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Le Reve de Balthus

Auteur : Nathalie Rheims

Date de saisie : 19/08/2006

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Fayard, Paris, France | L. Scheer, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 978-2-213-62066-4

GENCOD : 9782213620664

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

LA PRESENTATION DE L’EDITEUR : Lea, une jeune fille, se reveille en sursaut. Dans l’immeuble en face, elle entrevoit, a peine eclaire, un grand tableau. Elle se leve et y distingue une scene qui est celle de son reve. Son pere, disparu quelques mois plus tot, lui repetait sans cesse : Tout est dans Le Reve de Balthus. Sur la toile, une jeune fille dort, allongee sur un canape. Penche au-dessus d’elle, une autre jeune fille tient a la main une rose jaune. L’endormie, sortie du sommeil et troublee, a l’impression de se contempler dans un miroir. Une voisine frappe a la porte. Elle lui tend une photo ou figure, en noir et blanc, le decor exact du tableau. Alors, elle se decide a traverser la rue. Un inconnu l’attend dans l’appartement d’en face. Il dit qu’il cherche depuis des annees la jeune fille a la rose.

Le lecteur, plonge comme Lea dans une spirale sans fin, la suit a Venise, dans l’atelier de Balthus. Elle assiste a la reunion secrete d’un Cercle d’inities qui veulent percer le secret de la vie eternelle. Elle comprend que, dans une serie de tableaux ou figure un ange, reside sans-doute la clef de cette quete. S’il s’agit de remonter l’horloge du temps, seul l’art a ce pouvoir fragile et miraculeux. Ce livre semble inventer sa propre logique a mesure, entre onirisme et fantastique, avec un reel sens du suspense.

  • La revue de presse Pierre Assouline – Le Figaro

Da Vinci Code, c’est bien. Mais Le Reve de Balthus, c’est mieux. A cause du supplement d’ame. On ne sait pas combien ca pese, on ignore a quoi ca ressemble, mais quand on le sent, ca change tout. L’evocation du mega-seller, de Dan Brown, n’est pas deplacee tant le roman de Nathalie Rheims partage avec lui son univers de conspirations avides de mysteres et de symboles, de confreries en quete des secrets de l’immortalite, de forces surnaturelles, de rituels permettant d’acceder a la reincarnation, et de fascination pour le sens cache des oeuvres.

Mais la comparaison s’arrete la. Au Paris du Louvre, on preferera sa Venise debarrassee des cliches, Venise telle qu’en elle-meme, secrete et souterraine, une Venise oscillant constamment entre reve et realite. Comme tout ce qu’elle touche, tous ceux qu’elle touche et tous ceux qui la touchent, une fois la carte postale dechiree… Malgre la finesse de mise en abyme, et le souci architectural de la composition. Les autres s’enchanteront de rever par procuration, avec ce recit que l’on tuerait en le reduisant a son intrigue…

Le livre ayant plusieurs dedicataires, il n’en a aucun. Sauf celui dont l’ombre souriante plane, de toute evidence sur le texte, de bout en bout. Un roman, ce n’est pas un sujet. Du moins, le meilleur d’un roman est le plus souvent derriere l’histoire qu’il est cense raconter. Celui-ci est hante par la mort et l’absence du pere. Maurice, cofondateur avec Balthus de la confrerie de Sainte-Ursule, une maniere de secte. Sa fille l’est-elle vraiment ? Il sera repondu que nous sommes avant tout les enfants de ceux qui nous elevent. Mais il en faudra plus, beaucoup plus, pour combler la quete d’identite qui anime l’heroine, et celle de l’auteur. Heureusement pour nous, car les oeuvres qui nous troublent durablement sont souvent faites de ce doute.

  • La revue de presse France Huser – Le Nouvel Observateur

C’est un tableau de Balthus qui s’appelle le Reve. Il est le heros du roman de Nathalie Rheims. Lea, le personnage principal de ce recit, est obsedee par lui. Au point qu’elle s’imagine dans un songe nocturne habiter la toile. Elle est celle que l’on voit allongee sur un canape. Mais la jeune fille qui dans la toile se penche sur la belle endormie et lui tend une rose n’est plus la. A son reveil, Lea est troublee. Car elle apprend de la bouche d’un autre peintre que l’adolescente ayant servi de modele a cette jeune fille a la rose a elle aussi disparu.
Premiere enigme : le visage de cette nymphe apparait d’un siecle a l’autre, identique, dans Persee et Andromede de Gustave Moreau ou sous le pinceau d’Ingres. Pour retrouver l’adolescente, faut-il remonter alors dans le temps ? Interroger les reves ? Aller dans l’atelier de Balthus… Parcours initiatiques, fils jetes et perdus, indices evanescents: un univers onirique se tisse, qui correspond au tableau lui-meme, a ses perspectives faussees, et a cette sensation du temps arrete par le pinceau du peintre. Car c’est bien du Temps qu’il s’agit ici. Le Temps qu’il faut vaincre afin de conquerir l’immortalite… Peripeties et reves entremelent realite et fiction tandis que s’affirme la presence du pere mort… A travers ce recit, on devine que sa fille Nathalie retrouve aussi celui qui a disparu…