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Les combats d’un ingenu. Recits d’un temps trouble

Auteur : Michel Carcenac

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. du Herisson, Belves, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-912275-05-9

GENCOD : 9782912275059

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  • Les presentations des editeurs : 24/11/2009

Michel Carcenac, auteur du Perigord d’Antoine Carcenac, raconte avec vivacite comment un jeune homme naif decouvre la realite parfois brutale d’un maquis du Perigord Noir.

Il evoque sa jeunesse, les evenements qui l’ont influence et furent determinants pour son engagement dans la Resistance. Les recits de son passage dans le maquis, meme quand ils sont dramatiques, ne manquent pas d’humour.
Il n’a pas oublie ses amis, faisant revivre le destin d’Alcodori pris dans les filets des marchands d’esclaves, la tragedie des Republicains espagnols, l’odyssee de dix maquisards dans le camp retranche allemand de l’ile d’Oleron…

Les Combats d’un Ingenu est un livre d’aventures, qui retient et attache le lecteur.

Ce livre est admirable par sa fraicheur, sa simplicite et je dirais sa naivete au sens noble du terme. Carcenac ecrit bien, sans emphase. Il a garde le sens de l’humour devenu rare a notre epoque, et sa simplicite fait eclater comme une evidence l’authenticite du temoignage.

Bernard GILLES dans le Bulletin National des Medailles de la Resistance.

  • Les courts extraits de livres : 24/11/2009

A peine les hommes sont-ils mobilises le 2 septembre 1939, qu’arrivent les Alsaciens. Tous les gosses de Belves sont a la gare. Pensez ! De tels evenements !

Des l’arrivee du train, en fin d’apres-midi, quel choc ! J’ai l’impression de me trouver dans la gare d’un pays etranger. Les quelques Belvesois presents sont noyes dans la vague deferlante de bonnes femmes dodues toutes blondes et de leur marmaille. Les hommes, je ne sais pas en voir. Les femmes s’agitent, courent d’un wagon a l’autre, descendent des paquets, des mioches d’un blond que l’on n’a jamais vu dans le pays, des grands-meres ahuries. Elles s’interpellent, crient dans une langue inconnue pour nous qui n’avons jamais entendu que le francais et le patois. De ce bruyant brouhaha fusent deux syllabes que nous retenons : yau-yau, le surnom des Alsaciens est trouve. Ces femmes n’ont pas besoin d’aide. Elles se debrouillent avec une etonnante vitalite apres avoir passe trois jours et trois nuits dans un train aux banquettes de bois.

La mairie de Strasbourg a prevenu les habitants de leur depart obligatoire huit jours a l’avance par des annonces dans les journaux et des affiches placardees partout. Les hommes ont ete requis en Alsace par l’Armee francaise, meme s’ils ne sont pas mobilisables.

La premiere partie de l’exode s’effectue en autobus jusqu’a Andlau, trente kilometres au sud, a cote de Barr. Dans ce village, nos Alsaciens restent huit jours puis s’en vont par le train a Perigueux, ou ils arrivent trois jours plus tard, pour apprendre qu’il n’y a plus de place et qu’on les expedie a Belves.

Dans l’ancien garage Carcenac, aux Fontaines, les Belvesois offrent un repas. D’abord une bonne soupe de legumes garnie de tranches de pain, cuite dans un chaudron habituellement reserve a la tambouille du cochon. C’est le seul recipient assez grand pour cent cinquante personnes. Les Alsaciens n’avaient jamais mange de soupe trempee; ils ne connaissent pas les tourtes de pain. Le chabrol, une bonne rincee de vin dans l’assiette a soupe, leur est inconnu, mais ils combleront vite cette lacune.