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Le souffleur de verre (frontispice Gérard Barthélémy)

Auteur : Fouad El-Etr

Sous l’apparente fluidité de leur cours, l’écho que laissent en nous ces poèmes n’en est pas moins hermétique, non que nous ne comprenions pas, mais comme si nous faisions à la fin partie d’un secret, le secret du poète : « Seul est visible l’invisible / La transparence est mon secret. » Partant de l’amour du monde, cette poésie est invinciblement aimantée vers le coeur mental qui en assure l’unité et la possibilité même d’y vivre. Et c’est le langage lui-même qui est saisi au plus près du corps, dans sa gangue primitive, « les mots que sont tes lèvres quand tu parles » ou « les mots qui viennent comme l’eau », et nous nous émouvons aussi de ces daurades dont on ne sait si c’est leur sonorité ou leur forme ou quelque souvenir encore qui vient les faire bondir sur la page.

En hésitant désir comme un essaim d’abeilles.
J’éveille la beauté la beauté me réveille.
Je défroisse des sens la translucide élytre.
Rêve au-delà du rêve dans la chaire entr’ouvert..