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L’Empire des larmes. Volume 1, La guerre de l’opium

Auteur : Jose Freches

Date de saisie : 14/11/2006

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : XO, Paris, France

Prix : 21.90 / 143.65 F

ISBN : 978-2-84563-281-3

GENCOD : 9782845632813

Sorti le : 28/09/2006

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Quand l’Occident asservissait l’empire du Milieu… Sensualite, aventure et magie de la Chine sont au rendez-vous de cette extraordinaire saga.

Pekin, 1847. La Chine, cet empire sublime et mysterieux, est en train de mourir.
Pour l’asservir, Francais et Anglais deversent sur elle un poison funeste, l’opium, par cargaisons entieres. Et tout en affamant son peuple, ils pillent ses merveilles ancestrales.
Un enfant, un fils secret de l’empereur Daoguang, peut changer le destin de l’empire. Il s’appelle La Pierre de Lune, et il est menace de mort, poursuivi par le clan des tres puissants eunuques. A travers toute la Chine, une traque impitoyable commence, ou l’on rencontrera une danseuse contorsionniste, un chambellan corrompu, une jeune Londonienne, un prince Tang rebelle…
Les destins des heros de Jose Freches vont tisser la toile d’une histoire magnifique menee tambour battant, dans une Chine inconnue et absolument fascinante, ebranlee par l’Occident, mais qui ne demande qu’a s’adapter pour survivre et triompher !

Jose Freches est notamment l’auteur du Disque de Jade et de L’Imperatrice de la soie qui ont conquis le public avec un million d’exemplaires vendus en France, et de Il etait une fois la Chine (2005). Ecrivain autant qu’historien, il sait admirablement faire vivre l’histoire de la Chine ancienne a travers le roman.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

De retour a Shanghai en triomphateur, il n’avait pas fallu deux mois a ce sacre bonhomme, qui, hier encore, croupissait sur son ile japonaise, pour reprendre les vingt kilos perdus et retrouver une forme olympique. Au bout de cinq jours de suralimentation, il avait replonge dans le metier qu’il exercait avec passion en redigeant un article consacre a sa captivite, qui avait immediatement fait le tour du monde.
– De quelle sorte de pierre est faite cette statuette ? demanda Bowles au sous-officier en charge de la surveillance des objets, qui avait tout l’air d’un flibustier et qu’il avait decide de tester.
– En pierre de lune, mon cher ! Comme tous les modeles de ce type utilises par les empereurs…
Le bougre s’y connaissait.
– Quel beau travail… digne des meilleurs eleves de la Royal Academy, murmura le journaliste, en contemplant l’objet qu’il tenait dans sa paume.
– C’est fait expres. La concubine malade n’avait qu’a designer au medecin l’endroit ou elle avait mal et ce dernier pouvait etablir un diagnostic sans la deshabiller. Les empereurs de Chine ont toujours ete des gens tres jaloux !
– Je vois…
Malgre ses airs de rustaud et les rouflaquettes rousses qui mangeaient la moitie de son visage de gros buveur de whisky, l’homme avait l’air de bien connaitre les us et coutumes de l’Empire du Milieu.
– Vous savez, certains empereurs de Chine n’hesiterent pas a faire decapiter le medecin auquel ils avaient demande d’examiner de cette facon le corps de leur favorite, parce qu’il s’etait revele incapable de detecter le mal dont elle souffrait… expliqua doctement le sergent, comme s’il racontait la, somme toute, rien que de tres normal.
– Elle est belle… fit Bowles en caressant le galbe des cuisses potelees de la femme en pierre de lune.
– Si vous la voulez, je peux m’arranger pour que l’enchere vous soit favorable, murmura le militaire avec une oeillade appuyee.
Bowles prefera ne pas donner suite. Il n’avait pas suffisamment d’argent et il ne devait pas se disperser s’il voulait arriver a ses fins. A regret, il deposa la statuette sur la longue table recouverte de feutrine ou s’entassaient les merveilles de toutes sortes qui allaient etre mises aux encheres.
Un quart d’heure plus tard, la vente commencait et John Bowles se tremoussait d’impatience sur sa chaise pliante.