Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le hibou, le canard et Miss Rowe ! Miss Rowe !

Auteur : John Cowper Powys

Preface : Catherine Lieutenant

Traducteur : Christiane Armandet

Date de saisie : 20/03/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Atelier de l’agneau, Saint-Quentin-de-Caplong, France

Collection : Transfert

Prix : 12.00 €

ISBN : 978-2-930188-98-0

GENCOD : 9782930188980

Sorti le : 20/03/2007

  • Le courrier des auteurs : 25/05/2007

Cher Libraire,

Nous sommes un petit editeur et publions l’inedit d’un grand auteur, oui c’est possible.
John Cowper Powys, anglais de grande renommee dont le nom est au dictionnaire, n’a ete traduit en francais qu’apres sa mort en 1967. Vous aller dire : voici un auteur qu’on oublie.
Pas du tout. Et ce petit texte de 50 pages a une actualite, c’est l’histoire peu banale d’un vieux couple qu’un Home veut sortir de chez lui. Dans ce huis clos ou ils decident de s’enfermer, les objets, qui pour Powys, ont presque ?une ame, ont une vie amoureuse et des fantomes interviennent dans le brouhaha des conversations.
On peut apprecier le support reel et la fantasmagorie qui volette au-dessus, a la fois le drame et la volubilite des choses.
Pour le realiser, nous avons joue les grands editeurs, achats de droits, paiement du traducteur et de l’illustrateur. Les frais sont au-dessus de nos moyens et nous pensons ne pas pouvoir equilibrer le budget de ce livre. Vite lu, il pourra vous convaincre de le porter vers ses nouveaux lecteurs et les powysiens plus nombreux qu’on ne croit.

L’editeur de l’ouvrage

  • Le journal sonore des livres : Sylvain Elie – 02/04/2007

Telecharger le MP3

Sylvain Elie – 02/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 24/03/2007

John Cowper Powys (1872-1963) le plus connu des freres Powys, a commence a ecrire tardivement une oeuvre prolifique dont plus de vingt titres ont ete traduits en francais depuis son Autobiographie, Gallimard, 1965.

1933 : C’est la premiere fois que ce grand materialiste se risque a animer des inanimes, particularite qu’il devait developper de plus en plus dans ses oeuvres ulterieures. Il y evoque les angoisses d’un vieux couple isole dans un appartement, parfait lieu clos du Dernier Etage Devant, Numero Quatre.
Powys fait dialoguer autour des deux occupants humains, une serie d’objets, reliques banales et modestes de vies obscures. La fantasmagorie commence a ce stade : des fantomes et des personnages de livres s’en melent.

C.L.
extrait de la preface

Cette nouvelle, restee inedite en francais est traduite de l’anglais par Christiane Armandet.

  • Les courts extraits de livres : 24/03/2007

Et cette fois Miss Rowe vint.
Et cette fois elle etait sombre et pourtant brillante, semblable a un geranium rouge et blanc derriere une vitre felee. Elle etait si mince que bien que le Hibou et le Canard l’aient vue, tout comme le Poisson, les larmes dans les yeux d’Olwen brouillaient trop la vision de la charmante demoiselle pour qu’elle puisse distinguer quoi que ce soit hormis cet ennuyeux bec jaune a ses cotes et cette grande gueule beante et haletante sous le miroir. Olwen ne reussit a voir en fait que les bourgeons dansant des allantes refletes dans la Glace ; et elle s’imagina que c’etait ce spectacle qui la reconfortait. Mais, en verite, c’etait l’arrivee de Miss Rowe.
Et, maintenant qu’elle etait la, Miss Rowe se contentait de rester dans l’embrasure de la porte du Dernier etage sur Rue et au lieu de parler a quelqu’un en particulier elle se mit a raconter a tous les Habitants du Monde Connu, une longue histoire fantaisiste.
En entendant la voix de Miss Rowe, Lord Tourmentil trouva le courage de traverser toute la piece pour rejoindre Lady Potentille a la fenetre. Olwen le remarqua a travers ses larmes et cela lui parut etre un evenement dramatique et fort beau.
Lady Potentille a sa fenetre devint pour elle la Dame Blanche d’Avenel dans Le Monastere. Olwen n’ecoutait pas toujours quand le vieil homme faisait la lecture a sa compagne, mais la Dame Blanche d’Avenel lui avait semble etre un personnage parfait pour un livre ; et, en pretant a present l’oreille au conte decousu de Miss Rowe, elle recommenca a pleurer car elle se voyait elle-meme sous les traits de la triste fugitive Catholique du Monastere, cernee par de grossiers admirateurs des Classes Inferieures, et comprise de la seule la Dame Blanche.
L’histoire de Miss Rowe etait une histoire de chats. Elle parlait aussi d’envoutements, de colombes, de tentes, de bergeries en ruine et de roulottes de bohemiens.