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L’echelle de Dionysos

Couverture du livre L'echelle de Dionysos

Auteur : Luca Di Fulvio

Traducteur : Marina Boraso

Date de saisie : 03/10/2007

Genre : Policiers

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Thrillers

Prix : 22.50 €

ISBN : 978-2-226-18094-0

GENCOD : 9782226180940

Sorti le : 03/10/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Corinne Salles de la librairie BLANCHE NEIGE a AMBERIEU-EN-BUGEY, France – 29/01/2008

“L’echelle de DIONYSOS” est un thriller, il en a tous les ingredients, et d’abord le delire de la violence monstrueuse. Un roman policier, dont les heros, car ils sont nombreux, s’appellent GERMINAL, ou ZOLA.
Un roman fantastique, avec l’echelle mystique de DIONYSOS – de JACOB – Un roman epique, ou telle heroine evoque ESMERALDA.
Un roman psychanalytique, ou le sens de la vie, son but, ses perspectives sont les esclaves de la drogue sexuelle, et de son instrument erotique. “Leurs regards eperdus debordaient de fureur et de plaisir, de desir et de violence”

BON VOYAGE ! ! ! !

  • Les presentations des editeurs : 03/10/2007

31 decembre 1899. Premier d’une longue serie, un carnage a La Mignatta (la Sangsue), repaire des voleurs, violeurs, prostituees et miserables rejetes par la ville, ensanglante le siecle nouveau. Dans cette zone de non-droit, reclus dans leurs somptueuses villas, vivent aussi les riches actionnaires d’une sucrerie. Tel un Dionysos saisi par une orgie de violence, le monstre assassin s’est acharne sur le corps de leurs femmes.
Mute au coeur de cette poudriere, l’inspecteur Milton Germinal, heroinomane repenti, tente de decrypter la signature du tueur dans ses rituels macabres. Une descente aux enfers qui le sauvera, ou le menera a sa perdition. Car celui qu’il traque semble pret a franchir tous les paliers de l’horreur pour atteindre son but mysterieux…
Retrouvant l’emerveillement des lectures adolescentes, Luca di Fulvio nous ramene a la grande tradition du feuilleton dans ce qu’il a de plus noble. Sombre, complexe, original, ce thriller fulgurant aux dimensions de tragedie antique nous fait dire que Dickens, Hugo, Dumas et Zola ont enfin rencontre Thomas Harris !

Dans la lignee de L’Ombre du vent de Zafon. La Stampa

Luca Di Fulvio est ne en 1957 a Rome ou il vit et travaille. Apres des etudes a l’Accademia teatrale italiana, il devient comedien avant de se consacrer entierement a l’ecriture.
Un premier roman, L’Empailleur a ete traduit en francais (Gallimard, Serie Noire, en 2003) et porte a l’ecran. L’Echelle de Dionysos devrait etre porte a l’ecran par Gabriele Salvatore.

  • Les courts extraits de livres : 03/10/2007

L’assassin avait la connaissance de la douleur. Elle avait marque le moment de sa naissance, et tout son etre n’etait que douleur. Et il n’existait pas de peine qu’il ne fut en mesure d’aimer, car cette douleur etait quelque chose de bon : a present la souffrance qui habitait son miserable corps en manifestait a la fois le triomphe et la celebration, elle etait le moyen choisi par le dieu pour le faire acceder a une vie nouvelle. Une vie glorieuse.
Nul ne rirait de lui, desormais. C’etait fini. La moisson de tourments qu’on tirait autrefois de son corps et de son ame, c’etait lui, maintenant, qui la recolterait dans la chair d’autrui. La vengeance lui appartenait, et la force egalement. Il etait fort de la peur qu’il inspirait.
Le dieu lui en avait fait don, et en son nom il allait agir.
Parce que la douleur l’avait comble, amende.
Il n’etait pas un etre humain, il ne l’avait jamais ete. Un foetus, voila ce qu’il etait.
Au cours d’une lointaine soiree, seize ans auparavant, le foetus etait venu a la vie, et il avait retrouve au fond de lui-meme l’integrite de son etre, palpitante de haine et d’effroi, assoiffee de vengeance. Et aussi vibrante d’amour, devouee tout entiere a son dieu.
Aujourd’hui il possedait la puissance, il possedait une justification, et avec elles un destin a accomplir.
Car le dieu avait declare qu’au terme de seize annees, le moment etait venu. Il lui avait revele son essence. Il contait une histoire qui flattait son propre plaisir et repondait a son desir le plus profond parce qu’a l’interieur de l’histoire grandiose du dieu s’inscrivait sa modeste histoire a lui.
Le dieu lui avait donne un maitre, il lui avait fait present de la force. Et a cette force, il offrait une raison d’etre.
Maintenant, dit le dieu, et il s’evanouit dans les tenebres.
C’etait un dieu a l’apparence d’homme.
Juffridi entendit les aboiements furieux des chiens et, aussitot, on toqua a sa porte. La nuit etait tombee. S’emparant du couteau qu’il gardait toujours a la ceinture, il posa sa lampe a huile pres de la porte et l’ouvrit en se rencognant legerement vers l’interieur, la lame aiguisee pointee vers l’entrebaillement.
Juffridi abaissa son arme, pris d’un grand rire.
– Ah, c’est toi, Y avorton. (Son rire redoubla tandis qu’il regardait ses mains.) Tu as peur de prendre froid ?
La main enorme, protegee par un gant de cuir, saisit alors Juffridi a la gorge, l’entrainant a l’exterieur, vers le billot sur lequel il fendait le bois et coupait la tete des poules.
Les chiens aboyaient sans repit.
Des deux mains, Juffridi se cramponna aux doigts qui lui serraient le cou, luttant desesperement pour se degager, se debattant et gemissant.