araires et des yaks ; la xylographie – procede d’edition tres laborieux utilise depuis plus de cinq cents ans et qui consiste a imprimer des textes et des dessins en les gravant sur des planches en bois – se pratique toujours malgre l’arrivee des techniques informatiques les plus evoluees.

– Contrastes linguistiques : Chaque lama a sa religion, chaque vallee a son dialecte. La diversite est remarquable et, des qu’un Tibetain se met a parler, sa terre d’origine avec ses champs d’orge ou ses hauts paturages transparait en filigrane.

La zone linguistique tibetaine s’etend, bien au-dela du Tibet chinois, sur cinq pays : la Chine, l’Inde, le Bhoutan, le Nepal et le Pakistan.

Extrait de l’avant-propos