Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le jazz et l’Occident : culture afro-americaine et philosophie

Auteur : Christian Bethune

Date de saisie : 08/07/2008

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Klincksieck, Paris, France

Collection : Collection d’esthetique, n 72

Prix : 27.00 / 177.11 F

ISBN : 978-2-252-03674-7

GENCOD : 9782252036747

Sorti le : 23/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 09/07/2008

Pourquoi la philosophie s’est-elle si souvent satisfaite au mieux de meconnaitre le jazz et, au pire, de le mesentendre (Adorno) ?
L’une des reponses serait que l’irruption du jazz, au debut du XXe siecle, reimporte des valeurs – oralite, imitation, priorite du corps sur le signe, unite du sens et de la voix – que l’Occident s’est efforce de congedier des l’origine de la philosophie occidentale.
Deux mille cinq cents ans plus tard, apres une lente maturation au sein de la communaute afro-americaine, le jazz consacre des themes esthetiques et ontologiques auxquels les nouvelles techniques de communication et de diffusion assurent un retentissement planetaire.

Docteur en philosophie, habilite a la direction de recherches, Christian Bethune a publie de nombreux ouvrages et articles sur le jazz et la culture afro-americaine.

  • La revue de presse Patrice Bollon – Le Magazine Litteraire, juillet 2008

C’est de ce decalage, pour ne pas dire de ce gouffre, entre des presupposes musicaux differents, voire aux antipodes les uns des autres, que sont nes bien des quiproquos, des malentendus, sinon meme, comme le soutient le philosophe et musicologue Christian Bethune dans un ouvrage qui fera date, Le Jazz et l’Occident, une mesentente (au sens etymologique du terme) durable, et peut-etre non encore totalement levee, dans la reception du jazz par l’Occident…
En s’attachant a rendre compte, de l’interieur, de cette alterite radicale du jazz, cet essai donne a voir ce que sont de vraies cultural studies : non pas, comme on le dit souvent, la sacralisation d’une vision relativiste du monde, mais la recherche d’un vrai universalisme, delivre de toute tentation ethnocentrique assimilatrice. Ce message fort et fecond fait du Jazz et l’Occident bien plus encore qu’un passionnant ouvrage de musicologie : une eclatante lecon de philosophie politique et morale.