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Le mystere de Millepertuis

Auteur : Michel Verrier

Date de saisie : 08/10/2006

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. de l’Ecir, Clermont-Ferrand, France

Prix : 21.00 / 137.75 F

ISBN : 978-2-915521-17-7

GENCOD : 9782915521177

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Michel Verrier aime fouiller dans les archives departementales et rencontrer les habitants de sa region Rhone-Alpes, pour restituer le quotidien de personnages forts sur fond d’histoire regionale. Son premier roman, La ou les chevres sont pires que les loups, a recu le prix Obiou en 2000. La Ferme des Pitaval, publie en 2005, rencontre egalement un grand succes…

Un soir a Millepertuis, un hameau perdu dans un coin aride du Haut-Beaujolais, la maison du Jeannot part en flammes. Du batiment, il ne reste que des ruines calcinees. Jeannot et son chien ont disparu. Antoine, un ami de la famille, eleveur de chevaux, a vu disparaitre dans la nuit la frele silhouette d’une jeune femme blonde, jamais remarquee auparavant. Est-ce la responsable de cet incendie criminel ? Quel lien mysterieux existe-t-il entre ce pauvre Jeannot et Le Pillot, ce vagabond venu de nulle part qui s’installe quelques annees plus tard aux Chavas, sur les hauteurs de Saint-Etienne ?

Michel Verrier est installe en Rhone-Alpes depuis 36 ans. Chacun de ses romans est le fruit de nombreuses recherches dans les archives departementales et de rencontres avec les habitants de sa region. Il restitue ainsi le quotidien de personnages forts sur fond d’histoire regionale. Son premier roman, La ou les chevres sont pires que les loups, a recu le prix Obiou en 2000. La Ferme des Pitaval, publie en 2005, rencontre egalement un grand succes…

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Il n’eut pas a attendre longtemps. Six cents metres plus bas, les flammes sortaient du toit de la ferme des Pique-boeufs. La lune etait a la verticale de l’incendie. Un enorme panache de fumee grise s’elevait au-dessus des grandes batisses. Cette image diffuse semblait irreelle. Les chevaux hennissaient de toutes parts en se repondant. Des vaches meuglaient au loin.
Un souffle de vent deplaca le nuage de fumee ce qui permit a Antoine d’entrevoir distinctement le corps de ferme.
Nom de Dieu, ce n’est pas la ferme qui brule, constata-t-il, c’est la maison au Jeannot…
Il decrocha son telephone portable pour appeler les pompiers. Personne ne les avait prevenus. Ils lui poserent quelques questions auxquelles il repondit nerveusement.
Faites vite, s’il vous plait, plutot que de me demander tous ces details…
– Ne vous enervez pas, monsieur, nous avons besoin de savoir ou se situe tres precisement cette ferme.
-Avec les flammes que je vois d’ici, vous n’allez pas pouvoir la manquer, croyez-moi.
Cela dura ainsi pendant plusieurs minutes qui lui parurent interminables. Antoine se sentait de plus en plus mal. A ce rythme-la, il n’allait plus rien rester de cette maison. Elle n’avait deja plus de toit.
Lorsqu’il remit son portable dans sa poche, il lui sembla que les chevaux bronchaient moins. En tout cas, leurs hennissements etaient moins forts. Le vent avait tourne, emportant au loin les fumees et les odeurs.
Il ne referma pas la porte de l’ecurie, sauta au volant de sa voiture et s’engagea sur le chemin. Il devait faire le grand tour pour rejoindre la ferme des Pique-boeufs et la maison du Jeannot. Au detour de la route qui menait a Champvillard, il apercut au loin les eclats des feux bleus des voitures des pompiers. Il en venait de toutes parts. D’autres phares brillaient en provenance des hameaux. Tous les voisins convergeaient vers l’incendie.