Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le second objectif

Auteur : Mark Frost

Traducteur : Daniel Roche

Date de saisie : 02/07/2008

Genre : Histoire

Editeur : First Editions, Paris, France

Collection : Documents

Prix : 19.90 / 130.54 F

ISBN : 978-2-7540-0789-4

GENCOD : 9782754007894

Sorti le : 12/06/2008

Acheter Le second objectif chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Le choix des libraires : Choix de Damien de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 17/09/2008

1944. Alors que l’issue de la guerre ne fait plus aucun doute, les allemands affectent une poignee d’hommes a une mission suicide qui, en cas de succes, pourrait affecter le cours de l’Histoire.
Mark Frost s’appuie apparemment sur des faits restes longtemps secrets pour batir un suspense prenant et en profite pour brosser le portrait de deux personnages diametralement opposes l’un a l’autre mais avec un objectif commun (un officier SS aussi ruse que sadique et un jeune homme americano-allemand ne sachant plus dans quel camp se situer) : le second objectif.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

1944. Bataille des Ardennes. L’issue de la guerre parait evidente et les Americains se voient deja chez eux pour Noel. Mais les Allemands decident de jouer leur va-tout et se donnent six semaines pour changer le cours de l’histoire. Le lieutenant colonel Otto Skorzeny, celebre depuis qu’il a aide Mussolini a s’echapper, recoit l’ordre de mettre sur pied l’operation Griffon : une force speciale de deux mille hommes, parlant couramment anglais, portant des uniformes de GI et roulant dans des vehicules subtilises aux allies. Leur objectif : semer la confusion dans les lignes de defense americaine. Parmi eux, vingt hommes sont selectionnes pour mener a bien une mission secrete. Ils sont parfaitement entraines, connaissent tout de la vie sexuelle de Betty Grable et se revelent incollables sur les quinze dernieres saisons de base-ball : en bref, ils maitrisent la culture americaine sur le bout des doigts. Ce qui devrait leur permettre de realiser le second objectif : supprimer une importante personnalite du camp adverse. Pour l’instant, ils ne savent pas encore de qui il s’agit. Mais rien ne doit les arreter…

Mark Frost a plus d’une corde a son arc : il est le createur de la serie televisee Hill Street blues le coauteur (avec David Lynch) de l’incontournable Twin Peaks et les deux romans qu’il a deja commis, La liste des sept et Le sixieme messie (Pocket), ont fait de lui un ecrivain a succes. Il est par ailleurs fan de golf et a dedie a sa passion un ouvrage qui fait reference : La plus grande partie de tous les temps (Albin Michel).

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Grafenwohr, Baviere, Allemagne

3 novembre 1944

Bernie Oster arriva a Nuremberg apres une nuit solitaire dans le train, muni de l’ordre de mission portant la mention secret que son chef lui avait remis la veille a Berlin. A la fin de l’entretien, avant que les soldats l’escortent jusqu’au train, on lui avait dit de ne prendre aucun bagage et de s’habiller en civil. Il tendit ses papiers aux officiers SS de la gare de Nuremberg, qui le conduisirent dans une piece vide ou ils le laisserent sans lui donner d’explications. Vers midi, on le fit monter a bord d’un camion bache, avec une douzaine d’autres hommes qui l’avaient rejoint dans son isolement.
On leur avait interdit de parler. Ils n’echangerent que des regards et des hochements de tete prudents. Aucun ne portait d’uniforme, mais leurs attitudes et leurs manieres etaient celles de soldats ou de marins. Assis seul dans un coin, Bernie fumait cigarette sur cigarette en se demandant d’ou venaient ces hommes et ce qu’ils pouvaient avoir en commun. Lors de leur entrevue, son chef ne lui avait donne aucun detail, si ce n’est que lui, Bernie, s’etait porte volontaire – sans qu’on lui en ait d’ailleurs laisse le choix – pour une mission speciale exigeant un transfert immediat. Quinze heures plus tard, a plusieurs centaines de kilometres de chez lui, il traversait une region de l’Allemagne qui lui etait parfaitement inconnue.
Peu apres le demarrage du camion, le plus agite des passagers laissa echapper la question que tous se posaient : Qu’est-ce qu’on fait ici ?… Qu’est-ce qu’ils nous veulent ?
Bernie ne repondit pas. Le risque etait trop grand que l’un de ces hommes soit une taupe SS chargee d’enregistrer leurs conversations – ou de les provoquer en posant ce genre de questions. Il avait deja assez de raisons de craindre pour sa vie. C’etait sans doute aussi le cas de ses compagnons ; aucun d’entre eux n’ouvrit la bouche.
Il s’approcha de la bache et regarda au-dehors a travers un interstice de la toile. Leur camion avancait sur une route nationale, dans un paysage gris et morne – arbres denudes, champs en jachere, vastes etendues arides et monotones. Ils devaient rouler depuis une heure et demie quand le vehicule tourna pour s’engager sur une petite route serpentant dans un bois sombre. Au bout d’un kilometre, il approcha d’une sorte d’enceinte entouree de grilles d’acier et de barbeles s’etendant a perte de vue sous les arbres.
L’endroit ressemblait a une prison. Des gardes vetus d’uniformes inconnus patrouillaient sur les parapets et les miradors surmontant les murs d’enceinte. Des mitrailleuses etaient placees au sommet des tourelles, le canon oriente vers l’interieur du camp. Bernie sentit son estomac chavirer.
C’est donc ca. J’ai ete decouvert.