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Le Hollandais et les sorcieres de Sare

Auteur : Marie-Michele Beaufils

Date de saisie : 20/04/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Cap Bear Editions, Perpignan, France

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-35066-040-0

GENCOD : 9782350660400

Sorti le : 20/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 11/05/2007

Marie-Michele Beaufils, par la chaleur de ses mots peint son amour du pays Basque.
Cette mysterieuse intrigue se joue a Sare et dans ses montagnes environnantes. L’auteur transporte le lecteur au coeur de cette terre pour nous raconter une histoire emouvante aux personnages romanesques.
Ainara l’ancetre et Odeia sa descendante deux femmes, au temperament bien trempe, fortes de cette si singuliere ame Basque vivent dans ce village ou aboutissent les investigations de Johannes a la recherche d’une peinture de Bruegel. Un triptyque disparu depuis cinq cent ans. Avide de connaitre la verite, Johannes, jeune Hollandais expert en art et amateur du maitre Flamand, entreprend de poursuivre cette enigme dans le passe. Elle l’entraine a la decouverte de Sare ou la sorcellerie cotoie depuis des siecles son histoire et celle de ses habitants. Ces Femmes et ces Hommes d’un abord hospitalier garderaient-ils jalousement un secret plusieurs fois centenaire ? Legende ou realite ?

  • Les courts extraits de livres : 11/05/2007

C’etait comme un clappement qui sortait du clavier et que Johannes n’entendait plus. Ses yeux etaient fixes sur l’ecran de son ordinateur. Il ouvrait tous les sites qu’il faisait defiler les uns apres les autres : “Les danses des sorcieres”, “Les sorcieres de Salem”, “La chasse aux sorcieres”. Enfin son attention fut retenue par ” l’Inquisitor Pierre de Lancre”. Sans quitter des yeux la lucarne fluorescente, Johannes tatonna sur le bureau, a la recherche du mug de cafe qu’il sirotait depuis une heure. Il resta indifferent au fait que la boisson fut froide dans la grande tasse blanche frappee d’un enorme I love NY, et dont le love etait remplace par un coeur d’un rouge vif. Ce qu’il lisait eveillait autrement son interet : ” Des son arrivee, de Lancre savait que la region du Labourd etait la proie du demon. Lancre recu sa mission a cinquante six ans. L’horreur pouvait commencer. La souffrance qu’a vecu le Labourd au XVIIe siecle porte un nom : “Pierre de Lancre”.
Johannes s’adossa a l’arriere de sa chaise. Il passa les mains sur son visage. Il avait l’impression d’avoir les yeux gonfles et rougis. La fatigue causee par le temps passe devant l’ordinateur le faisait larmoyer et ses paupieres picotaient. Il se leva pour se detendre. En s’approchant de la fenetre, il s’apercut que la nuit etait pratiquement la et la pluie continuait de tomber sur Venlo. Mais son esprit ne se laissait pas distraire. Le Labourd… ou donc etait-ce ?
Alors, il se souvint : la Navarre, le Labourd, la Soule… oui, c’est cela, le Pays Basque ! Il y a cinq ans, il avait atterri pres de Saint Sebastien, en Espagne, pour prendre la route de Bilbao. Il avait decide de visiter le musee Guggenheim. Il gardait toujours en memoire l’enorme structure de verre, de pierre, de titane et d’acier, emergeant dans la ville avec force et lumiere. O combien, il avait ete saisi par ce conglomerat cataclysmique de formes chaotiques et brillantes. Et c’est dans ce Pays Basque, le francais cette fois-ci, que se trouvait la province du Labourd.
Johannes se servit un autre cafe. Il realisa qu’il avait faim, mais, avare de temps, il refusa de se laisser entrainer en cuisine. Il prit donc une brioche qu’il extirpa d’une poche de papier rigide et transparent, et il l’emporta en equilibre avec sa tasse de cafe jusqu’a son bureau. Il ne voulut pas preter attention a son sens olfactif qui reclamait brutalement l’odeur magique de la cigarette que l’on allume. Il avait cesse de fumer depuis six mois et il sentait sa volonte souvent bousculee, malgre la satisfaction interieure de savoir qu’il ne cederait plus.
Il cliqua rapidement sur le site. Ce qu’il trouva, raviva son exaltation et ranima sa frenesie.