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Les anges dans les arbres

Auteur : Jo Pacini

Date de saisie : 30/03/2008

Genre : Poesie

Editeur : Cardere, Laudun, Gard

Collection : Errance poetique

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-914053-46-4

GENCOD : 9782914053464

Sorti le : 14/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 04/04/2008

Qui sont-ils ces anges ? Eux qui prennent couleur d’homme, eux qui bravent le temps et l’espace, eux qui se coulent dans les gestes et les attitudes surgies de l’inconscient collectif ? Ils viennent en messagers d’une autre realite, qui se glisse en nous et s’eveille dans le Desir…
Temoins, imposteurs et herauts d’une autre conception du monde et de la vie, les anges se manifestent a leur maniere, accompagnent, suggerent, introduisent l’eclair lucide de l’interrogation et ouvrent ineluctablement la conscience
Jo Pacini est ne en Italie en 1942, dans une famille paysanne, communiste, croyante, et de tradition orale et poetique : l’un de ses grands-peres chantait la Divine Comedie a la veillee, l’autre se mesurait a ses amis dans des joutes litteraires en vers…
Arrive en France a l’age de six ans. Jo Pacini deviendra plus tard animateur culturel en milieu rural (il travaille notamment sur les veillees culturelles). Il publie ses premiers poemes a trente ans.

  • Les courts extraits de livres : 04/04/2008

La nuit encagoule la ville, plonge ses doigts de pluie
Aux racines du temps.
Elle va caressant sillons de tuiles rouges,
Cerceaux de jardins mauves et pointus de clochers…

Le beton et les tours, dans l’epaisseur de l’ombre,
Offrent sur la chaussee
Des reflets de detresse, meurtrissures de pas.

Les eclats de lumiere egorgent les nuages ;
Le ciel est a deux pas.
Dans le lointain, la mer, le sable, le temps en desarroi,
Sur la greve, denudent le ventre des galets.

Roulis d’obscurite.
Au gre des ailes blanches,
Les anges voient
Des tonnes de rouleaux ecraser les images.
Souvenirs dimanches et propos berceuses et parfums
Surnageant du silence.

Une ville s’evase,
Eboule de l’oubli
Le poids de l’esperance.

La ville degouline,
Cascades de lumiere,
Et le doigt sur la vitre
Y dessine un atlas
De forets et de songes,
De buees dans la nuit.

La ville est dans les coeurs.
La ville est sous les pas.

Imagine la ville au rythme du soleil,
L’espace qui s’envole
Et partage le vide
Sur les bitumes gris.

Aveugles nous marchons
Sans but sur le chemin !

La conscience s’endort quand la beaute du monde
Se pourrit aux racines.

Ou vas-tu ?
Arrete-toi !
Regarde d’ou tu viens.

A present
Il lait froid. La rue roule et s’enroule dans les pieds du desert.
Appels de la raison sans parfum ni partage,
Les reves mis en berne,
L’espoir rasant les murs !