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L’ere des tenebres. Volume 1, Le temps des dragons

Auteur : A. J. Lake

Traducteur : Cecile Moran

Date de saisie : 18/11/2007

Genre : Jeunesse a partir de 9 ans

Editeur : Pocket Jeunesse, Paris, France

Collection : Grands formats

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-266-16801-4

GENCOD : 9782266168014

Sorti le : 02/11/2007

  • Les presentations des editeurs : 19/11/2007

Au cours d’une terrible tempete, le bateau d’Edmund et Elspeth s’est brise sur des recifs, au large d’une terre inconnue. Seuls survivants du naufrage, les deux enfants vont decouvrir qu’ils possedent d’incroyables pouvoirs.

Heureusement, car dans cette contree sauvage regne la magie la plus noire ! Au-dessus d’eux plane un dragon qui n’aurait jamais du etre reveille…

A. J. Lake est enseignante et s’est specialisee dans une periode de l’histoire anglaise plus connue comme The Dark Ages (Les temps sombres). Elle trouve son inspiration dans les montagnes, les tempetes et les decors de glace. Elle espere en secret que les dragons existent vraiment.

  • Les courts extraits de livres : 19/11/2007

Le ciel s’assombrit jusqu’au noir d’encre. Puis un eclair aveuglant, blanc comme un eclat d’os, le traversa, et aussitot un vent terrible se leva.
La charpente de l’Alcyon se froissa dans un craquement epouvantable, plus assourdissant qu’une foret abattue d’un coup par la hache d’un geant. Le navire marchand bascula sur l’arriere et commenca de s’enfoncer dans les flots.
La foudre avait cause de lourds degats. Le mat etait fendu sur toute la hauteur et la grand-voile pendait au-dessus du pont, pale dans la nuit, pareille a l’aile repliee d’un cygne.
Une longue tige de l’espar frola l’oreille d’Edmund.
– Ne reste pas la ! hurla l’homme de barre en l’entrainant avec lui.
En un instant, l’averse impregna ses jambieres et sa fine tunique de toile. Le froid lui coupait le souffle. Par chance, il etait chausse de bottes de bonne qualite et il progressa a tatons dans la penombre sans tomber. Son coude heurta la cabine lorsque des marins, dans leur course folle vers la proue, le bousculerent. Il les vit se battre avec des cordages emmeles et hisser une voile de cuir qui claquait furieusement.
Au milieu des rameurs, le commandant Trymman distribuait ses ordres a pleins poumons. Il disparut soudain derriere le rideau de pluie, la voix couverte par les cris de l’equipage et les grincements du bois.
L’homme de barre s’arreta net au pied du grand mat dechiquete et scruta les cieux dechaines. Edmund suivit son regard. Une volee de grelons illumines par le tonnerre l’attaqua comme un essaim d’abeilles en colere. Alors qu’il portait la main a son visage pour se proteger, il entrevit quelque chose a travers la foudre. Il revait, surement… C’etait impossible.
J’ai pourtant cru voir du feu…, pensa-t-il. Il plissa les yeux, fouillant l’obscurite entre les eclairs : en effet une enorme flamme, aussi rouge que l’interieur d’un fourneau, brulait le ciel de jais.
– Que les dieux nous gardent…, murmura l’homme a Edmund. Tiens-toi au mat et attache-toi !