Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Les anges decus

Couverture du livre Les anges decus

Auteur : Catherine Locandro

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. Heloise d’Ormesson, Paris, France

Prix : 16.00 €

GENCOD : 9782350870397

Sorti le : 04/01/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Olivier Augier de la librairie Arts & LIVRES a Le Plan de Grasse, France (visiter son site) – 16/01/2007

Apres un brillant roman Soeurs paru chez Gallimard (veritable Coup de coeur personnel) Catherine Locandro, jeune et talentueuse ecrivain signe ici son 3eme roman. Sans aucun doute le plus noir de son oeuvre. Ce n’est ni un roman, ni un policier, c’est un roman noir, tres noir !
Bar glauque, tueur a gage, hotel miteux, prostitution… le decor est plante pour des Anges tombes dans les bas fonds d’une grande ville ressemblant a toutes les villes.
Une histoire semblant relativement courte, une simplicite apparente, pourtant l’intrigue a tiroirs et a plusieurs niveaux est d’une grande complexite, Le tout cloture par un veritable coup de theatre.
L’ecriture est incisive, les dialogues courts mais efficaces, les decors et details soignes et d’une grande justesse, assez remarquable pour un roman si court. Brillant meme.
Quant a l’histoire ? tout est resume par la petite phrase Tel est tue qui croyait tuer. presente sur la couverture du roman.
En dire plus ne ferait que gacher le plaisir de la lecture.

  • Le journal sonore des livres : Emma Barcaroli – 23/02/2007

Telecharger le MP3

Emma Barcaroli – 23/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 15/01/2007

Nathan a promis a sa mere de ne pas partir avant elle. Maintenant qu’elle est morte, il est libre de mourir.
Gabriel habite un grand appartement vide. Il est l’assistant d’un denomme Marcus, tueur a gages.
Secrete, sans attaches, Angele vit d’hotel en hotel.

Entre debauche et trafic, trois etres mysterieux promenent leur solitude, leur desespoir et leurs deceptions dans une ville sans nom. Double jeu, double visage, le trio va se chercher, se croiser – parfois sans s’en apercevoir – et jouer a la vie, a la mort, un ballet d’ombres.

Decor aux reflets bleu nuit, bande-son de Chet Baker, ce scenario serre puise sa force dans l’epure jusqu’au choc final.

Un roman noir qui flirte avec la violence et capture la fragilite.

L’auteur Nee en 1973, Catherine Locandro a travaille plusieurs annees dans l’audiovisuel. En 2004, parait son premier roman, Clara la nuit (Gallimard), qui remporte notamment le prix Rene Fallet. Les Anges decus est son troisieme roman.

  • La revue de presse Olivier Delcroix – Le Figaro du 12 avril 2007

Un trio d’anges dechus anime une tragedie a trois voix qui swingue comme un air de jazz. Trois attachants personnages perdus dans une ville en pluie. Avec ce court roman de 125 pages, tout en muscle, presque a vif, Catherine Locandro surprend. L’immediat plaisir de lecture est la. On plonge. On veut savoir ce que vont devenir ces trois ombres urbaines…..
Exploitant habilement les stereotypes du polar, ce texte sensible et dur prend peu a peu les accents d’une tragedie grecque contemporaine. Malgre la noirceur ambiante, le lecteur s’attache vite a ces trois protagonistes solitaires, mures dans leurs souffrances. Le final paroxystique de ce troisieme roman, situe dans une arene, emporte resolument l’adhesion, car il tient autant du theatre grec que d’un descabello effectue selon les rituels tauromachiques. Finalement, il n’y a que les anges qui soient decus…

  • Les courts extraits de livres : 15/01/2007

Angele Le meme jour a 18 heures

Elle ne savait plus precisement depuis combien d’annees elle vivait a l’hotel. Dix, quinze ans ? Elle en changeait au gre des affaires a regler et revenait rarement dans le meme. Des hotels de chaines, a deux ou trois etoiles. Elle aimait la neutralite de ces etablissements moyens, ni clinquants, ni sordides. Tout y semblait calibre, unifie. Les murs etaient recouverts de tissus pastel et les tableaux qui s’y accrochaient etaient assortis. Cet engourdissement ambiant contrastait avec les meandres de son esprit, la reposait.
Elle qui ne savait plus avec certitude qui elle etait, savait au moins qu’ici elle n’etait personne. Un nom sur une carte de credit, un numero de chambre. Elle devenait aussi pale que les murs, elle s’estompait.
Hotel La Perle, dans la rue du meme nom. Trois-etoiles. Television cablee dans chaque chambre, salle de bains avec seche-cheveux et assortiment bien fourni d’echantillons sur le lavabo, secretaire et fauteuil en cuir a cote du lit, minibar, petit mot de bienvenue sur la table de chevet, bloc-notes et stylo a cote du telephone et, detail eminemment important, epaisseur tout a fait honorable de la moquette. Tres bon rapport qualite-prix.
Elle etait arrivee en fin de matinee, avait aussitot pris une douche et s’etait glissee sous les draps, la peau encore humide, pour s’endormir immediatement. Elle s’etait reveillee quatre heures plus tard, avait allume la television et s’etait contentee de zapper indefiniment.
Des journees eprouvantes l’attendaient dans cette ville. Pour l’instant, elle ne souhaitait fournir aucun effort. Des images ridicules defilaient face a elle, qui etait absente.

– Informations legales – Programmation : Olf Software – Accessibilite, CSS et XHTML : Gravelet Multimedia