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Le vide et le plein ; carnets du japon

Auteur : Nicolas Bouvier

Date de saisie : 02/03/2010

Genre : Litterature Francaise Recits D’Aventures Et De Voyages

Editeur : Hoebeke, Paris, France

Collection : Etonnants Voyageurs Hoebeke

Prix : 18.00 � / 118.07 F

ISBN : 9782842301767

GENCOD : 9782842301767

Sorti le : 18/02/2004

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  • Les presentations des editeurs : 02/01/2010

La decouverte d’inedits de Nicolas Bouvier (1929-1998), le plus grand ecrivain-voyageur de ce temps, est chose veritablement exceptionnelle : surtout quand il s’agit, non pas de quelques articles retrouves ici ou la, mais de rien moins que ses fameux �carnets� si souvent evoques, qu’il tint pendant son sejour au Japon en 1964 et que nul n’avait lus.
L’Usage du monde, publie en 1963, marquait la premiere etape jusqu’a la Khyber Pass, en Afghanistan, d’un immense voyage commence en 1953, via Belgrade, �vers la Turquie, l’Iran, l’Inde, plus loin peut-etre…� Et la, se dit-il, �si j’ajoutais l’Inde, Ceylan, et le Japon, ce serait Le Livre des merveilles en deux mille pages, que j’aurais termine vers cinquante ans…� De ce Livre des merveilles, evidemment interminable, Nicolas Bouvier nous aura livre quelques joyaux. En voici une part importante, jusqu’ici inedite, qui nous fait decouvrir un Nicolas Bouvier au quotidien, tout en notations vives, droles, touchantes, d’une acuite proprement incroyable.
Le style de Bouvier, c’est d’abord cette qualite de regard, ces ciselures de miniaturiste, cet art unique de saisir, comme on derobe des pommes a l’etalage, des fragments d’eternite au detour d’une scene, d’un regard echange. Le voici ici tout entier, en liberte, avec son inimitable humour, et l’on croirait presque entendre sous ses phrases le grain de sa voix tandis qu’il decouvre, s’emerveille, s’etonne, se laisse faire, mais aussi defaire par ce pays �non pas tant mysterieux que mystifiant� au long de ce deuxieme sejour au Japon avec sa femme Eliane.
Le Vide et le Plein s’impose comme un chapitre precieux de l’oeuvre de Nicolas Bouvier, ou il se decouvre plus, peut-etre, que nulle part ailleurs.

  • La revue de presse Andre Clavel – L’Express

… A 8 ans, deja, il tracait les meandres du Yukon sur le beurre de ses tartines, pour se persuader qu’il deviendrait un citoyen du monde. Il ne s’en est pas prive et il n’a cesse de jouer les Sindbad, sac au dos, sur des sentiers qui sont desormais les chemins de nos reves. Sa morale ? �J’aime que la route me plume et me depouille�, repondait-il, lui qui partait pour se perdre, et qui se perdait pour ne jamais se retrouver… Les editions Hoebeke publient un inedit precieux, Le Vide et le plein, qui rassemble les notes et le journal intime que Bouvier ecrivit pendant son second periple au Japon, entre 1964 et 1966 : du travail de calligraphe, des ciselures de miniaturiste, des haikus de l’ame, ou le voyageur butine la fleur nipponne en se fondant dans les paysages, avec son flair pour seule boussole… Precis et leger comme une seance d’acupuncture, son recit est un enchantement. Et une magistrale lecon d’ethnographie baladeuse. Avec cette maxime en guise de mode d’emploi : �Le voyage ne vous apprendra rien si vous ne lui laissez pas aussi le droit de vous detruire. C’est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coule ne sauront jamais rien de la mer. Le reste, c’est du patinage ou du tourisme.�

  • La revue de presse Francois Simon – Le Figaro

Il faut sans doute accepter l’idee de miracle permanent en litterature. De temps a autre, des manuscrits remontent a la surface comme par enchantement. On ne saura jamais (vraiment) qui actionne ces poulies de la memoire, qui va chercher dans les abscisses et les ordonnees, ces carnets, ces liasses de feuilles qui somnolaient dans une incomprehensible retraite. Lorsqu’on lit (lorsqu’on ecoute, la musique nous habitue aussi a ses inedits miraculeusement treuilles de l’oubli), on se dit que la memoire est une bonne fille, pleine de mansuetude. On avait oublie ces textes. Parfois sinon souvent, on avait eu bien raison. Mais la ! Des inedits de Nicolas Bouvier (1929-1998), un des plus grands ecrivains voyageurs de ce temps… Faut-il le rappeler que ces ouvrages ne tiennent en rien du recit touristique et les amateurs du genre n’en glaneront que quelques miettes eparses : des sarongs carmin, des autobus peints, de mignonnes bougies, un petit portail de bambou. Non, il s’agit ici du vrai voyage, celui qui vous eventre, vous jette pele-mele. �Le voyage, ecrit Nicolas Bouvier, ne vous apprendra rien si vous ne lui laissez pas aussi le droit de vous detruire. C’est une regle vieille comme le monde. Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coule ne sauront jamais rien de la mer. Le reste c’est du patinage ou du tourisme.� Bouvier se sert du voyage, il le fait rentrer dans le texte �comme dans un laminoir�… Voici donc Le Vide et le Plein, la suite des carnets du Japon. Ils nous offrent une vision unique de cette ile. Loin des exquises considerations d’ambassade d’un Paul Morand, des recits truculents d’un Lawrence Durrell, Nicolas Bouvier passe sa vie dans les petites rues, les bordels, les temples ou dans ce �train glacial bonde de fantomes qui dormaient noues dans des postures incroyables (…) j’avais l’impression que pour s’endormir de la sorte, dans ces agencements si compliques, il fallait une candeur et une fraicheur que je crains d’avoir perdues depuis longtemps�… En quoi Nicolas Bouvier se distingue-t-il ? Sans doute par son ecriture. Elle est d’une grande purete. D’ou la difficulte de la decrire. On voudrait vous dire, prenez et lisez ces textes ciseles, au bord de l’epure, balancant entre haiku et ellipses limpides. On entre dans les textes de Bouvier comme le fil dans le chas d’une aiguille…