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Les 100 plus grands tubes reggae a telecharger

Auteur : Bruno Blum

Date de saisie : 04/05/2008

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Fetjaine, Paris, France

Collection : Musique

Prix : 5.90 / 38.70 F

ISBN : 978-2-35425-081-2

GENCOD : 9782354250812

Sorti le : 30/04/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/05/2008

Bonne nouvelle pour les amateurs de reggae : il n’y a pas que Bob Marley

Depuis les ancetres du genre, a la fin des annees 60 (Desmond Dekker, Prince Buster, The Abyssinians) jusqu’aux nouveaux venus des annees 2000 comme Sean Paul ou Tiken Jah Fakoly, ce livre evoque les tubes indispensables de Jimmy Cliff (The Harder They Come), Peter Tosh (Don’t Look Back), UB40 (I Got You Babe), mais aussi Lee ” Scratch ” Perry, Burning Spear, Toots and the Maytals, Third World, Max Romeo, Horace Andy, les Gladiators, U Roy, Steel Pulse, Third World et bien d’autres, sans oublier les incursions reggae d’Alicia Keys ou de Serge Gainsbourg (Lola Rastaquouere, Vieille canaille, Aux armes…)… Ni bien sur Bob Marley, le maitre du genre.

Une mine de chansons souvent meconnues a telecharger.

  • Les courts extraits de livres : 05/05/2008

THE ABYSSINIANS

Satta Massa Gana, 1969

Variations complementaires : The Abyssinians : Mabrak (1970) – Big Youth : I Pray Thee (vers 1972)

Satta Massa Gana est sans doute le plus emblematique des hymnes au Rastafari. Il est paru 1969, a une epoque ou, en Jamaique, les rebelles rastas etaient encore des parias dans la societe post-coloniale. Le premier morceau rasta de Bob Marley, Selassie Is the Chapel, n’etait par exemple sorti que quelques mois plus tot, mais sans faire grand bruit. Le reggae commencait seulement a diffuser le message rasta, qui valorise l’identite africaine. Satta annonce la vague rasta qui va prendre la parole avec le reggae dans les annees qui suivront. Les choristes Donald et Linford Manning avaient rejoint le chanteur et compositeur Bernard Collins alors qu’ils chantaient habituellement avec leur frere Carlton au sein du trio vocal Carlton & the Shoes Pour l’anecdote, leur groupe s’appelait en realite Carlton & the Shades (Carlton & les Lunettes de soleil) mais une coquille sur leur premier disque rebaptisa le trio en Carlton & the Shoes (Carlton & les chaussures), et le nom est reste !
En realite, Carlton Manning avait sorti en 1968 chez Studio One le 45 tours de Carlton & the Shoes Love Me Forever avec en face B Happy Land. Les deux premiers vers de Satta y figuraient deja : Il y a une terre bien loin, ou il n’y a pas de nuit, seulement le jour. Cette allusion chretienne a la terre promise vers laquelle Moise guida son peuple fut percue par les rastas comme etant une reference a Sion (Zion), la terre promise… qu’ils preferent placer, eux, en Ethiopie chretienne, sur la terre d’Afrique de leurs ancetres. En ecrivant les paroles de son morceau, Bernard Collins y insuffla donc une dimension rasta : Regardez dans le Livre de la vie (la Bible) et vous verrez. Vous verrez quoi ? Que cette terre existe bel et bien, que le Roi des rois, Seigneur des seigneurs y est assis sur son trone et qu’il nous dirige tous. En effet a la fin de la Bible, dans le chapitre Apocalypse (Revelation en anglais), Dieu revient sur terre et porte les titres de Roi des rois, c’est-a-dire les memes titres que l’empereur d’Ethiopie de l’epoque, le negus Haile Selassie Ier. Voila ce que raconte ce morceau : il affirme que le roi des rois est notre souverain a tous, l’incarnation humaine d’une divinite annoncee dans l’Apocalypse.
En guise de conclusion, Bernard Collins chante donc quelques mots en amharique (langue ethiopienne de l’ethnie amhara) : Satta Massa Gana qui signifiait pour lui merci a Dieu. Mais Bernard Collins connaissait tres mal l’amharique… et realisant son erreur, il enregistra une nouvelle version du morceau ou il explique, en parlant cette fois, qu’il faudrait plutot dire Dina Igzhabier Y Mas Gan, ce qui signifierait Le bon Dieu peut etre prie.