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Le peintre de batailles

Auteur : Arturo Perez-Reverte

Traducteur : Francois Maspero

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Cadre vert

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2020888073

GENCOD : 9782020888073

Sorti le : 04/01/2007

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Dans une ancienne tour sur les bords de la Mediterranee, ou il vit retire du monde, Faulques, un ancien photographe de guerre, compose une grande fresque circulaire et tente de restituer ce que ni son oeil ni son appareil n’ont jamais pu saisir : le paysage intemporel d’une bataille.
Au bout de ses pinceaux l’accompagne l’ombre d’une femme morte dix ans auparavant. Jusqu’au jour ou surgit Ivo Markovic, un Croate qui a survecu a la guerre en Bosnie et dont la photo prise par Faulques a fait le tour du monde. Markovic est venu exiger le paiement d’une dette mortelle. Entre ces deux personnages, l’un temoin, l’autre victime de l’horreur humaine, se noue alors un drame qui pose la question essentielle de la responsabilite.
Quelle part ont-ils prise a l’engrenage infernal du desordre du monde ? Ne sont-ils que les jouets d’un chaos obeissant non pas au caprice des dieux, mais a une implacable geometrie a laquelle il serait vain de vouloir se soustraire et que la science et l’art peuvent, peut-etre, permettre de comprendre ? Jusqu’a quel point l’amour et la lucidite peuvent-ils aider a assumer le fait que nul n’est innocent ? Arturo Perez-Reverte nous livre ici son roman le plus intense et le plus derangeant, et sans doute la cle de toute son oeuvre.

Arturo Perez-Reverte est ne a Carthagene, Espagne, en 1951. Il a ete grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Ses romans sont des succes mondiaux, et plusieurs d’entre eux ont ete portes a l’ecran. Il partage aujourd’hui sa vie entre l’ecriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia Espanola de las Letras.

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 8 fevrier 2007

C’est la guerre qui fait le point sur l’homme et sur le peu qu’il vaut. Arturo Perez-Reverte, un bon narrateur a maxillaires, parait en tout cas le penser ; le personnage central de son nouveau roman, Andres Faulques, egalement. Faulques, ancien photographe de guerre, a une cinquantaine d’annees, comme l’auteur. Sa vie est faite. Ses illusions sont oubliees. Il croit qu’on ne peut contempler le monde qu’a travers les deux seuls systemes possibles : la logique et la guerre…

  • La revue de presse Christine Ferniot – Lire, fevrier 2007

Avec ce huis clos, Arturo Perez-Reverte interroge l’art confronte a la vie et a sa violence. Profond et subtil ! Il dit qu’il a garde une certaine facon de se deplacer, de choisir le bon cote de la rue – celui qui permet d’avoir le meilleur angle de vue -, et de determiner chaque bruit pour s’en mefier a l’occasion. On est conditionne par ce qu’on a vecu, justifie-t-il. Arturo Perez-Reverte a ete grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Il n’est pas du genre a aligner ses lieux de reportage comme des medailles sur le torse d’un colonel. Il suffit qu’il evoque Sarajevo pour qu’on imagine le reste. Il n’aime pas ceux qui intellectualisent l’horreur : L’intellectualiser permet de l’accepter, s’insurge-t-il. C’est pour toutes ces raisons qu’il a pris son temps pour construire son dernier roman, portrait d’un photographe de guerre retire du metier et brusquement mis face a son passe…
Son plaisir est de manipuler son lecteur jusqu’a la derniere page, passant des mois a se documenter. Cette fois, il a etudie des albums de photographes mais surtout des tableaux de Goya, Bruegel ou Vinci. J’ai hypotheque deux ans de ma vie pour ca. Je suis un ecrivain professionnel, c’est mon seul bien. Avec mes livres, je construis ma maison. Mais je la construis pour y habiter, pas simplement pour la montrer aux amis.

