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Le jardin clos

Couverture du livre Le jardin clos

Auteur : Undine Gruenter

Traducteur : Marielle Roffi

Date de saisie : 13/07/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Quidam editeur, Meudon, France

Collection : Made in Europe

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-915018-18-9

GENCOD : 9782915018189

Sorti le : 16/02/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Lise Maussion – 15/07/2007

Telecharger le MP3

Lise Maussion – 05/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 15/07/2007

Le jardin est clos mais derriere ses murs. Soudain, un homme de 60 ans, y aime Equilibre, jeune femme charmante comme la Venus de Botticelli, une sylphide. Ce jardin d’Eden aussi esthetique que theatral lui est un ecrin ou contempler a jamais l’objet de son amour. Mais ce songe de l’un vers l’autre, ce reve erotique entetant, cet amour exclusif peuvent-ils pretendre a l’eternel ? Qu’apparaisse l’intrus et le bel ordonnancement est rompu… D’un couple defait, il reste pourtant encore l’histoire… Le Jardin clos est un roman intemporel sur le bonheur qui perdure dans le souvenir comme dans le recit qui en est fait, par-dela la solitude, les dechirements et la separation. Undine Gruenter livre la, en une langue melancolique sans pareille, ce qui a fait l’essence de sa vie : l’imaginaire comme lieu du desir. Que serait celui qui aime sans son imagination ?

Undine Gruenter est passee a travers le temps. Ses images continueront a vivre. Son oeuvre survivra a toutes les saisons.
Dorothea Dieckmann. Die Zeil

Undine Gruenter a trouve dans ce texte tardif son ton, desormais incomparable, un ton leger, elegiaque cl melancolique.
Marcel Reich-Ranicki. Der Spiegel

  • Les courts extraits de livres : 15/07/2007

Elle ne savait pas choisir. Elle le savait aussi peu que d’autres amantes, et finalement, je me suis retrouve seul. Maintenant, cette maison poussiereuse et vide dans laquelle nous avons vecu ensemble pendant cinq ans me semble une ridicule taniere abandonnee, un corps vierge que je n’ai jamais possede. La Marne coule sous la fenetre de la maison. C’est l’hiver. Pas trace de pecheur ou de gamin dans sa barque. Le matin, la route est glissante, recouverte de gelee blanche. Et quand le soleil surgit derriere les arbres nus, je n’entends pas d’autres pas que celui du facteur qui n’apporte aucune lettre d’Equilibre. J’ai oublie tout ce qui me tourmente. Les estivants en excursion qui ecoutent de la musique sur leurs bateaux, le vrombissement des enceintes et les clameurs de leurs voix ivres. Les promeneurs qui deballent leurs sandwichs ou qui font griller des saucisses et ouvrent des bouteilles de biere sur une des iles du fleuve. Les buildings et leurs elegantes facades vitrees qui, telles des tours de garde sans garnison, bordent les vieux quartiers de notre petite ville. J’ai achete la maison par une silencieuse journee de novembre, tous les bruits etaient ouates par un leger brouillard et l’on ne voyait pas ame qui vive sur le fleuve. Meme les maisons voisines se tenaient a une distance respectueuse. Et je crus avoir trouve la bonne maison. Je voulais une maison aux portes de la ville pour que nous nous installions des le debut dans l’isolement. Pas encore mariee, j’enlevais Equilibre aussi vite que possible a la poigne de fer de sa famille aux ramifications multiples. Un procede qui devait me valoir tres rapidement la reputation d’un sadique qui tenait leur fille, leur soeur, prisonniere dans une maison aux portes de la ville. Mais qui liberait Equilibre d’interminables fetes d’anniversaire, enterrements et scenes familiales. Et maintenant, je ne m’assois plus jamais dans le vieux fauteuil a oreilles a cote de la cheminee puisqu’il est devenu le symbole de notre separation.