Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le sec et l’humide

Auteur : Jonathan Littell

Date de saisie : 19/05/2008

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : L’Arbalete

Prix : 15.50 / 101.67 F

ISBN : 978-2-07-011945-5

GENCOD : 9782070119455

Sorti le : 10/04/2008

Acheter Le sec et l’humide chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Quelques precisions.
Ce texte a ete ecrit en 2002, alors que je menais des recherches ; en vue d’un autre livre, depuis publie. Il est ne de la rencontre entre les theses d’un chercheur allemand brillant et insaisissable – Theweleit – et un texte d’un fasciste belge ou celui-ci, par le jeu des images et de la langue, laisse lire la structure meme de sa pensee. Le fait qu’il ecrivait eu francais m’a permis de tenter une analyse plus approfondie de certaines intuitions : de mener une verification experimentale d’une certaine theorie du fascisme.
celle proposee par Klaus Theweleit. Celle-ci, on pourra le voir, porte sa part de verite, comme la portent d’autres lignes de pensee que j’ai pu explorer par ailleurs, avenues, defrichages, culs-de-sac ou brusques plongees dans le noir que cette theorie croise sans jamais les recouper. Car l’objet est tel que quelle que soit la rigueur avec laquelle on le cerne, toujours par un autre cote il echappe ; toujours ses profondeurs, mises a nu, se doubleront d’autres profondeurs insoupconnees, et repliees sur elles-memes, parfois, pour ne former qu’une surface lisse, morne, bancale, mais toujours prete a de nouveau crever sous les pieds de celui qui s’y aventure.

Ne le 10 octobre 1967 a New York, Jonathan Littell a recu le prix Goncourt 2006 et le Grand prix de l’Academie francaise 2006 pour son roman Les Bienveillantes, entierement ecrit en francais

  • La revue de presse Baptiste Liger – Lire, mai 2008

Le sec et l’humide est toutefois moins a considerer comme un essai scientifique post-Arendt que comme une proposition litteraire assez personnelle. Longuement legendees, les illustrations se melent judicieusement au texte qui, de temps a autre, se permet d’etonnantes digressions (notamment sur l’homosexualite). Quelques pages brillantes sur la boue, les cadavres ou le kitsch sont saisissantes, et rappellent que ce livre doit etre lu comme un element annonciateur des Bienveillantes. Une piece a conviction ?

  • La revue de presse Laurent Theis – Le Point du 10 avril 2008

En elaborant Les Bienveillantes, Jonathan Littell ne pouvait manquer de rencontrer l’imposteur impenitent que fut le chef du mouvement rexiste. Ce dernier figure en bonne place dans la galerie des politiciens europeens qui, durant le IIIe Reich, s’epuiserent a faire croire qu’ils etaient quelque chose aux yeux du regime nazi, qui, en realite, les compta pour a peu pres rien. C’est dans La campagne de Russie, 1941-1945, editee trois fois entre 1949 et 1987, que Degrelle refit l’histoire a sa main et que Jonathan Littell a trouve le parangon du style repute fasciste. Le langage du narrateur des Bienveillantes, Max Aue, ne serait donc pas sans rapport avec celui de Leon Degrelle, en sorte que Le sec et l’humide est comme un morceau des travaux preparatoires du romancier. Seuls comptent ici la syntaxe et le lexique qui articulent le texte de Degrelle, au point que Littell avait songe a sous-titrer son petit essai Anatomie d’un discours fasciste.

  • La revue de presse Etienne de Montety – Le Figaro du 10 avril 2008

Analyser la prose de Degrelle, c’est donc s’engager dans un fleuve charriant des mots, des images, des contre-verites, des dingueries. Littell s’y essaie. A l’appui de son travail, il joint des photos du chef de la Legion Wallonie, detaille les affiches de la propagande complaisamment publiees a l’epoque, ausculte les reportages du terrible front russe. Degrelle fut une gravure de mode de l’ere national-socialiste…
A Degrelle, succedent le Tchetchene Bassaiev et un sournois caporal americain a Abou Ghraib, tous les deux riant au milieu de l’horreur. Question : la grille de Theweleit tient-elle aujourd’hui, alors que le fascisme historique est passe ? Repondre oui n’est pas sans consequence. Jonathan Littell pourrait bien a nouveau semer la tempete.

  • La revue de presse Alain Beuve-Mery et Thomas Wieder – Le Monde du 10 avril 2008

Ecrit en 2002, Le Sec et l’Humide est un essai consacre au dirigeant belge d’extreme droite Leon Degrelle (1906-1994). Et plus precisement a l’un de ses livres, La Campagne de Russie, texte publie en 1949 dans lequel le chef du parti Rex, alors refugie en Espagne, justifiait son engagement dans la Legion Wallonie, une unite qui a combattu pendant la guerre au sein de la Wehrmacht puis de la Waffen-SS…
Soigneusement annote et illustre, Le Sec et l’Humide laisse entrevoir les lectures qui ont inspire Les Bienveillantes. Ce texte aurait pu, selon l’ecrivain, s’intituler “Anatomie du discours fasciste”. C’est une reponse a ceux qui, comme Claude Lanzmann, doutaient de la justesse de la langue que Jonathan Littell a attribuee aux bourreaux.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 3 avril 2008

C’est donc en rassemblant, pour les Bienveillantes, son enorme documentation, que Jonathan Littell a decouvert Leon Degrelle, apotre du Nouvel Ordre europeen, parangon de la collaboration, archetype de l’integration au modele nazi, icone de la propagande allemande, symbole d’une eclatante ascension dans l’armee du Reich, sorte d’aryen belge que rien, ni la mort de Hitler, ni la victoire des Allies, ni la decouverte de l’Holocauste, n’ebranlera dans ses convictions en beton. Car ce directeur d’une entreprise de BTP, longtemps protege de Franco, est mort tranquillement, a l’age de 88 ans, dans cette Espagne ou vit desormais Littell, sans etre inquiete et sans avoir jamais ete effleure par la moindre idee de repentance…
De meme que Jean-Pierre Faye, dans Langages totalitaires, avait demontre comment les mots utilises par Hitler avaient, des 1925, rendu l’horreur acceptable, Jonathan Littell decrit en medecin legiste, et a partir du seul texte de Degrelle, de quoi sont faits un cerveau et un corps fascistes.