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Le travail, un defi pour la GRH

Auteur : Rachel Beaujolin-Bellet | Pierre Louart | Michel Parlier

Date de saisie : 08/04/2008

Genre : Entreprise

Editeur : ANACT, Lyon, France

Collection : Competences

Prix : 24.00 / 157.43 F

ISBN : 978-2-913488-51-9

GENCOD : 9782913488519

Sorti le : 20/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 09/04/2008

Rachel Beaujolin-Bellet est professeur de gestion des ressources humaines a Reims Management School, habilitee a diriger des recherches, et chercheur associe au GREGOR-IAE de Paris.

Pierre Louart est professeur des universites, directeur de l’IAE de Lille et president du reseau national des IAE.

Michel Parlier est responsable du departement Competence, Travail et Emploi de l’ANACT et professeur associe a l’IAE de Lyon. Il a ete auparavant responsable ressources humaines et consultant.

De multiples signes temoignent d’un retour du travail, a la fois dans les preoccupations des acteurs manageriaux et dans les travaux de recherche. Pour autant, la question du travail fait souvent figure de dimension oubliee, voire occultee, des pratiques de gestion des ressources humaines, du dialogue social, et des politiques publiques.
Les auteurs de cet ouvrage, a partir d’experiences d’entreprises, interrogent les pratiques manageriales en placant le travail au coeur d’une gestion des ressources humaines a repenser. Ils etudient ainsi comment le travail est structure concretement, comment il evolue, mais aussi comment il est vecu par les salaries.
En quoi le travail est-il objectivable ? Quelles sont les implications pour tes individus des structures projet et de l’introduction du client dans les organisations ? Quels sens les changements dans le travail prennent-ils pour les individus concernes ? Quelles consequences occasionnent-ils sur le fonctionnement des collectifs de travail ? Finalement, dans quels champs de tension le travail est pris, entre apports productifs, liens sociaux, et developpements individuels ?
Telles sont certaines des questions auxquelles les auteurs apportent des reponses qui visent a eclairer les defis poses a la gestion des ressources humaines, tant du point de vue des modes de mesure et de l’instrumentation du travail, de ses tensions avec l’emploi et la gestion des competences, que de la gestion de ses transformations. Ces reflexions invitent enfin a suivre differentes pistes de mutation d’une fonction ressources humaines qui inscrirait le travail au premier plan de son ambition gestionnaire.

  • Les courts extraits de livres : 09/04/2008

Extrait de l’introduction de Rachel Beaujolin-Bellet, Pierre Louart et Michel Parlier :

Le travail, entre oublis, objets et sujets de la GRH

De multiples signes temoignent d’un retour du travail, a la fois dans les preoccupations des acteurs manageriaux et des acteurs de la regulation sociale, et dans les travaux de recherche. Depuis plusieurs annees, des debats issus de differentes disciplines des sciences humaines et sociales ont porte sur la place du travail dans la societe et dans la construction de l’identite, dans un contexte de diversification des relations salariales, des formes d’organisation du travail, et des marches du travail. En etant encastree dans la societe, la fonction ressources humaines est particulierement concernee par ces evolutions sociales et societales, en meme temps que ses pratiques de gestion contribuent a les structurer. Pour autant, la question du travail fait souvent figure de dimension oubliee des pratiques de gestion des ressources humaines, du dialogue social, et des politiques publiques.
De meme, et il s’agit certainement d’un paradoxe apparent, les travaux en sciences de gestion, qui auscultent les organisations et leurs modes de fonctionnement, les decisions dans leurs processus et leurs effets, les instruments de gestion et leurs modes d’utilisation, voire les individus et leurs motivations, occultent finalement souvent le travail et ses evolutions dans leurs analyses. Est-ce parce que l’utilisation du terme de gestion des ressources humaines vient euphemiser une gestion du travail des Hommes qui n’ose se nommer comme telle ? Car en effet, quand la gestion des contrats de travail, la gestion des competences individuelles et collectives, la gestion des mobilites professionnelles, la gestion des relations sociales, ou encore la gestion des equipes de travail sont evoquees et mobilisees, parle-t-on d’autre chose que de formes de gestion du travail (individuel et collectif) ? Y aurait-il alors des reticences a considerer le travail comme un objet de gestion ? En effet, a de rares exceptions pres, tres peu de travaux evoquent explicitement des enjeux en termes de gestion du travail. S’agit-il d’un voile pudique jete sur un coeur des organisations qui toucherait de trop pres a l’Homme auxquels les sciences de gestion n’oseraient toucher ? Est-ce parce que le travail deborde la gestion des ressources humaines en tant que telle, que ce soit d’un point de vue de praticien ou de chercheur ?
Entre une perception de retour des questions de travail et un constat de relatifs oublis du travail, le projet thematique du XVIIe congres de l’AGRH (Association francophone de Gestion des Ressources Humaines) de novembre 2006, co-organise par l’IAE de Lille et Reims Management School, visait a mettre en exergue les apports des sciences de gestion dans l’analyse des evolutions et des composantes du travail, considerant le travail comme un noyau essentiel de l’action collective, en lien etroit et complexe avec l’emploi, la production, l’innovation et l’efficacite organisationnelle. L’ANACT (Agence nationale pour l’amelioration des conditions de travail) s’est associee a l’organisation de ce congres, en soumettant des travaux et en organisant des symposiums multi-acteurs.
A l’issue du congres, il nous a semble pertinent de valoriser certains des travaux presentes a cette occasion, en les rassemblant autour non pas d’une thematique commune, mais d’apports qui nous paraissent complementaires, de telle sorte a mettre en lien des analyses ayant pour projet commun de restituer toute sa place au travail comme objet mais aussi comme sujet d’analyse des pratiques de gestion des ressources humaines. Ainsi, nombre des contributions ici reunies s’appuient sur des materiaux empiriques issus d’explorations fines des pratiques a l’oeuvre ; en deuxieme lieu, ils partagent l’ambition d’interroger les pratiques manageriales en placant le travail au coeur d’une gestion des ressources humaines a repenser ; en troisieme lieu, ils s’interessent non seulement au travail mais surtout aux sujets et agents en situation de travail, les placant au coeur de leurs reflexions. En bref, le travail est ici pense comme un compose d’equilibres multiples, qu’il faut donc considerer comme tel, en admettant qu’on ne puisse le penser avec un seul regard productif, mais aussi en termes de liens sociaux et de developpements personnels et professionnels. Les auteurs de cet ouvrage etudient tour a tour comment le travail est structure concretement (par des agencements d’activites, une hierarchisation et une complementarite des roles), comment il est dynamise par rapport a son contexte (ses potentiels d’ajustement ou de transformation), mais aussi comment il est vecu par les salaries (ce qui est ou non travail, les joies et les souffrances que cela implique, bref une dynamique sociale assez complexe qui a des effets a la fois operationnels, psychologies et institutionnels).