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Le pays ou l’on ne meurt jamais

Auteur : Ornela Vorpsi

Date de saisie : 02/03/2010

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Romans Nouvelles Recits

Prix : 15.00 � / 98.39 F

ISBN : 9782742746118

GENCOD : 9782742746118

Sorti le : 01/01/2004

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  • Les presentations des editeurs : 01/01/2010

” il ne rompt pas, l’albanais, mais il plie tant qu’on voudra ” : par cet ” envoi ” aux accents faussement joyeux debute l’histoire d’elona-ornela-eva, triple et pourtant unique heroine d’une delicieuse fable de la dictature.
Elle est nee dans ce pays qu’enver hoxha assujettit sous sa bonne etoile. sur le jeu de l’oie ou la voici lancee, il y a certes quelques cases a eviter soigneusement – a commencer par la prison (son pere est detenu pour d’indefinissables raisons politiques), la noyade ou la pendaison (on meurt beaucoup, dans ce pays-la, malgre les dictons patriotiques) et surtout la putinerie qui, on le lui a bien explique, est la nature meme des filles.
Somme toute, il s’agit de passer au mieux de la petite enfance a l’adolescence, de dessiner son bonheur dans l’amour de sa mere et dans le reve de l’exil, de voir grandir son corps a la derobee de l’avide machisme ambiant, et malgre l’uniforme que la patrie vous taille deja pour vous emprisonner les seins (comme la liberte guidant le peuple de delacroix, version albanaise) sous les couleurs nationales.
Puis il s’agit, a la premiere occasion, de fuir. alors, loin du paradis, la memoire peut ressaisir, libre, lucide et desenchantee, comme autant de cruelles ou lumineuses saynetes initiatiques, les etapes de cette education albanaise dont le recit nous a impressionnes par sa finesse, son ironie, son art de franchir des abimes.

  • La revue de presse Claude Arnaud – Le Point

Quand Ornela Vorpsi dedie ces nouvelles au mot �humilite�, inconnu au vocabulaire albanais, elle montre deja sa facon d’ecrire – une virtuose en creux. Tel Vallot- ton dans ses gravures, elle fait pressentir le drame en opacifiant le decor – le poids ecrasant de la coutume, du machisme et de la dictature. Il n’est question ici que de prejuges et de rancoeurs, de males brutaux et de filles en lutte pour garder leur �fleur immaculee� – pour la vendre parfois aussi…