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Le roman de Cuba

Couverture du livre Le roman de Cuba

Auteur : Louis-Philippe Dalembert

Date de saisie : 13/01/2009

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Le roman des lieux magiques

Prix : 19.90 / 130.54 F

ISBN : 978-2-268-06628-8

GENCOD : 9782268066288

Sorti le : 15/01/2009

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  • Les presentations des editeurs : 13/01/2009

Dans l’imaginaire occidental, Cuba reste cette terre de plaisir, ou des plages de carte postale le disputent a la beaute insolente des femmes, ou les meilleurs cigares du monde, s’accompagnent de la degustation d’un rhum vieux. La sensualite n’est pas un vain mot. Les amateurs y verront la un avant-gout du paradis terrestre, que Christophe Colomb situe a quelques milles marins des cotes cubaines.
D’autres y ajouteront les nombreux rythmes semes le long de son histoire : habanera, son, danzon, bolero, rumba, cha-cha-cha, mambo, salsa. Les grosses americaines des annees 1940 et 1950 qui continuent de rouler, le million de kilometres au compteur, leur carcasse rutilante sur les routes cabossees de l’ile charrient leur part de stereotypes. Le cinema hollywoodien aussi, avec des films comme Cuba de Richard Lester, Havana de Sydney Pollack ou The Lost City d’Andy Garcia. Meme la revolution castriste, et ses cinquante ans de pouvoir absolu, aura contribue a faconner l’image d’un pays suspendu dans le temps.
Les amoureux de Cuba savent que l’identite de l’ile ne s’arrete pas a ces regards nostalgiques, ni a un regime a bout de souffle dont les slogans ecules cachent une realite plus profonde. De Colomb a Castro, Le Roman de Cuba nous plonge dans les meandres de cinq siecles d’histoire d’une terre mysterieuse et envoutante.

Ecrivain, ancien pensionnaire de la Villa Medicis, Louis-Philippe Dalembert est auteur d’une these de doctorat sur le grand romancier cubain Alejo Carpentier. Il sejourne regulierement a Cuba, a laquelle il est attache par son histoire familiale. En 2008, il a recu le prix Casa de las Americas, le plus prestigieux de cette ile caraibe, pour son roman Les dieux voyagent la nuit (Le Rocher, 2006).

  • Les courts extraits de livres : 13/01/2009

Extrait du prologue :

Je n’ai jamais vu un etranger aimer autant Cuba ! Je ne me rappelle plus dans quelle circonstance la poetesse Nancy Morejon, emue par tant d’interet pour son pays natal, me gratifia de cette exclamation. Pour elle, c’etait le plus beau des compliments a l’endroit d’un non-Cubain. Un peu comme lorsqu’un natif de l’Hexagone admiratif devant la maitrise, par un non-Francais, de la langue de Voltaire, declare : Il s’exprime dans un francais parfait. C’est le sentiment que me laissa la phrase de la poetesse cubaine au faux air d’Angela Davis. On devait etre, si j’ai bonne memoire, quelque part dans La Havane, non loin du Malecon. Construite en 1902 pour proteger la ville des debordements de l’Atlantique, cette promenade de beton arme qui longe le front de mer sur plus de huit kilometres est le lieu ou aiment a se retrouver les Havanais pour prendre l’air, conter fleurette, lancer des piropos (flatteries) sur les pas des jeunes filles en chair, taquiner le poisson guanabana ou, plus prosaiquement, rever de l’autre bord : la Floride. Miami, la ville cubaine la plus proche des Etats-Unis, selon les Cubains…
J’ai mis du temps a cerner l’origine de cet amour pour Cuba La fascination des Caribeens de ma generation, moins au fond pour la Revolution que pour la resistance du David antillais face au Goliath etasunien, ne pouvait pas suffire. Meme si longtemps j’ai cru le contraire. Adolescent, je lisais Fidel sous le manteau, et me trimbalais avec une photo du Che dans mon portefeuille. Les vraies explications sont arrivees plus tard, par vagues successives, a l’image des charges repetees de l’Ocean contre les soubassements du Malecon. Il y eut d’abord une these de doctorat en litterature comparee. Et cette impression etrange, le jour de la soutenance, de la presence a mes cotes de ma grand-mere maternelle, decedee deux ans auparavant.