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L’eloge du divorce

Auteur : Suzana Mistro-Djordjevic

Date de saisie : 07/02/2006

Genre : Sociologie, Societe

Editeur : Favre, Lausanne, Suisse

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-8289-0867-6

GENCOD : 9782828908676

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

De nos jours, une difficulte majeure se manifeste quand il s’agit de reflechir sur l’identite d’un couple et de sa perennite. Depuis notre plus tendre enfance, on nous inculque un modele de couple qui semble de plus en plus depasse. Fini le temps ou le couple n’etait qu’un, indivisible. Aujourd’hui, plus d’un mariage sur deux se termine par un divorce et pourtant ce sujet reste tabou…

Et si notre vision du couple changeait ?

J’ai ete reellement surprise par le nombre de personnes, pour la plupart inconnues, venues me dire qu’elles auraient prefere que leurs parents divorcent au lieu de devoir vivre leur enfance et leur jeunesse dans un climat de tension. Nombreux sont les parents qui infligent inconsciemment des souffrances morales a leurs enfants en leur disant que c’est pour eux qu’ils restent en couple et qu’ils se sacrifient pour leur bien.

Mieux vaut un divorce qu’une insatisfaction permanente transmise en heritage a son enfant !

Et si la mentalite changeait ? Et si le mariage n’etait plus envisage pour la vie ?

Ce livre n’est en aucun cas un encouragement a divorcer pour un oui ou pour un non, pour un caprice ou pour une passade !

C’est, au contraire, l’eloge des personnes qui ont fait tout ce qui est en leur pouvoir pour vivre en couple et qui ont su reconnaitre leurs limites, limites a ne pas depasser si elles veulent preserver l’estime qu’elles ont d’elles-memes.

Et si le divorce etait souvent une chance a saisir ?

Il y aurait beaucoup plus d’enfants et d’adultes heureux : l’enjeu est grand.

Suzana Mistro-Djordejvic, licenciee en sciences economiques et sociales, est l’auteure du conte Mon poisson dore destine aux enfants et aux parents confrontes a la separation. Elle est conceptrice de l’atelier Fa Mi La a l’Ecole des Parents a Geneve.

Extrait de la presentation :

Ce livre n’est en aucun cas un encouragement a divorcer pour un oui ou pour un non, pour un caprice ou pour une passade. Non !

C’est, au contraire, l’eloge des personnes qui ont fait tout ce qui est en leur pouvoir pour vivre en couple et qui ont su reconnaitre leurs limites, limites a ne pas depasser si elles veulent preserver l’estime qu’elles ont d’elles-memes.

Pres de 300 personnes m’ont parle de leur vecu, dont 74 ont repondu au questionnaire elabore en collaboration avec Ruzica Buffo. J’ai ete profondement touchee, autant par les temoignages d’enfants de parents separes que par les temoignages d’adultes separes : tant de souffrance cachee et tant d’energie gaspillee pour l’occulter aux yeux de ceux que nous aimons. Les enfants cachent leur souffrance a leurs parents pour ne pas leur faire encore plus de mal. Mais ils peuvent s’exterioriser a l’improviste devant une personne inconnue qu’ils ne vont, probablement, plus revoir. Les adultes cachent moins leur douleur et en parlent plus facilement…

Extrait de l’introduction :

Les guerres, l’une apres l’autre, un peuple contre l’autre, gagnaient le territoire des Slaves du Sud. Les populations etaient tellement melangees que definir un territoire n’etait possible qu’a travers une guerre atroce et finalement imposee par l’OTAN. C’est dans ce contexte-la, comme pour conjurer le sort, que j’ai commence a interviewer des personnes separees ou divorcees, elevant un ou plusieurs enfants. Le travail sur le terrain me faisait supporter la guerre dans mon pays d’origine. La creation et le travail changent le monde. L’innovation de la pensee contribue au changement de la perception de ce qui nous arrive et de ce a quoi il est necessaire de faire face.

Grace aux personnes rencontrees, j’ai appris que chaque famille est unique et que l’histoire personnelle de chacun de ses membres, avec ses sentiments, ses perceptions et sa propre interiorisation, determine son present et son avenir. L’idee etait de trouver un fil conducteur liant ces histoires personnelles et d’en transmettre le resultat.

Les dimensions que j’ai explorees en geographie humaine sont: le territoire, la culture et l’identite. Les gens communiquent au moyen de leur culture et la comprehension de celle-ci est indispensable pour toute relation humaine. S’agissant ici des relations entre les conjoints et leurs enfants, j’ai defini le territoire comme un espace commun vecu et partage par deux individus, territoire cree et delimite par eux-memes. Cet espace n’est pas acquis dans le temps. Il varie selon la culture et le modele familial des parents et selon leur possibilite a s’engager…

Debut du livre :

La notion de famille et de cohesion de la famille regresse fortement au profit d’une nouvelle forme appelee monoparentale et liee a la liberte individuelle, a la mutation culturelle des habitudes, aux styles de vie, aux croyances et aux valeurs.

Depuis la revolution industrielle, la cellule familiale a connu d’importantes modifications. Quand l’infrastructure de la societe change, la production influencee par le progres technologique engendre une evolution dans la superstructure, les changements sociaux et la redefinition des classes sociales. L’evolution des mentalites et des moeurs, qui font partie de la superstructure, suit le progres technologique avec une cinquantaine d’annees de retard en general. L’adaptation se fait au fur et a mesure, avec le temps et avec la comprehension des changements. L’obstacle principal, dans la societe occidentale, est un fulgurant progres technologique qui nous oblige a vivre davantage dans l’action et dans l’avoir. Ce mode de vie qui nous fait croire que c’est pour notre bien-etre. Bien plus favorable, d’ailleurs, a la consommation et au commerce qu’a notre etre…