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Le temps des moussons

Auteur : Michel Peyramaure

Date de saisie : 17/10/2006

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Presses de la Cite, Paris, France

Collection : Sud lointain

Prix : 20.50 / 134.47 F

ISBN : 978-2-258-07162-9

GENCOD : 9782258071629

  • Les courtes lectures : Lu par Manuel de Poncheville, eleve du cours Florent – 17/10/2006

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Manuel de Poncheville, eleve du cours Florent – 17/10/2006

  • Les presentations des editeurs : 06/10/2006

Michel Peyramaure nous fait penetrer au coeur du plus mysterieux et du plus fascinant des pays : l’Inde.

Parti en 1722 sur l’Atalante, avec son ami Joseph Francois Dupleix, envoye a Pondichery comme membre du Conseil superieur de la Compagnie des Indes orientales, Olivier va connaitre durant un peu plus de trente ans la vie intense des concessions europeennes : la concurrence avec les autres compagnies, les luttes de pouvoir, la tentation des jolies femmes, la decouverte du Bengale et de la cote de Coromandel, et enfin l’amitie avec un grand aventurier, Dupleix.

Dames creoles ou indiennes, capitaines, aventuriers de tous bords traversent cette captivante histoire d’une colonisation manquee que raconte avec passion et erudition Michel Peyramaure.

Michel Peyramaure est l’un des auteurs les plus populaires de la litterature actuelle. Il s’est fait avec succes une specialite du roman historique. Son oeuvre compte pres d’une centaine d’ouvrages. Il a notamment publie aux Presses de la Cite Le Roman de Catherine de Medicis, Un chateau rose en Correze, Les Grandes Falaises, Louisiana et Les Tambours sauvages.

  • Les courts extraits de livres : 06/10/2006

Le depart de l’Atalante, navire marchand jaugeant six cents tonneaux, subissait sans cesse des retards. Nous devions lever l’ancre a la mi-avril, periode favorable jusqu’en octobre a la navigation, mais au debut du mois de juin, en trainant dans les mauvais lieux, nous attendions toujours le Cap en route !. Des passagers civils manquaient a l’appel, ainsi que des matelots inscrits au role. Le capitaine nous confia le soin de traquer ce gibier de potence dans les estaminets, les tavernes et les bordels pour le rabattre vers l’Atalante, au besoin par la force.
On compte, dans le port et la ville de Lorient, principalement a Port-Louis, pres de trois cents etablissements louches avec, comme on dit, enseigne et brandon. J’avais pris mes habitudes dans une auberge de la rue de Bretagne ou, deux jours par semaine, un Hollandais presentait dans une vaste arriere-cour des combats de taureaux et de chiens, mais c’est au cabaret de Marie-Anne Guemard, rue des Trois-Violons, que je fis la connaissance de Dupleix, occupe a boire du cidre avec quelques bigorneaux (des soldats enroles par la Compagnie). Il jouait de la viole de gambe pour accompagner le branle d’une ivrognesse et d’un sergent debraille.
Ce personnage n’avait pas l’apparence d’un musicien de foire et paraissait ne manier l’archet qu’a contrecoeur. J’en conclus qu’il payait ainsi son ecot : le cidre et l’eau-de-vie.
Je pris place sur son banc et lui dis :
– J’ai bien aime le passe-pied que vous venez d’interpreter, monsieur. Il me rappelle la Schnellwalzer des Autrichiens.
Il sourit, haussa les epaules.
– Erreur… soupira-t-il d’un air las. Il s’agit d’une sarabande, pas d’un passe-pied. Deux reprises de huit mesures… J’admets quelques rapports avec la courante et la gigue, mais en aucun cas avec le passe-pied et moins encore avec la musique qu’on joue a Vienne. Seriez-vous melomane, monsieur ?