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Le pole Sud raconte aux enfants

Auteur : Catherine Guigon

Illustrateur : Lucile Thibaudier

Date de saisie : 06/04/2008

Genre : Jeunesse a partir de 9 ans

Editeur : De La Martiniere Jeunesse, Paris, France

Collection : Le monde raconte aux enfants

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 978-2-7324-3704-0

GENCOD : 9782732437040

Sorti le : 27/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 30/04/2008

A plus de 15 000 km des cotes francaises, se trouve l’Antarctique. Balaye par des vents violents, c’est le royaume des manchots, des baleines, des phoques et des otaries… Aucun homme n’y vit cependant, sauf les scientifiques qui viennent y faire leurs recherches.
Comment vivent les animaux sur le continent blanc ? Comment reconnait-on les icebergs du pole Sud ? Comment font les hommes pour se deplacer alors qu’il n’y a pas de routes ?

Dans Le Pole Sud raconte aux enfants, Catherine Guigon et Francis Latreille nous ouvrent les portes de ce continent lointain et mysterieux.

Francis Latreille connait bien l’Antarctique/ pour y avoir voyage a de nombreuses reprises, notamment avec Jean-Louis Etienne lors de la celebre Transantarctica.

Catherine Cuigon est journaliste et ecrivain. Specialisee dans les voyages et la decouverte du monde, elle a passe 10 ans au sein de la redaction de CEO. Independante depuis plusieurs annees, elle partage ses activites entre la presse et l’edition. Elle a deja publie “Le desert raconte aux enfants” et “Le Grand Nord” (DLMJ).

Francis Latreille a commence son travail de reporter en 1967. Il participe a la creation des magazines Best et Cheval avant de rejoindre France-Soir qu’il quitte en 1995 pour sillonner, A plus de 15 000 km au sud de la France, a l’endroit ou les Grecs anciens pensaient que les hommes marchaient la tete en bas, se trouvent les terres australes, qui encerclent une ile gigantesque, un sixieme continent, l’Antarctique.
Apres le Grand Nord, voici donc le Grand Sud : toujours de la glace a premiere vue ! Et bien non ! Et c’est tout l’interet de ce nouveau Monde raconte.
L’Antarctique est caracterise par la calotte glaciere qui le recouvre, ses chaines montagneuses, ses icebergs tabulaires, qui sont les plus grands icebergs du monde. Mais aussi les temperatures et les vents qui en font le continent le plus froid de la planete, avec en moyenne – 200 durant l’ete et jusqu’a – 60 en hiver ! Une sensation de froid accentuee par les vents violents qui y soufflent. Dans ce continent ou aucun homme ne s’est jamais installe, le manchot empereur (a ne pas confondre avec le pingouin) est roi. Baleines, otaries, phoques sont aussi nombreux dans ces grandes etendues.
Enjeu environnemental essentiel, l’Antarctique est un continent entierement destine a la science. On peut y etudier l’astronomie, le climat et surtout la glaciologie, qui explore la memoire des glaces.
Apres nous avoir mene dans le Grand nord, Francis Latreille et Catherine Guigon nous ouvrent donc les portes de l’Antarctique, aussi lointain mais tellement different !

  • Les courts extraits de livres : 30/04/2008

Francis a la passion des glaces chevillee au corps. Depuis son enfance, il adore les hivers rigoureux et les temperatures glaciales qui donnent au ciel une extraordinaire limpidite. C’est sans doute pour cela qu’il est devenu photographe, irresistiblement attire par les paysages de neige et les immensites blanches.
Au fil des ans, Francis a multiplie les expeditions lointaines vers le pole Sud. L’un de ses plus beaux souvenirs est d’avoir pu accompagner le medecin-explorateur Jean-Louis Etienne dans la celebre Transantarctica, organisee en 1989-1990. Il s’agissait de traverser a pied et a skis le continent blanc sur 6 300 km, d’ouest en est, sans assistance mecanique et seulement accompagne par des chiens de traineau. Francis n’a pas fait tout le voyage, qui a dure 219 jours, mais il a rejoint a plusieurs reprises le groupe des explorateurs, se faisant deposer en avion sur la glace. Une fois, l’aventure a d’ailleurs failli mal finir. Le vieux DC6 qui devait venir le rechercher au pied du mont Wilson est tombe en panne et le photographe s’est trouve prisonnier du desert blanc pendant quatre longues semaines, a attendre les secours. Heureusement, il avait des vivres et une tente tres isolante pour camper et se proteger du froid. Il a donc pris son mal en patience, effectuant de longues promenades sur les glaciers et se faisant trainer sur ses skis de fond par un chien esquimau.
Plus recemment, Francis est retourne en Antarctique, avec le celebre bateau Tara, qui explore les terres polaires. C’etait en 2004-2005. Au cours du voyage, il a essuye une violente tempete. Les vents soufflaient a 120-130 km/h, soulevant des vagues hautes comme des montagnes grises. Malgre sa volonte, Francis n’a pas resiste au mal de mer. Durant deux ou trois jours, il est reste dans sa cabine, cloue sur sa couchette et incapable de se lever. Mais une fois sur le continent blanc, ces petits malheurs ont ete vite oublies. Francis etait tout a son bonheur de photographier les lumieres de l’ete austral, quand le soleil de minuit brille en permanence. Pourtant, son travail n’etait pas simple a cause du froid. Les pellicules deviennent en effet tres cassantes quand les temperatures chutent au-dessous de – 25 C. Parfois confronte a – 40 C, Francis devait faire extremement attention a ne pas abimer les rouleaux en les changeant. Heureusement, ses anciens appareils fonctionnaient avec des piles au lithium, beaucoup plus resistantes. Et aujourd’hui, les nouveaux appareils numeriques Canon sont parfaitement adaptes aux conditions extremes de l’Antarctique. Une fois sa mission terminee, Francis a navigue vers les cotes du Chili pour rejoindre la civilisation. Au passage, il a eu l’occasion de debarquer au cap Horn, ce point mythique du globe, a l’extreme sud du continent americain. Autrefois, les marins en avaient tres peur, car la mer y est souvent mauvaise. Mais Francis a eu de la chance : ce jour-la, il faisait tres beau ! Arrive a Santiago, la capitale du Chili d’ou il repartait pour Paris, Francis a calcule qu’en quelques jours a peine il etait passe d’un extreme a l’autre : de – 45 C a + 38 C ! Un vrai choc thermique que tous les explorateurs du Grand Sud connaissent.