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Le guide des restaurants fantomes ou Les Ridicules de la societe francaise

Auteur : Christian Millau

Date de saisie : 01/11/2007

Genre : Humour

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Humour

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-259-20699-0

GENCOD : 9782259206990

  • La voix des auteurs : Christian Millau – 09/10/2007

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Christian Millau – 09/10/2007

  • Les presentations des editeurs : 27/09/2007

– Encore un guide de restaurants ? – Non, vous n’y etes pas. – Et pourquoi fantomes ? – Parce que ce ne sont pas de vrais restaurants. Disons des vrais-faux ou des faux-vrais. Ne craignez rien, les lecteurs sont futes. Ils trouveront ce qui se cache derriere. Mais le sujet du livre est ailleurs. Ce sont dans les ridicules de la societe d’aujourd’hui que Christian Millau mord avec allegresse.
Rarement le ridicule ne s’est jamais aussi bien porte. Il fleurit les plates-bandes du langage, de l’enseignement, de la politique, des medias, des relations publiques, de la mode et, o combien, de la gastronomie.
Or, justement, le restaurant est une des scenes privilegiees du grand theatre de la comedie humaine. Si vous aimez rire aux depens de votre prochain, profitez-en !

Cofondateur des guides Gault-Millau celebres dans le monde entier, Christian Millau voue, depuis 1995, sa retraite a l’ecriture. Apres Au galop des hussards (Grand Prix de l’Academie francaise de la biographie), plebiscite par la critique et le public, il a publie recemment chez Pion Bons baisers du goulag et Commissaire Corcoran.

Illustrations de Grandville

  • Les courts extraits de livres : 27/09/2007

J’ai deux mots a vous dire

A part les ignominies qui sont la griffe du genre humain et le cataclysme planetaire que l’on nous brimbale au bout du nez, nous vivons une bien joyeuse epoque.
Rarement depuis les Precieuses de Moliere, le ridicule s’est aussi bien porte. Il fleurit et prospere sur les plates bandes de la societe francaise, comblant de ses faveurs le langage, l’enseignement, la politique, les medias, les sciences humaines, les spectacles, la mode, la decoration, les sports, sans parler de la gastronomie qu’il gate tout particulierement.
Le pret-a-parler, la bonne conscience degoulinante, le prechi-precha moralisateur, les gemissements de repentance nous font un costume de carnaval dont je n’ai eu aucun merite a decoudre les boutons et a faufiler quelques-uns des ourlets. Il suffit de tendre l’oreille et d’ouvrir l’oeil pour engranger une moisson de petits tresors.
De l’ecoute citoyenne au regard a l’autre, de la bravitude a la fraternite participative, du charge d’affect a l’eclaireur d’avenir, du fashion designer dans les starting-blocks au rituel coiffage, transforme en une nouvelle aventure creative, des produits ludiques a la cuisine au feeling, de la Fraich’attitude a l’agitateur tradition-fusion, ce gazouillis berce nos coeurs d’une volupte qui n’a rien de monotone.
A peine croit-on avoir ferre la belle prise que s’en annonce une autre, puis encore une autre : le concept glamour, la convivialite bistronomique, l’autodidacte inspire qui privilegie l’instant de la modernite, le total look noir sculpte par une science de lumiere, l’effet cosmos, la valorisation du vecu, le socialement constructif, le terroir revisite, le neo-nostalgique, l’oxymoron culinaire avec assiettes bipoles, la basic-food poesie urbaine, le design epure, le dessert qui file magistralement de l’oblique dans le rectiligne, le macrobiotique qui ouvre un champ de comprehension, suivi bientot de l’ivresse limpide d’habiter le cosmos, sans oublier ces lieux zestes typiquement frenchies ou la cantine chic biz seventies… Avec de telles richesses, comment oserait-on s’ennuyer ?
Oui, notre XXIe siecle vagissant est vraiment merveilleux.