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Le traumatisme en heritage

Auteur : Helen Epstein

Preface : Boris Cyrulnik

Traducteur : Cecile Nelson

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : La Cause des livres, Paris, France

Prix : 21.00 / 137.75 F

ISBN : 978-2-9519363-4-8

GENCOD : 9782951936348

  • Les presentations des editeurs : 05/08/2006

J’ai recherche des gens qui, comme moi, etaient habites par une histoire qu’ils n’avaient pas vecue. Tel est le point de depart de la quete de Helen Epstein, et de ses conversations avec des enfants de survivants de la Shoah.

Entrelacant histoire personnelle, temoignages, analyse historique et psychologique, l’auteur nous propose une reflexion passionnante sur la transmission, et sur l’adaptation des enfants, dans leur singularite, aux effets de ce traumatisme.

Que peut-on comprendre des silences, des coleres, des difficultes de nos parents ? Comment avoir confiance, se construire ? Je voulais regler ces problemes, me defaire de cet heritage pour pouvoir continuer ma propre vie, nous dit l’un de ces enfants devenu adulte.

Quels sont les effets d’une catastrophe humaine a grande echelle sur les descendants des revenants de genocides ? Des constantes se retrouvent-elles ?

Ces questions sont devenues en l’espace de quelques decennies un champ d’investigation majeur au confluent de la medecine, de la psychologie et de la sociologie.

Helen Epstein apporte des reponses, a travers un recit rigoureux qui laisse neanmoins toute sa place a l’emotion.

Un livre utile, un classique. Voici venu le temps d’ecouter cette seconde generation.

  • Les courts extraits de livres : 05/08/2006

Chez mon amie Mary, ce mystere etait encore accentue par la tristesse. Ses parents venaient de Pologne et, quand ils etaient seuls, parlaient yiddish et non allemand. Ils etaient proprietaires de la petite maison qu’ils habitaient, sur West End Avenue et la quittaient rarement. Un jour, Mary m’a dit qu’ils avaient peur qu’elle brule ou soit pillee s’ils s’eloignaient. J’ai accepte cela sans discussion, comme si c’etait une consideration toute naturelle. Je ne me demandais pas non plus pourquoi ils avaient donne a leur enfant unique un nom chretien. Tous nos parents, ceux qui etaient venus en Amerique apres la guerre, etaient excentriques a mes yeux. Ils n’avaient pas l’air d’Americains et nous, leurs enfants, n’etions pas semblables aux autres enfants americains. Ce fait etait tellement flagrant qu’il ne suscitait aucune discussion et Mary ainsi que Jimmy et Evelyn ne s’aventuraient jamais dans des speculations sur les raisons de cet etat de choses. Les amis, comme les membres d’une famille, sont prompts a se proteger les uns les autres de la souffrance et, bien que tous conscients du fait que chacun de nos foyers etait impregne d’une grande souffrance, nous ne la regardions jamais en face.

A vingt-neuf ans, j’avais decide de regarder cette souffrance en face […]