Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le jobi du racati

Auteur : Del Pappas

Date de saisie : 17/06/2008

Genre : Policiers

Editeur : Jigal, Marseille, France

Collection : Jigal poche. Polar

Prix : 9.00 / 59.04 F

ISBN : 978-2-914704-46-5

GENCOD : 9782914704465

Sorti le : 30/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Dans cette engatse, fatche de con, ils m’ont tous pris pour un fada, un vrai jobi.
Faut dire que tout etait reuni pour un Noel de galere ! Ma girelle violoncelliste partie au bout du monde, le boulot qui n’etait plus qu’un souvenir et le vent, un vent a decorner les taureaux, meme que, quand le mistral souffle comme ca, a Marseille, tout le monde s’attend au pire !
Et la, question embrouilles, j’allais etre servi : nervis municipaux, intimidation, magouilles immobilieres, racket, flingueurs tout droit sortis d’un film de serie B, illumines adorateurs de Satan, coups fourres, fions et bugnes.
Bref le pastisson, qui me tombait sur la tete etait de nature a faire regretter a n’importe quel Grec d’etre ne a Marseille.

Chez DEL PAPPAS, un des maitres du polar mediterraneen, c’est au-dela des intrigues qu’il faut lire, c’est entre les lignes qu’il faut apercevoir la chair et l’ame, non seulement de l’auteur, mais aussi de cette Mediterranee qui rend parfois les hommes fous !

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

La peur ? Non !
Il n’avait pas peur…
C’etait pas quelques jeunes nervis qui allaient l’emmerder. Remettre en question sa tranquillite, sa quietude, son calme… Non ! Surtout a cette heure ou il goutait la nuit marseillaise en savourant a la fois un laser des chants sacres charakans et un beurrek onctueux que lui avait fait parvenir une de ses belles-filles. La patisserie salee revelait l’apre douceur un peu aigre du fromage grec.
Il sourit.
Il les connaissait ces petits cacous qui, de tout temps, ont ete la, presents dans la vieille ville phoceenne comme un signe de pourrissement, renaissant comme des Sphinx, de decennie en decennie… Il se souvenait de sa jeunesse chaotique, de la guerre, de la resistance, quand etre un homme voulait dire quelque chose… Etre un homme ! C’est comme cela que les canailles s’etaient distinguees. La aussi, dans le milieu, dans la pegre, la France s’etait scindee en deux… Comme chez les gens biens.
D’un cote les malfrats qui profitant de la situation de force, avaient rejoint les troupes allemandes, les gagnants, qui eux avaient besoin d’hommes sans foi ni loi… Et alors, la milice etait nee… Des salopards, sans conscience… Ceux qui avaient torture les resistants, qui sans vergogne avaient envoye des femmes et des enfants a la mort… Qui n’avaient pas d’honneur, des sous-hommes, meprisables.
Et puis, de l’autre cote, il y avait ceux, qui meme vivant en marge de la loi de la Republique depuis toujours, n’avaient pas accepte l’occupant, et avaient ainsi rejoint la resistance, le maquis… Ils n’avaient pas reagi de la meme facon devant les hommes en noir… Pourtant ils etaient issus des memes milieux, des memes quartiers, de la meme ville… En definitive, ces derniers avaient quand meme gagne. Et ils furent ainsi proteges par la municipalite jusque dans le milieu des annees quatre-vingt !
Marseille…