Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Les contes de Perrault dans tous leurs etats

Auteur : Annie Collognat | Charles Perrault

Illustrateur : Gustave Dore

Date de saisie : 26/04/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Omnibus, Paris, France

Collection : Omnibus

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-258-07375-3

GENCOD : 9782258073753

Sorti le : 15/03/2007

Acheter Les contes de Perrault dans tous leurs etats chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les courtes lectures : Lu par Xavier Brossard – 09/05/2007

Telecharger le MP3

Xavier Brossard – 09/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Francois Attia – 03/04/2007

Telecharger le MP3

Francois Attia – 03/04/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Melanie Laurent – 21/03/2007

Telecharger le MP3

Melanie Couillaud – 21/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 18/03/2007

Popularises par de nombreuses editions et adaptations depuis leur parution en 1697, les contes de Perrault n’ont cesse d’etre lus et racontes de generation en generation.
La presente edition donne a lire l’integralite de ces contes, mais, surtout, pour la premiere fois, elle les replace dans une continuite qui met en lumiere leur originalite. Chaque conte est en effet suivi des versions litteraires et populaires qui l’ont precede ou s’en sont inspirees. De nombreuses illustrations, dont l’ensemble des gravures de Gustave Dore, accompagnent la lecture des histoires.

  • La revue de presse Jacques Baudou – Le Monde du 27 avril 2007

Cette passionnante anthologie donne a lire dans leur integralite les contes de Perrault : les huit textes en prose publies dans le recueil de 1697, Histoires ou contes du temps passe, avec des moralites et les trois pieces en vers, dont Peau d’ane, a laquelle est jointe sa premiere version en prose…
Ensuite en donnant a voir de nombreuses illustrations de ces contes, en particulier celles de Gustave Dore pour l’edition Hetzel de 1862, mais aussi quelques exemples de celles qu’en donna l’imagerie populaire. Enfin, parce que chacun des contes est confronte a d’autres textes de nature tres differente…
Il y a ensuite les textes posterieurs a Perrault et s’en inspirant qui sont d’une grande diversite puisqu’on y trouve aussi bien le livret d’un opera-bouffe de Meilhac et Halevy qu’un long conte philosophique en vers de Voltaire qui fait echo a Riquet a la houppe ou une saynete drolissime de l’humoriste Cami. Le sommaire, la aussi, est brillant…

  • La revue de presse Sebastien Lapaque – Le Figaro du 15 mars 2007

La publication d’un recueil de pres de cent contes, ecrits par Charles Perrault et ses successeurs, renouvelle l’interrogation sur leur origine et leur perennite…
Charles Perrault est-il l’inventeur du conte de fees, genre litteraire inedit jusqu’a lui, ou bien le scribe consciencieux de recits traditionnels recueillis de la bouche meme du peuple ?…
Leur simplicite naive, leur melange de vraisemblable et de merveilleux situent logiquement ces contes de fabrication lettree dans la sphere esthetique de la feminite…
Prosateur que ses dons situent en retrait parmi les grands ecrivains de son siecle, auteur d’une suite de volumes aujourd’hui oublies, Charles Perrault a eu la grace d’etre un jour grand sur le mode mineur. C’etait au soir de sa vie, et il ne savait pas ce qu’il faisait : a defaut de tirer de son propre fonds la matiere de ses contes de fee, il en inventait la maniere.

  • Les courts extraits de livres : 28/03/2007

Un des plus illustres et des plus celebres descendants de la maison de Saluces fut un nomme Gautier. Sans femme, sans enfants, et n’ayant aucune envie de se marier ni d’avoir des heritiers, il employait son temps a la chasse. Cette facon de penser et de vivre deplaisait fort a ses sujets ; ils le supplierent si souvent, et si vivement de leur donner un heritier, qu’il resolut de ceder a leurs prieres. Ils lui promirent de lui choisir une femme digne de lui par sa naissance et ses vertus. Mes amis, leur dit-il, vous voulez me contraindre de faire une chose que j’avais resolu de ne faire jamais, parce que je sais combien il est difficile de trouver dans une femme toutes les qualites que j’y desirerais, et qui etabliraient la convenance entre deux epoux. Cette convenance est si rare, qu’on ne la trouve presque jamais. Et combien doit etre malheureuse la vie d’un homme oblige de vivre avec une personne dont le caractere n’a aucun rapport avec le sien ! Vous croyez pouvoir juger des filles par les peres et meres, et, d’apres ce principe, vous voulez me choisir une femme ; c’est une erreur : car, comment connaitriez-vous les secrets penchants des peres, et surtout ceux des meres ? Et, quand vous les connaitriez, ne voit-on pas ordinairement les filles degenerer ? Mais, puisque enfin vous voulez absolument m’enchainer sous les lois de l’hymen, je m’y resous ; mais, pour n’avoir a me plaindre que de moi, si j’ai lieu de m’en repentir, je veux moi-meme choisir mon epouse, et, quelle qu’elle soit, songez a l’honorer comme votre dame et maitresse, ou je vous ferai repentir de m’avoir sollicite a me marier, lorsque mon gout m’en eloignait. Les bonnes gens lui repondirent qu’il pouvait compter sur eux, pourvu qu’il se mariat.
Depuis quelque temps le marquis avait ete touche de la conduite et de la beaute d’une jeune fille qui habitait un village voisin de son chateau. Il imagina qu’elle ferait son affaire, et, sans y reflechir davantage, il se decida a l’epouser. Il fit venir le pere et lui communiqua son dessein. Le marquis fit ensuite assembler son conseil et les sujets voisins de son chateau. Mes amis, leur dit-il, il vous a plu, et il vous plait encore, que je me resolve a prendre femme : je suis tout determine a vous donner cette satisfaction ; mais songez a tenir la promesse que vous m’avez faite d’honorer comme votre dame la femme que je prendrais, quelle qu’elle fut. J’ai trouve une jeune fille assez pres d’ici, qui est de mon gout ; c’est la femme que je me suis choisie. Je dois l’amener sous peu de jours dans ma maison ; preparez-vous a la recevoir honorablement, afin que je sois aussi content de vous que vous le serez de moi. L’assemblee, a cette nouvelle, fit paraitre sa joie, et tous repondirent qu’ils honoreraient la nouvelle marquise comme leur dame et maitresse.