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Les brumes de San Francisco

Auteur : Paul Couturiau

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Presses de la Cite, Paris, France

Collection : Sud lointain

Prix : 19.80 €

ISBN : 978-2-258-06815-5

GENCOD : 9782258068155

  • Les presentations des editeurs : 13/07/2006

A travers le spectaculaire destin de Catherine, Paul Couturiau raconte San Francisco, de sa naissance, marquee par la ruee vers l’or, jusqu’au tremblement de terre de 1906.

Au debut du XIXe siecle, Catherine Tourneur, une jeune Francaise, part a la conquete de l’Ouest americain, paradis reve des chercheurs d’or, mais c’est l’enfer qui l’y attend… Au terme d’une terrible traversee de l’Amerique, Catherine a tout perdu. Son epoux a ete assassine et leur nouveau-ne, enleve. Comment cette femme brisee, a l’allure miserable, deviendra-t-elle la puissante patronne d’un grand organe de presse et se hissera-t-elle au plus haut de la societe californienne ?

Animee du seul desir de retrouver son fils et de venger son mari, Catherine evolue parmi les fermiers, les chercheurs d’or sans scrupules, dans une ville de poussiere qui deviendra San Francisco et qui, pour l’heure, n’obeit qu’a une loi : celle du plus fort.

Grand voyageur, epris des mots et de pays lointains, Paul Couturiau affectionne particulierement les Etats-Unis, qu’il a plusieurs fois sillonnes. Apres Le Pianiste de La Nouvelle-Orleans (2005), il renoue avec l’Amerique dans ce roman-fleuve passionnant sur la ville mythique de San Francisco.

  • Les courts extraits de livres : 13/07/2006

John Sutter etait, somme toute, un homme heureux. A quarante-quatre ans, lorsqu’il lui arrivait de parcourir a cheval l’immensite de ses terres, il se prenait a songer que Dieu avait ete relativement bon avec lui. Cela dit, il avait su forcer sa chance alors que tout le monde le donnait pour un perdant-ne. En fait, il avait suivi a la lettre le conseil de La Fontaine : Aide-toi, le Ciel t’aidera. Ses jours, en effet, n’avaient pas toujours ete roses. Ne en 1803, a Kandern, a quelques kilometres de Baden, de parents suisses, il avait commence sa vie professionnelle comme apprenti dans une imprimerie. Tres vite, il avait compris que son avenir ne se situait pas la. Il avait de beaucoup plus nobles ambitions.

A trente et un ans, cependant, il n’avait pas ete loin de partager l’opinion que les gens se faisaient de lui. Sa femme, Annette D’beld, employee chez un drapier et epousee a Burgdorf le 24 octobre 1826, n’etait pas la derniere a lui rappeler qu’il etait un rate. Il faut dire qu’elle avait bien reussi, elle ! Tout au moins sur le plan de la maternite. Elle lui avait donne quatre enfants ; le premier, un fils, etait ne le lendemain de leurs noces. Quatre enfants en huit ans, voila qui n’avait pas contribue a stabiliser une situation financiere deja precaire.