Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le livre d’or des gens de Sunne

Auteur : Goran Tunstrom

Traducteur : Marc de Gouvenain | Lena Grumbach

Date de saisie : 30/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Babel, n 928

Prix : 8.50 / 55.76 F

ISBN : 978-2-7427-7998-7

GENCOD : 9782742779987

Sorti le : 05/11/2008

Acheter Le livre d’or des gens de Sunne chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 31/10/2008

Stellan, l’epicier a la retraite, a ete charge de rediger un “livre d’or” des visiteurs illustres dont peut s’enorgueillir la petite ville de Sunne. Mais voila qu’il se souvient de gens et d’instants bien plus essentiels. A commencer par ce jour merveilleux ou Isabelle a emmenage a Sunne – helas avec Harald, son mari -dans la maison a la balustrade. Puis ce moment exquis de la promenade en barque avec cette meme Isabelle dont Stellan est tombe immediatement et vainement amoureux. C’est sur la partition de cet amour douloureux que viennent s’inscrire les episodes de son livre d’or : les gouts et habitudes des clients de l’epicerie ; le mariage rate de Stellan ; la vente du magasin ; l’histoire de Harald, peintre sans succes, maudit par sa mere ; l’arrivee de l’etranger tombe du ciel…
Aussi “ivre et inassouvi” qu’au temps ou il ecrivait L’Oratorio de Noel, Goran Tunstrom conduit ses personnages simples et bons a la lisiere des passions, sous la lumiere des astres, dans un monde delivre des apparences, enchante par le miracle des jours ordinaires et la musique de l’imaginaire.

Fils de pasteur, Goran Tunstrom (1937-2000) est ne en Suede, dans le Varmland, d’ou sont originaires ses personnages. Ecrivain et voyageur, il doit sa consecration litteraire a son roman L’Oratorio de Noel (1983). Son oeuvre est publiee en France par Actes Sud.

  • Les courts extraits de livres : 31/10/2008

Au cours de cette semaine de septembre, il y a trente ans, ou Harald Pihlgren se suicida, nous recumes une visite inattendue. Cela se passa tandis que nous fetions les cinquante ans de Harald. La lune etait pleine et se deversait a flots sur le gravier de la cour devant la porte de l’eglise, sur la table dressee et sur les chaises en velours rouge fournies par Cederblom. Mais ce ne fut pas lui qui – au moment meme ou un avion passait en grondant a ras du clocher – les traina en haut de la cote. Pas lui qui avait mis la table : pyramides de crevettes roses, gonflees d’oeufs, saladiers en verre pleins de concombres de Roumanie, pain au froment bien blanc, harengs, saucisses de Pologne, fromages, tranches de saumon. J’avais passe toute la journee a composer le menu. Cela fonctionne souvent ainsi, quand on est celibataire et qu’en plus on tient une epicerie. Les autres ont vite fait de vous dire : “Tu nous trouveras bien quelque surprise dans tes rayons.”
C’est arrive un moment apres la ceremonie du cadeau. Holmberg, le professeur, lisait son poeme – j’en ai garde la copie :

Abel, Abenezra, Abulfeda, Abu ! Wade,
Ou se trouvent ces appellations ?
Kapinsky, Kaerons, Kecler, Kekule.
Auras-tu loisir de visiter ces stations ?
Ou sont la mer de la Fecondite et celle de la Serenite ?
Et la baie de l’Arc-en-Ciel, que dirais-tu d’y nager ?
Oui, nous tenons ainsi a te celebrer,
Ta curiosite grace a lui sera rassasiee,
Celle que tu conserves a cinquante ans encore,
Et que nous tenons a celebrer bien fort,
Nous qui avons partage l’achat de l’instrument
Qui, c’est sur, conviendra a ton temperament.
En ton honneur, nous levons nos verres gracieux :
L’oeil desormais fixe sur de nouveaux buts audacieux !