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Le huitieme mort de Tibhirine

Couverture du livre Le huitieme mort de Tibhirine

Auteur : Rina Sherman

Preface : Antoine Sfeir

Date de saisie : 08/02/2007

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Tatamis, Paris, France

Prix : 19.90 €

ISBN : 978-2-9523647-4-4

GENCOD : 9782952364744

Sorti le : 08/02/2007

  • Le courrier des auteurs : 26/05/2007

Le huitieme mort de Tibhirine est un livre sur la liberte d’expression telle que pratiquee en France aujourd’hui. J’y trace la contre investigation que j’ai menee a la suite de la mort de Didier Contant, decede a Paris au cours de sa troisieme investigation sur l’enlevement et l’assassinat des moines de Tibhirine.

A peine revenu d’un mois d’enquete sur le terrain a Blida en Algerie, Didier Contant fut l’objet d’attaques aussi violentes que calomnieuses de la part de confreres defendant une opinion differente de la sienne sur le sort des sept moines trappistes. Ancien redacteur en chef de l’agence Gamma, ce journaliste chevronne n’a pas resiste ; le 15 fevrier 2004, il trouve la mort en faisant une chute mortelle du cinquieme etage d’un immeuble parisien.

Tout au long de ce livre, etape par etape, j’expose la cabale montee contre un journaliste par ses confreres et je demontre la campagne de desinformation a laquelle se livre une partie de la presse francaise depuis la decennie sanglante de violence integriste qui a dechire l’Algerie pendant les annees quatre-vingt-dix jusqu’a nos jours, pour arriver a la conclusion qu’une partie des intellectuels francais a des comptes a rendre quant a l’attitude adoptee vis-a-vis du terrorisme islamiste.

Rina Sherman

  • Les presentations des editeurs : 26/05/2007

Devant ce travail colossal, minutieux, on ne peut que s’incliner.

Antoine Sfeir

Victime d’une campagne calomnieuse sans precedent, en fevrier 2004, le grand reporter Didier Contant fait une chute mortelle d’un immeuble parisien alors qu’il s’appretait a publier son enquete sur la mort des moines de Tibhirine en Algerie en 1996. Les resultats d’un long travail d’investigation sur le terrain a Blida par l’ancien redacteur en chef de l’agence Gamma confirment que les moines ont ete enleves et assassines par la GIA (Groupe Islamiste Arme).

Mais a Paris, des confreres affirment aupres des redactions parisiennes que Didier Contant travaillait pour les services francais et algeriens dans le cadre de son enquete sur les moines, deconseillant toute publication de son investigation. Ces lobbies, composes de journalistes, d’editeurs, d’avocats et d’organisations de droits de l’homme, brandissent le temoignage d’un sous-officier transfuge de l’armee algerienne, tendant a prouver l’implication de l’armee dans le rapt des moines. Didier Contant vivait cette campagne calomnieuse comme une catastrophe professionnelle ; depossede de son honneur, de sa dignite et de la capacite de gagner sa vie, il ne put l’accepter.

Rina Sherman livre un temoignage saisissant sur la mort de son compagnon, Didier Contant. Pour rendre hommage a l’homme qu’elle a aime, elle raconte avec brio leur grande histoire d’amour et la tragedie qu’ils ont vecues. Son recit se lit comme un roman, comme un thriller, dans lequel suspense, investigation et combat se confondent dans une reflexion essentielle : il ne faut pas se taire afin que soit respecte l’un des droits fondamentaux de l’homme, la liberte d’expression.

Exilee d’Afrique du Sud en 1984, Rina Sherman, cineaste et anthropologue, a fait ses etudes avec Jean Rouch avant d’effectuer une etude ethnographique sur les Ovahimba en Namibie et en Angola. Elle vit a Paris.

  • Les courts extraits de livres : 04/06/2007

Le huitieme mort de Tibhirine

Le maquis, c’est Paris, Madame. C’est ainsi que j’ai fini par repondre un jour aux questions insistantes avec lesquelles on me lancine depuis longtemps. Qui a tue les sept dormants de Tibhirine ? Pourquoi Didier Contant est-il mort au retour de Blida et de sa troisieme enquete sur l’assassinat des moines trappistes ? Pourquoi Didier Contant a-t-il cesse de jouir de son droit a la liberte d’expression ? Et finalement, pourquoi depuis sa mort, aucun journaliste n’a-t-il repris sa these ? Etes-vous allee en Algerie, au maquis, pour elucider les circonstances de la mort de votre compagnon ?

Dans les lignes qui suivent, j’offre le recit de ce que j’ai vu et vecu parmi les maquisards de Paris, apres sept ans de vie commune avec la famille d’un roi eleveur de boeufs en Afrique, et apprenant au retour que Didier Contant, mon compagnon, est tombe du cinquieme etage d’un immeuble parisien : parcours que je pourrais aussi denommer, Anthropologue, le retour. Le temps de la lecture, rangeons le pathos. Levons le rideau sur la vie de deux etres ; ils s’aiment, ils ont decide de vivre au grand air d’Afrique, ils ont pleins de projets ensemble. Brutalement, l’un meurt, il s’appelle Didier Contant. L’autre, l’auteur de ses lignes, essaye d’elucider la verite de cette mort aussi subite que troublante. La recherche a lieu a Paris. Elle s’effectue sur un terrain qu’on pourrait qualifier d’affaire etouffee. Si apprendre a negocier avec l’omerta peut constituer un rite de passage, decouvrir que Paris est un maquis en est une conclusion.

  • Les courts extraits de livres : 04/06/2007

Le huitieme mort de Tibhirine

Le maquis, c’est Paris, Madame. C’est ainsi que j’ai fini par repondre un jour aux questions insistantes avec lesquelles on me lancine depuis longtemps. Qui a tue les sept dormants de Tibhirine ? Pourquoi Didier Contant est-il mort au retour de Blida et de sa troisieme enquete sur l’assassinat des moines trappistes ? Pourquoi Didier Contant a-t-il cesse de jouir de son droit a la liberte d’expression ? Et finalement, pourquoi depuis sa mort, aucun journaliste n’a-t-il repris sa these ? Etes-vous allee en Algerie, au maquis, pour elucider les circonstances de la mort de votre compagnon ?

Dans les lignes qui suivent, j’offre le recit de ce que j’ai vu et vecu parmi les maquisards de Paris, apres sept ans de vie commune avec la famille d’un roi eleveur de boeufs en Afrique, et apprenant au retour que Didier Contant, mon compagnon, est tombe du cinquieme etage d’un immeuble parisien : parcours que je pourrais aussi denommer, Anthropologue, le retour. Le temps de la lecture, rangeons le pathos. Levons le rideau sur la vie de deux etres ; ils s’aiment, ils ont decide de vivre au grand air d’Afrique, ils ont pleins de projets ensemble. Brutalement, l’un meurt, il s’appelle Didier Contant. L’autre, l’auteur de ses lignes, essaye d’elucider la verite de cette mort aussi subite que troublante. La recherche a lieu a Paris. Elle s’effectue sur un terrain qu’on pourrait qualifier d’affaire etouffee. Si apprendre a negocier avec l’omerta peut constituer un rite de passage, decouvrir que Paris est un maquis en est une conclusion.