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Le monde est beau, on peut y voyager

Auteur : Benjamin Hoffmann

Date de saisie : 12/09/2011

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. Bastingage, Bordeaux, France

Collection : Documents espoirs

Prix : 12.00 €

ISBN : 978-2-35060-016-1

GENCOD : 9782350600161

Sorti le : 08/06/2008

  • Le courrier des auteurs : 13/09/2011

1) Qui etes-vous ? !
Je suis ecrivain et doctorant en litterature a Yale University. J’essaye de concilier ces deux activites, a la fois complementaires et distinctes. Le monde est beau on peut y voyager est mon premier roman.

2) Quel est le theme central de ce livre ?
Avant tout le voyage qui procure tant de bonheur a celui qui parcourt le monde en se heurtant aux etres et aux choses dont il ne soupconnait pas l’existence. On voyage beaucoup dans ce roman : d’Honolulu a Prague, de la Nouvelle-Orleans a Sydney en passant par New York, Cap Town et le sud-est de la Chine. Mais Giacomo Casanova est un autre theme important puisque le personnage principal s’efforce de prolonger son existence en l’adaptant au monde contemporain.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je me sens une grande force d’amour pour tout ce qui existe.

4) Si ce livre etait une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait Heart in a cage du groupe The Strokes. Une musique qui exprime la rage de vivre et le besoin de briser les limites imposees aux individus. Je l’ai beaucoup ecoutee au moment de la redaction et le lecteur en retrouvera peut-etre les accents dans le texte. Je crois beaucoup a l’influence du rythme musical sur celui du style et a vrai dire, j’aimerais pouvoir ecrire un roman qui n’ait pas plus de sens qu’une chanson dont l’on ne comprend pas les paroles parce qu’elles sont dans une langue inconnue, mais qui ne laisse pas de communiquer l’emotion qui habite son interprete.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorite ?
Je crois que ce serait un mouvement de curiosite. Un mouvement genereux vers ce que l’on ignore, ce que l’on n’a pas encore vu, ou senti. Une curiosite qui pousse l’individu a s’arracher au monde qui lui est familier pour s’efforcer de decouvrir, accomplir et connaitre davantage avant de mourir. Et peut-etre de la sympathie pour Casanova egalement !

  • Les presentations des editeurs : 13/09/2011

Le monde est beau
On peut y voyager

Un brillant professeur de l’Universite de Bordeaux, internationalement reconnu pour ses travaux sur l’oeuvre de Casanova, decide soudain de tout remettre en cause : courir tous les risques et ne plus sacrifier la vie a l’ecriture, decouvrir le monde et ne plus etre reduit a la seule identite d’intellectuel.

Poursuivi, accuse de crime, ce Casanova du XXIe siecle nargue les polices du monde entier, fascine la presse et se revele, jusqu’au coup de theatre final a Venise, un extraordinaire serial litterateur.

Benjamin Hoffmann, jeune Bordelais, etudiant a L’Ecole Normale Superieure et a la Sorbonne, a choisi Bastingage parce que le monde est beau et qu’on peut y voyager.
Sa science du montage et du suspens, sa maitrise des registres d’ecriture et son ambition litteraire annoncent un authentique futur ecrivain.
Ce premier roman cree une nouvelle forme de recit, reinvente le romantisme et renouvelle le roman libertin pour faire emerger, dans un monde sans pitie, une figure mythique originale.

  • Les courts extraits de livres : 13/09/2011

Interrogatoire de Mademoiselle Marina M, enregistre par le lieutenant T le 7 Juin 1999 (10 H 00) dans les bureaux du F.B.I, 26 Federal Plaza, New York 10278, Etats-Unis

– Quand l’avez-vous rencontre ?
– Il y a trois mois. -Ou ?
– Dans un grand hotel de New York, l’Hotel des Anges.
– A quoi ressemblait-il ?
– Je l’ai pris pour le fils d’un millionnaire, ou pour un jeune chef d’entreprise. Il etait vetu avec une grande elegance ; il etait merveilleusement beau, surtout.
– Comment avez-vous fait connaissance ?
– Il etait assis au bar de l’hotel. Il m’a vue entrer, ne m’a pas quittee des yeux durant de longues secondes. J’aurais voulu le rejoindre, ou lui faire signe, mais je n’ai pas ose, j’ai prefere jouer les indifferentes et rester a ma table. C’est finalement lui qui est venu, avec beaucoup d’assurance.
– Ensuite ?
– Cela s’est passe tres naturellement. Trop, peut-etre… Sa grande force a ete de me faire croire… plutot, de changer ma vie en destinee, comme si autour de nous les objets devenaient un decor, nos paroles des repliques bien ecrites… j’avais l’impression de vivre une scene de roman ou de cinema. Et des le debut, j’ai su que cela finirait comme l’aurait prevu un scenariste ou un ecrivain.
– C’est-a-dire ?
– Vous m’avez comprise…
– Expliquez-vous.
– C’est a dire qu’il faisait preuve d’une culture etonnante, d’une courtoisie parfaite. Que personne ne m’avait jamais semble aussi viril, aussi intelligent… Je l’idealise peut-etre…
– Sans doute. N’oubliez pas le crime dont il est soupconne, l’homme qu’il est en realite.
– Je n’en savais rien…
– Continuez.