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Le meilleur reste a venir

Auteur : Sefi Atta

Traducteur : Charlotte Woillez

Date de saisie : 11/02/2009

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 23.00 / 150.87 F

ISBN : 978-2-7427-8049-5

GENCOD : 9782742780495

Sorti le : 07/01/2009

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  • Les presentations des editeurs : 28/12/2008

LE POINT DE VUE DES EDITEURS

Enitan et Sheri sont deux jeunes filles en rupture contre l’ordre et le desordre d’un Nigeria a peine sorti de la guerre du Biafra, un pays ou se succedent coups d’Etat militaires et regimes dictatoriaux. Deux jeunes filles puis deux femmes qui, du debut des annees 1970 au milieu des annees 1990, veulent echapper a l’enfermement d’une societe oppressive et machiste.
Sheri, belle et effrontee mais blessee a jamais, choisira l’exuberance et la provocation. Enitan tentera de trouver son chemin entre la derive mystique de sa mere, l’emprisonnement de son pere, sa carriere de juriste et le mariage lui imposant, en tant que femme, contraintes et contradictions.
Et c’est a travers la voix de ce personnage inoubliable que Sefi Atta compose ici un roman initiatique d’une remarquable puissance, un livre dans lequel le destin personnel depasse le contexte historique et politique du Nigeria pour se deployer dans le sensible jusqu’au coeur meme de l’identite et de l’ambiguite feminines.

Nee a Lagos en 1964. Sefi Atta est romanciere, nouvelliste et dramaturge. Publie simultanement au Nigeria, en Angleterre et aux Etats-Unis. Le meilleur reste a venir, son premier roman, a obtenu le prix Wole-Soyinka en 2006.

  • La revue de presse Andre Clavel – Lire, fevrier 2009

Ca swingue, ca balance, ca deborde d’amertume et de fureur de vivre : ce sont toutes les blessures de l’Afrique – mais aussi sa tonitruante magie – que met en scene la tres flamboyante Sefi Atta…
Entre les annees 1970 et 2000, ce roman est a la fois un formidable portrait de femme et un reportage implacable dans le Nigeria de la dictature et des coups d’Etat permanents. Sous les tumultes d’une ecriture envoutee, dehanchee, dont l’ivresse se mele aux vieilles sarabandes de l’Afrique fantome.

  • La revue de presse Astrid Eliard – Le Figaro du 15 janvier 2008

Un premier roman de Sefi Atta qui, d’inquietudes en eclats de rire, raconte la vie cahoteuse d’une jeune Nigeriane au temperament d’acier…
Le premier roman de Sefi Atta se lit avec impatience, comme la lettre d’une parente qu’on n’aurait pas vue depuis longtemps, et qui vous confierait ses malheurs, ses joies. Elle vous conduit d’inquietudes en eclats de rire, selon les evenements de sa vie, et puis le livre s’acheve, mais Enitan reste la, dans un coin de votre imagination…
Sefi Atta nous emmene aussi dans les meandres des ruelles de Lagos, nous montre les lagunes grises reliees par des ponts d’asphalte, avant de faire brutalement eclater sur la route une embuscade ou une arrestation musclee.

  • La revue de presse Natalie Levisalles – Liberation du 8 janvier 2009

Le meilleur reste a venir raconte les histoires paralleles et souvent liees de deux jeunes Nigerianes entre le debut des annees 70 et le milieu des annees 90. Sheri est musulmane, Enitan est chretienne. Sheri est une demi-caste, sa mere etait anglaise, son pere a deux epouses qui ont toujours l’air enceintes. A la maison, il y a beaucoup d’enfants et un joyeux bazar. Enitan a un pere avocat et une mere grenouille de benitier dans une secte evangeliste. Entre les parents, la guerilla est silencieuse et implacable. Enitan et Sheri vivent dans un quartier riche de Lagos, cela ne les protege pas des coupures d’eau et d’electricite, encore moins des coups d’Etats, arrestations arbitraires et assassinats…
Avec ce roman qui a recu le prix Wole-Soyinka, Sefi Atta, nee en 1964, vient confirmer la richesse de la nouvelle generation d’ecrivains nigerians.

  • Les courts extraits de livres : 28/12/2008

Des le debut j’ai cru tout ce qu’on me disait, meme les plus purs mensonges, sur la facon dont je devais me tenir, en depit de mes propres penchants. A l’age ou les petites filles nigerianes etaient des pros du ten-ten, le jeu ou l’on doit taper des pieds en rythme et essayer de surprendre les autres avec de brusques mouvements de genoux, ce que je preferais, c’etait m’asseoir sur la jetee et faire semblant de pecher. Le pire, c’etait d’entendre la voix de ma mere qui criait par la fenetre de la cuisine : “Enitan, viens m’aider.”
Je rentrais en courant. Nous vivions au bord de la lagune de Lagos. Notre cour faisait environ un demi-hectare, et etait entouree par une grande palissade qui glissait ses echardes dans les doigts insouciants. Je jouais tranquillement sur la rive ouest, car la rive est bordait les mangroves du parc Iyoki et une fois j’avais vu un serpent d’eau passer devant moi en ondulant. La chaleur, cette chaleur, c’est ce dont je me souviens en repensant a ces jours-la, un soleil degoulinant et de rares brises. En debut d’apres-midi, on mangeait et on faisait la sieste : dejeune copieusement et dors comme un ivrogne. En fin d’apres-midi, apres avoir fait mes devoirs, j’allais sur la jetee, un tout petit embarcadere en bois que je pouvais arpenter en trois pas si je faisais des enjambees assez longues pour sentir les muscles de mes cuisses s’etirer.