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Le survivant

Auteur : Antonio Scurati

Traducteur : Dominique Vittoz

Date de saisie : 22/05/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-08-120575-8

GENCOD : 9782081205758

Sorti le : 19/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/05/2008

C’est le jour de l’oral du baccalaureat dans un lycee de la banlieue milanaise. Vitaliano Caccia est tres en retard a son epreuve et, lorsqu’il arrive enfin, il sort une arme, la decharge sur ses professeurs et s’enfuit, laissant derriere lui sept cadavres et un survivant.
Le rescape, Andrea Marescalchi, professeur d’histoire et de philosophie, veut comprendre les raisons de cette violence, savoir pourquoi son eleve l’a epargne, lui. La police, qui pense que Vitaliano va revenir terminer ce qu’il a commence, met le professeur sous protection. Les medias, les parents des victimes, les psychologues le harcelent : il n’a plus desormais d’identite que celle de survivant.
A travers l’histoire de cet homme qui, seul, echappe a la psychose s’emparant peu a peu de la ville, ou se noue un drame – presque une guerre – qui oppose deux generations, Antonio Scurati pose des questions d’une actualite brulante sur les rapports entre adultes et adolescents et sur l’origine de la violence : est-elle a chercher dans la societe qui nous entoure ou au fond de nous ?

Antonio Scurati est ne a Naples en 1969. Chercheur a l’universite de Bergame, journaliste pour La Stampa et Internazionale, il est l’auteur d’essais sur la guerre et la violence. Le Survivant, son deuxieme roman, a remporte le Premio Campiello en 2005.

  • La revue de presse Natalie Levisalles – Liberation du 22 mai 2008

Ce n’est bien sur pas un hasard si le roman s’acheve le 10 septembre 2001. Il se propose de raconter, obliquement et sans jamais le nommer, notre monde d’apres 11-Septembre. Tous, aujourd’hui, nous sentons victimes en puissance d’une violence aveugle, imprevisible et sans discrimination. Andrea Marescalchi, le professeur de philosophie survivant, est absolument et definitivement incapable d’aimer mais, comme professeur, il s’oblige a simuler la foi en l’amour, c’est une cle du roman…
Le “survivant” du titre est peut-etre celui qui a survecu au massacre, au suicide ou a une mort affective. Mais nous souffrons tous d’une sorte de syndrome du survivant. La violence symbolique avec laquelle les medias nous bombardent quotidiennement nous donne la sensation d’etre rescapes d’un desastre. Nous vivons sous le poids d’un sentiment d’insecurite absolue, d’une anxiete generalisee et sans cause precise. A nos yeux, tout peut prendre l’aspect d’une menace sinistre.

  • La revue de presse Fabio Gambaro – Le Monde du 16 mai 2008

Generalement, le baccalaureat est considere comme un rite de passage, l’entree des jeunes dans l’age adulte. Pour Vitaliano Caccia, lyceen dans une banlieue de Milan, ce passage bascule dans la tragedie, le jour de l’oral, lorsque ce jeune homme qui a tout pour reussir se presente avec un pistolet automatique et tue tous les examinateurs. Tous sauf un, Andrea Marescalchi, le professeur d’histoire et de philosophie, seul survivant au milieu de sept cadavres et d’un ocean de questions sans reponses. Cet evenement terrible, reconstitue presque au ralenti avec une multitude de details, ouvre magistralement le premier roman traduit en francais d’Antonio Scurati, dont les pages denses de reflexions et d’interrogations proposent a la fois une enquete sur la folie et un etat des lieux sur la derive de l’ecole.