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Le theatre des reves

Auteur : Bernard Foglino

Date de saisie : 16/03/2008

Genre : Policiers

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Domaine francais, n 4129

Prix : 7.40 / 48.54 F

ISBN : 978-2-264-04566-9

GENCOD : 9782264045669

Sorti le : 06/03/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Olivier Augier de la librairie Arts & LIVRES a Le Plan de Grasse, France – 17/09/2008

Le theatre des reves, c’est le surnom du mythique stade de Manchester United : Old Trafford.
Mais pour Baptiste Flamini, doux reveur et touriste dans sa propre existence, ce nom va signifier tout autre chose. Le Theatre des Reves est un pub etrange, totalement hors du temps, dans lequel on celebre les equipes et les matchs d’avant 1975. Son occupation favorite et quotidienne va l’amener a pousser les portes de ce lieu.
Notre anti-heros, looser toutes categories, collectionne les collectionneurs (si, si !) ou plutot a pour reputation de pouvoir denicher pour ses clients des objets improbables.
Mais sa petite vie tranquille – principalement occupee par un colocataire manchot, ancien guitariste de genie – va etre bousculee lorsqu’un mysterieux mage Africain va lui passer commande.
En penetrant dans le Theatre des Reves, Flamini va se trouver plonge dans un passe dans lequel il ne sera pas simplement figurant, et tomber dans des reves qu’il n’aurait jamais pense faire…
Paru a l’origine chez Buchet-Chastel, mais quelque peu passe inapercu a l’epoque, voici un excellent premier roman, dejante, servi par une magnifique couverture dans sa version poche. Bernard Foglino est un auteur a decouvrir et a suivre, meritant bienveillance et attention… Son nouveau roman “la mecanique du monde” a paru recemment chez le meme editeur.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

La routine a du bon, meme si elle prend les traits d’une concierge acariatre et d’un colocataire manchot en mal d’amour. Baptiste Flamini, touriste de la vie, se contenterait bien de ce quotidien paisible qui lui laisse tout loisir de collectionner les collectionneurs. Mais tout bascule avec la rencontre d’un mysterieux mage africain. Le voila parti malgre lui a la recherche d’un album qui le mene au Theatre des Reves : pub etrange, hors du temps, ou l’on commente les matches d’avant 1975. La biere et la bonne humeur sont au rendez-vous et pourtant… Quels secrets se cachent derriere une simple collection de vignettes ? Entre deux verres, Flamini sombre dans de vieilles histoires. De celles qu’il vaut mieux ignorer si l’on tient a la vie, car les tueurs ne badinent pas. Le passe dort d’un sommeil leger. Gare a celui qui le reveille.

Bernard Foglino est ne a Bordeaux en 1958 et travaille dans la Finance. Il est l’auteur de deux romans : Le Theatre des reves et La Mecanique du monde, qui a paru chez Buchet-Chastel en 2008. Bernard Foglino vit aujourd’hui a Paris.

Le Theatre des reves est un vrai faux polar ou l’on tremble pour rire et l’on rit pour de vrai. Les premiers chapitres sont entrainants, la fin du roman emmene le lecteur sur des chemins ou il ne croyait jamais devoir s’egarer.

Sebastien Lapaque, Le Figaro litteraire

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Mefiez-vous des collectionneurs.
Les collectionneurs sont des pervers, des gens secrets qui filent le long des murs. Ils se cachent. Ils ne viennent jamais a bout de leur passion. Il leur manque toujours telle ou telle piece qu’ils caressent en pensee. Ils vendraient leurs enfants pour se l’accaparer. Lorsqu’ils decouvrent l’objet de leur fantasme, ils l’enferment dans des commodes a serrures, derriere des vitrines recouvertes de feutre. C’est de cela qu’ils tirent leur plaisir. De la possession, de l’enfermement. La soustraction au monde d’un objet dont ils seront desormais les maitres, dont ils seront les seuls a jouir, aigrement.
Ils sont partout. Derriere les fenetres de votre rue, sous vos pieds, il y a peut-etre un collectionneur. Ce commercant qui vous salue avec bonhomie, il faudrait le voir la nuit, caressant sa collection de cartes erotiques. Et ce voisin, oui, le vieux monsieur du premier etage, celui qui fait risette a vos cherubins… Il vous detrousserait pour le bouchon de Champagne qui lui manque. Le jeune cadre qui enfourche son scooter, lui, son truc ce sont les figurines de Goldorak. Il lui en manque une et ca le rend mauvais. Us n’ont l’air de rien mais ils sont la, un coin de la cervelle asservi a leur obsession. Le monde est rempli de collectionneurs et n’importe quoi peut s’investir dans leur passion. Vous n’imaginez pas ce que j’ai vu, ce que j’ai fourni, tout y passe. Vous n’imaginez pas les gens que j’ai rencontres, des barons dans leurs chateaux, des employes de banque dans des trains de banlieue. Tous avec ce regard de biais, avide… Vous, au fait… Vous etes peut-etre collectionneur. Collectionneur de bouquins. Collectionneur de bouquins sur les collectionneurs, ah, pourquoi pas, ce qui serait une sacree perversion celle-la. Ou bien collectionneur de femmes, collectionneur de succes. Collectionneur de citations. Oui, oui, ca existe. J’ai meme rencontre un collectionneur de reves.
Les histoires que je rapporte sur tous les desaxes que je croise font bien marrer Robert. Il dit que je suis collectionneur de collectionneurs. Et il a raison. Les collectionneurs, j’en vis, c’est mon fonds de commerce. Trouver des choses un peu speciales pour des gens encore plus speciaux. C’est un metier que je qualifierais de pittoresque, qui demande un grand sens de l’adaptation. J’ai de sacres numeros dans mon carnet d’adresses. Je les meprise pour ce qu’ils sont, je les meprise de m’acheter a travers les choses qu’ils me commandent. Ils me forcent souvent a leur mentir, mais c’est de leur faute.
La raclee que j’ai recue hier faisait partie des aleas du metier. Chaque metier a ses risques professionnels meme si le mien n’est pas reconnu par la Securite sociale. Robert est habitue, et lorsque je suis rentre le visage aplati comme un beignet, il n’a pas eu l’air etonne. Il est alle direct a l’armoire a pharmacie.
Je ne sais pas comment ce type avait eu mes coordonnees. Le bouche-a-oreille des collectionneurs, m’etais-je dit, et je n’avais pas insiste. Il avait un fort accent africain, j’ai pense a un diplomate. Il voulait un truc tres particulier. J’ai commence par refuser, ca me paraissait gros. Il a insiste, me proposant dix mille, puis vingt mille. J’ai faibli. Il me faudrait du temps, ca serait difficile. A vingt-cinq mille je me suis entendu dire OK. J’ai demande un mois de delai, ca faisait plus serieux.

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