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Le passe si present

Couverture du livre Le passe si present

Auteur : Sally Warner

Date de saisie : 02/10/2007

Genre : Jeunesse a partir de 13 ans

Editeur : Bayard Jeunesse, Paris, France

Collection : Millezime

Prix : 10.90 / 71.50 F

ISBN : 978-2-7470-1550-9

GENCOD : 9782747015509

Sorti le : 06/09/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Veronique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 02/10/2007

Dilly perd sa mere a 6 ans mais c’est seulement a 13 ans, pendant les vacances dans la maison de famille et face a la decouverte de lettres et de souvenirs enfouis, que la jeune fille pourra enfin evacuer sa rancune et sa culpabilite, et renouer avec sa mere disparue.

Beau roman, tres finement ecrit, et plein d’espoir.

  • Les presentations des editeurs : 25/08/2007

Depuis la mort de sa mere, six ans plus tot, Dilly mene une existence sans histoires aupres d’un pere melancolique, enferme dans le souvenir de sa femme disparue. Cet ete-la – l’ete de ses treize ans -, alors qu’elle vient comme chaque annee passer les vacances dans la vieille maison de famille, elle apprend qu’avant de mourir sa mere lui a ecrit une lettre. La colere s’empare de Dilly : de quel droit cette femme, partie trop tot, pretend-elle regenter encore la vie de sa fille ?

  • Les courts extraits de livres : 25/08/2007

Extrait du prologue :

Elspeth

Telles des couleurs dans une flamme, une dizaine de pensees scintillaient dans l’esprit d’Elspeth Dillon, qui attendait la mort sur son lit d’hopital.
Bleu : J’ai a peine trente-six ans.
Rouge : Peter a besoin de moi.
Son pauvre mari, extenue, etait assis a son chevet sur une chaise en plastique collante. Il avait encore minci depuis qu’elle etait entree a l’hopital, la semaine precedente, et son grand corps longiligne, plie en deux au niveau de la taille, evoquait un metre de charpentier. Il dormait, le visage contre la couverture en nid-d’abeilles. A son reveil, il aura la joue marquee comme une gaufre, songea-t-elle.
La tete de Peter reposait a quelques centimetres de son bras droit et elle sentait son souffle sur son poignet.
Ses bras a elle etaient poses bien a plat sur la couverture. Comme si j’etais deja morte, observa-t-elle avec detachement. Elle ne les reconnaissait pas. Ce ne sont pas les miens, se dit-elle, retrouvant pour l’occasion un peu de son humour.
Elle fronca legerement les sourcils en regardant ces membres sans force, qui avaient pourtant appartenu jadis a un corps sain, bronze, agile et vigoureux. Ce n’etaient plus aujourd’hui que de pales imposteurs, qui faisaient semblant d’etre a elle, d’appartenir a un corps qu’elle reconnaissait de moins en moins au fil des heures.
Peter va attraper un torticolis, pensa-t-elle, comme a distance. Etait-ce le temps ou l’espace qui les separaient ? Et si le temps et l’espace n’etaient qu’une seule et meme chose ?
Indigo : Peter se remariera, realisa-t-elle soudain, legerement contrariee. Et, ce jour-la, notre histoire d’amour se terminera pour de bon.
Definitivement.
Elle aurait du detester par avance la future femme de son mari, cette megere ! Pourtant, elle n’eprouvait pas une once d’animosite. Cette curieuse absence de passion, de jalousie, la fit presque sourire.
Rose : Peter ne se remariera que s’il retombe amoureux. Et, si cela arrive, ce sera parce qu’il a connu le grand amour avec moi. Alors, meme s’il se remarie, une partie de lui restera toujours a moi, et rien qu’a moi.
Rassuree, elle voulut tendre la main et lui caresser les cheveux pour le reconforter par avance, mais elle craignit de le reveiller. D’ailleurs, meme cet effort infime lui semblait de plus en plus difficile.
Elle soupira et tourna la tete pour voir le soleil se lever. Elle avait demande qu’on laisse les rideaux ouverts toute la nuit, afin de ne pas manquer ce moment. Soudain, ses pensees allerent a sa fille. Son enfant unique.
Bleu lavande : Dilly-Dill.
Non, non ! implora-t-elle en silence. Je ne peux pas mourir deja ! Dilly n’a que six ans. Dans un an, peut-etre deux, elle aura oublie mon visage. Il lui faudra une photo pour savoir a quoi je ressemblais.
Elle serra les poings.