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Le tueur a la camera

Couverture du livre Le tueur a la camera

Auteur : Thomas Glavinic

Traducteur : Olivier Mannoni

Date de saisie : 12/05/2007

Genre : Policiers

Editeur : M. Sell editeurs, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-35004-076-9

GENCOD : 9782350040769

Sorti le : 26/04/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Nathalie Bruthiaux – 26/05/2007

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Nathalie Bruthiaux – 23/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 26/05/2007

Lorsque ces deux couples d’amis se retrouvent pour passer quelques jours de detente dans une petite maison de campagne, aucun des quatre protagonistes ne se doute qu’il va prochainement pouvoir assister en direct a une palpitante chasse a l’homme : on traque pres de chez eux le tueur a la camera, un assassin sadique qui a force des enfants a mettre eux-memes fin a leurs jours et filme leurs dernieres minutes. Outre la police, la radio et la television sont de la partie, relayant minute apres minute cette course-poursuite effrenee, se faisant l’echo de l’indignation generale. L’excitation monte a l’exterieur et a l’interieur de la maison, dont les habitants finissent par craindre que le tueur ne se soit dissimule tout pres de leur villegiature, tandis que la presse annonce la diffusion de la video tournee par l’assassin…
Thriller hallucine, Le Tueur a la camera mene une reflexion impitoyable sur le jeu de miroirs entre les medias et la realite qui caracterise le monde moderne jusqu’a en faire la caricature de lui-meme. Un suspense haletant, une reflexion sans complaisance sur l’univers que nous avons construit autour de nous comme un gigantesque palais des glaces.

Thomas Glavinic, un des grands ecrivains contemporains de langue allemande, vit a Vienne. Il est l’auteur de Partie remise (Pauvert, 2001).

Traduit de l’allemand (Autriche) par Olivier Mannoni

  • Les courts extraits de livres : 26/05/2007

Des rumeurs affirmaient qu’il s’agissait d’un incendie volontaire. Le paysan et sa femme etaient morts dans les flammes. Des habitants superstitieux du village tout proche racontaient que les lieux etaient hantes ; ils evitaient les parages de la ruine. Ma compagne voulut partir immediatement. Heinrich se moqua d’elle. Croyait-elle donc aux fantomes ? Elle repondit que, des qu’ils s’etaient approches, elle avait eu une sensation epouvantable. Cela tenait peut-etre au fait qu’elle avait la tete lourde. Mais cet endroit degageait quelque chose d’inquietant. Elle ne pouvait pas l’expliquer, mais elle avait peur. Elle voulait rentrer chez les Stubenrauch. Heinrich fit une plaisanterie. Ma compagne se mit alors a trembler de tout son corps et partit en courant. Il nous fallut la suivre. Pas un mot ne fut prononce. Nous revinmes a la maison des Stubenrauch. Le soir, les femmes preparerent des spaghettis a la bolognaise. Tandis qu’elles travaillaient a la cuisine, Heinrich et moi parlames peche. De temps en temps, un chat se frayait un acces a la maison. Cela forcait Heinrich a se lever et a mettre l’animal dehors. Il estima a ce propos que les chats etaient un veritable fleau et qu’on ne devait pas les laisser entrer parce qu’ils saliraient tout et ameneraient le manque d’hygiene. Apres le repas, nous jouames au rami. Lors d’une pause due a la pression de la vessie d’Eva Stubenrauch, ma compagne alla chercher deux petits sachets de chips Kelly’s. Heinrich alluma le televiseur sur les pages d’information ecrite, ce qu’ils appellent le teletexte. La premiere nouvelle concernait la visite d’un chef d’Etat etranger. La deuxieme evoquait le meurtre de deux enfants en Styrie occidentale.