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L’epee de verite. Volume 7, Les piliers de la creation

Auteur : Terry Goodkind

Illustrateur : Keith Parkinson

Traducteur : Jean-Claude Malle

Date de saisie : 15/11/2007

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Bragelonne, Paris, France

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-35294-078-4

GENCOD : 9782352940784

Sorti le : 15/11/2007

  • Les presentations des editeurs : 14/12/2007

Entendu, merci bien pour l’information, je vais leur envoyer ca tout de suite !
La jeune Jennsen, harcelee depuis sa plus tendre enfance par ses demons interieurs, a trouve le moyen de les reduire au silence. Mais la fin de son epreuve est le debut d’un calvaire pour le reste du monde : impliquee contre son gre dans un combat dont l’enjeu est la vengeance et la conquete, Jennsen tombe sous la domination de forces obscures plus atroces que tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Et si les voix de ses demons avaient toujours ete reelles ?…

Pendant ce temps, Richard et Kahlan a nouveau reunis doivent toujours compter avec la menace des troupes de l’Ordre Imperial. Contraints de s’aventurer dans un pays etrange et desole, ils voient leur quete se transformer en cauchemar lorsqu’un chasseur infatigable se met a les traquer.

Affaiblis et de plus en plus seuls, Richard et Kahlan combattent desesperement pour survivre. S’ils veulent un avenir, il leur faudra repousser la menace surnaturelle qui vient d’emerger des plus sombres profondeurs de l’ame humaine. Pour cela, le Sourcier devra lutter contre les demons assoiffes de sang qui rodent parmi les Piliers de la Creation…

Terry Goodkind est le nouveau prodige de la Fantasy americaine. En quelques mois, son cycle de L’Epee de Vente est devenu un best-seller international, vendu a plus de 20 millions d’exemplaires, reussissant l’exploit de rassembler tous les publics sous sa banniere. Traitrise, aventure, intrigue, amour, tous les ingredients sont reunis dans ce cycle pour en faire la plus grande fresque de Fantasy depuis Tolkien.

  • Les courts extraits de livres : 14/12/2007

En fouillant dans les poches du cadavre, Jennsen Daggett decouvrit la derniere chose au monde qu’elle se serait attendue a trouver. Tres surprise, elle s’assit sur les talons, et, tandis qu’un vent mordant ebouriffait ses cheveux, regarda fixement les deux mots ecrits en lettres capitales sur le petit morceau de parchemin – qui avait ete plie en quatre avec une grande precision, afin que les bords se recoupent au centieme de pouce pres.
Jennsen cligna des yeux, comme si elle esperait que les mots disparaissent. Mais ils resterent bien presents, car ils n’avaient rien d’une illusion.
Si absurde que fut cette idee, la jeune femme continuait a redouter que le soldat mort soit en train de l’epier, a l’affut de sa moindre reaction. Prenant garde a rester impassible malgre la tempete qui faisait rage en elle, Jennsen sonda les yeux du mort. Ils etaient voiles et ternes, constatat-elle. Certains defunts, disait-on, semblaient tout simplement endormis. Ce n’etait pas le cas de cet homme aux yeux eteints, aux levres deja bleues et a la peau cireuse. A l’arriere de son cou de taureau, une grosse rougeur tournait deja au violet.
Comment aurait-il pu epier Jennsen ? Ce soldat ne voyait plus rien, c’etait evident. Mais avec sa tete tournee vers la jeune femme, on aurait pu croire qu’il la fixait. En tout cas, elle pouvait l’imaginer.
Au sommet de la falaise, derriere elle, les branches nues des arbres malmenes par le vent se heurtaient en cliquetant sinistrement comme des os. Le morceau de parchemin, entre les doigts de Jennsen, semblait vibrer au meme rythme, et elle sentait les pulsations de son coeur, deja emballe, s’accelerer encore.
La jeune femme avait un esprit clair et logique et elle en etait tres fiere. A l’evidence, aujourd’hui, elle se laissait emporter par son imagination. Mais c’etait le premier mort qu’elle voyait : un etre humain immobile au point d’en devenir grotesque. Ce soldat ne respirait plus, et c’etait tout simplement terrifiant.
Jennsen inspira a fond pour controler les mouvements de sa poitrine. Si elle ne pouvait rien pour ses nerfs, qui menacaient de craquer, elle gardait une certaine emprise sur son corps.
Meme s’il etait mort, elle n’aimait pas que ce type la regarde ! Se levant, elle tira sur l’ourlet de sa robe, contourna le cadavre puis replia le morceau de parchemin en quatre, comme lorsqu’elle l’avait trouve, et le rangea dans sa poche. Elle s’inquieterait de cela plus tard, meme si elle devinait comment sa mere reagirait aux deux mots ecrits en lettres capitales.
Decidee a en terminer vite, elle s’agenouilla de l’autre cote du mort et continua sa fouille. A present, le soldat semblait regarder la corniche d’ou il etait tombe, a croire qu’il cherchait a savoir comment il avait pu finir, la nuque brisee, au pied de la paroi rocheuse qu’il longeait.
Le manteau du mort n’avait pas de poches. Deux sacoches pendaient a sa ceinture. La premiere contenait une fiole d’huile, des pierres a aiguiser et une bande de cuir a rasoir. L’autre etait remplie de morceaux de viande sechee. Aucune des deux n’apprit quelque chose a Jennsen sur l’identite du cadavre.
S’il avait ete plus malin, comme elle, il aurait suivi le chemin le plus long, au pied de la falaise, plutot que de passer par la corniche, tres dangereuse a cette epoque de l’annee a cause des plaques de verglas. Et s’il n’avait pas eu envie de rebrousser chemin afin de redescendre dans le canyon, il aurait ete plus inspire de traverser les bois, meme si les ronces y formaient par endroits des obstacles difficiles a franchir.
Mais ce qui etait fait etait fait… Si Jennsen trouvait un indice sur l’identite du mort, elle pourrait contacter ses parents, ou au moins certaines de ses connaissances. Les proches de cet homme voudraient savoir ce qu’il etait devenu. C’etait toujours comme ca, entre amis, n’est-ce pas ?