  • La revue de presse – Le Point du 25 janvier 2007

Depuis une quinzaine d’annees, Arturo Perez-Reverte nous a habitues a de bons romans populaires dont la formule pourrait se resumer par : aventure et suspense sur fond d’histoire et d’art. L’ecrivain espagnol a ainsi multiplie les best-sellers, du Tableau du maitre flamand (1993) au Capitaine Alatriste (1998), livre de cape et d’epee inaugurant une serie culte en Espagne. Mais, a 55 ans, cet auteur a succes se risque sur des terres inconnues. Le peintre de batailles, son nouveau roman, est une plongee dans un univers sombre, derangeant et philosophique. Un texte qui, au dire de l’auteur, represente la cle de toute son oeuvre.
Le recit met en scene un ancien photographe de guerre, Faulques, qui s’est retire du monde pour peindre. Dans sa tour, face a la mer, il elabore une fresque circulaire, recherchant la verite ultime de l’humanite en guerre, ordonnant ce qui, dans le cadre de son viseur, n’apparaissait que sous la forme incomprehensible de la souffrance et de l’absurde. Le peintre achevera cette oeuvre grace a l’arrivee d’un ancien soldat croate, Markovic, qui l’a traque, retrouve et qui lui annonce son intention de le tuer. Markovic doit se venger d’un cliche pris par Faulques durant la guerre de Bosnie. Un cliche qui fit le tour du monde et qui valut les pires tortures au soldat, fait prisonnier des Serbes. Avant de s’affronter, Faulques et Markovic fument, boivent, parlent de la guerre, de peinture et de la vie. Dialogue socratique ou les deux hommes cherchent la Verite a travers leur histoire. Huis clos ou s’egrenent les souvenirs d’un passe abominable, alors que Faulques, photographe peu ethique, vendait ses images – souvent de cadavres, ou de mises a mort. Ainsi se dessine le portrait d’un reporter de guerre ambigu, temoin volontaire de l’intolerable.
Realisme, precision, justesse des situations : derriere le masque du personnage, on sent une presence forte, faite de malaise, d’experience, de verite – la presence de l’auteur lui-meme…

  • La revue de presse Delphine Peras – L’Express du 18 janvier 2007

Arturo Perez-Reverte signe la son livre le plus grave, le plus personnel, la source de tous mes autres livres plus que leur aboutissement, assure-t-il, desormais aphone. Mais pas completement. Surtout quand on l’interroge sur Olvido, son personnage feminin extraordinaire. Les femmes n’ont jamais ete decoratives dans ma vie. Je les respecte enormement. Elles ont une sorte de lucidite genetique. Un hommage qui vaut son pesant d’or.

  • La revue de presse Etienne de Montety – Le Figaro du 11 janvier 2007

Dans cette confrontation virile, Perez-Reverte a depose beaucoup de ce qu’il a rapporte de son sejour au pays des hommes : l’horreur, l’amour fou, la cruaute, le cynisme. L’art aussi, dont il faut bien s’interroger, apres Dostoievski : suffira-t-il a sauver le monde ?…
Dans ce grand roman, ou il confirme en virtuose ses dons de conteur, Perez-Reverte elargit ce qui pouvait n’etre qu’un face-a-face en huis clos aux dimensions du monde, sans que son livre ne perde rien de son caractere tragique, a la mesure de cette histoire contemporaine que l’auteur a suivie et dont il a souffert. Ce qu’il decrit dans Le Peintre de batailles, c’est l’homme debout confronte a ses actes et a leurs consequences, et qui cherche une redemption.

  • La revue de presse Frederic Vitoux – Le Nouvel Observateur du 4 janvier 2007

Arturo Perez-Reverte est un romancier aimable. Il ne faut voir dans cette observation aucune condescendance. Simplement, il a su depuis longtemps se faire aimer avec des romans hyperboliquement romanesques peuples d’aventuriers truculents, d’heroines aussi fatales que les trafics de drogue auxquels elles s’adonnaient ou de hussards napoleoniens en quete de gloire…
Mais ces propos, eux, sont magnifiques de densite, de gravite et peut-etre de desespoir. Comme si les journalistes de guerre, ces touristes du desastre, ne pouvaient desormais insuffler aucune compassion, aucune conscience a ceux a qui ils s’adressent. Comme si l’horreur, desormais, se vendait comme de l’art et que l’homme ne pouvait plus rien ordonner ni rien moraliser face au chaos du monde.