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Les coups de cœur de Arnaud Buissonin de la librairie DES LIVRES ET DES HOMMES à BEAUNE, France

  • Le choix des libraires : Ma mère et moi (1 choix)Brahim Metiba Editions du Mauconduit, Paris– 07/05/2015

Ardente mélopée de l’incommunicabilité. Un livre magnifique sur l’amour maternel, un fils intellectuel, une mère qui n’a pas les mots, un secret…
Un livre tout en épure, en non-dits, en intensité rentrée aussi !

  • Le choix des libraires : Le nom de l’oiseau ne dit rien de son chant (1 choix)Françoise Monnier Confluences, Bordeaux, France– 24/04/2015

Après s’être rendue compte que quelque chose clochait dans sa vie, L. se lance dans la grande aventure de la psychanalyse. C’est dans l’enfance et le milieu familial que réside sans doute la clé de son mal être. Cette aventure intérieure va la conduire à la jouissance de la langue et donc à l’écriture… Remarquablement concis et construit, ce court récit articule avec une subtilité de chaque instant psychanalyse et romanesque. Et curieusement, c’est aussi en nous que quelque chose se mettra à trembler !

  • Le choix des libraires : La fleur du capital (1 choix)Jean-Noël Orengo Grasset, Paris, France– 22/04/2015

Pattaya, Sodome et Gomorrhe en Thaïlande, ville de tous les excès, de toutes les perversions, du sexe, de la drogue et de l’alcool; lieu incroyablement vivant et vibrant aussi, où tout semble possible, y compris les recommencements. 5 personnages, 5 voix (dont un exilé et en sursis et un fascinant et émouvant ladyboy) qui créent une polyphonie assez magique, rythmée de flashs stroboscopiques et d’envolées hallucinatoires. Presque 1000 pages pour un roman total (avec tentative d’épuisement d’un sujet et d’un lieu) constamment inventif et audacieux. A apprivoiser certes mais à ne surtout pas manquer !
D’une lecture exigeante, il ne laisse cependant jamais le lecteur au bord de la route et l’entraîne dans les méandres passionnants de la vie d’une femme artiste, tout en soulevant de nombreuses questions sur la société occidentale contemporaine.
Un des textes forts de la rentrée littéraire de septembre 2014.

  • Le choix des libraires : D’argile et de feu (1 choix)Océane Madelaine Ed. des Busclats, Paris, France– 22/04/2015

Récompensé par le très beau prix belge Première, ce roman habité, sensible et délicat d’Océane Madelaine est un petit bijou. Après s’être enfermée pendant des années dans une vie froide et morne, Marie prend pedibus le chemin de la garrigue où s’est noué un drame d’enfance. En route, elle va rencontrer une potière, et la magie d’un artisanat, qui vont la révéler à elle même. Écriture sensuelle et évocatrice, presque olfactive, subtilité et congruence des récits alternés qui mettent en scène les deux Marie… un livre enchanteur !

  • Le choix des libraires : Bleu éperdument (1 choix)Kate Braverman Quidam éditeur, Meudon, France– 10/03/2015

11 nouvelles, 11 femmes au bord du précipice, quadragénaires en proie à l’addiction (drogues, cigarettes, alcools, hommes…) qui tentent de trouver un issue à leur mal-être. Quant l’amour ou les liens affectifs ne suffit plus, que reste t il alors ? La fuite, la poésie ?
Une écriture de la fêlure et du vertige, de l’épiphanie aussi, à la fois acérée et lyrique, qui convoque toutes les couleurs de l’arc en ciel pour exprimer (synesthésie ?) une myriade infinie d’émotions. Une révélation, une claque !

  • Le choix des libraires : Je vous écris dans le noir (3 choix)Jean-Luc Seigle Flammarion, Paris, France– 25/02/2015

Le deuxième roman de Jean-Luc Seigle, après “En vieillissant les hommes pleurent” est à nouveau une réussite. Avec l’empathie qu’on lui connaît, l’auteur redonne la voix à Pauline Dubuisson, meurtrière haïe des années 60, mais aussi femme passionnée, affranchie des conventions et féministe avant l’heure. Intense !

  • Le choix des libraires : Monologues de la boue (2 choix)Colette Mazabrard Verdier, Lagrasse, France– 25/02/2015

Marcher pour oublier, marcher pour “emmener” son corps jusqu’aux confins du possible, se fondre et lutter avec les éléments, avec le sol. Trois actes, trois expériences limites, qui nous mènent du nord de la France à la Galice, une seule littérature : celle qui vient des tripes et de l’âme. Une écriture lacunaire et fébrile qui laisse voir l’auteur par transparence.

  • Le choix des libraires : Madame (2 choix)Jean-Marie Chevrier Albin Michel, Paris, France– 25/02/2015

Que cherche Madame, cette veuve excentrique qui instruit le fils du régisseur de son château délabré ? Quid de cette chambre fermée à double tour où plane l’ombre de Corentin, le fils disparu et tant aimé ? Un huis-clos fascinant et vénéneux, cruel et mélancolique, servi par une écriture superbe.

  • Le choix des libraires : 180 jours (1 choix)Isabelle Sorente Lattès, Paris, France– 07/12/2013

Avec 180 jours, le plus beau roman de la rentrée Lattès, Isabelle Sorente nous plonge dans l’enfer des élevages industriels porcins. Indigné et empathique à la fois, le regard de l’auteur s’incarne dans une plume lyrique et inspirée avec laquelle le lecteur vibre à l’unisson. Claque salutaire, qui dessille et force à penser autrement, 180 jours contient en son sein un précieux trésor : le récit d’une amitié aussi imprévisible qu’intense.

  • Le choix des libraires : Grâce leur soit rendue (1 choix)Lorette Nobécourt Grasset, Paris, France– 09/11/2013

Sublime !

“Quel est ton rêve Unica ? interroge Roberto
– Faire un enfant et écrire. Ne pas à avoir à choisir entre les deux. Embrasser la totalité de la vie avant de mourir. Embrasser la vieillesse aussi. Savoir mourir debout. L’Absolu. L’humanité. Rien de moins”

Avec ces personnages dévorés d’absolu, “sa mobilité” stupéfiante (du Chili à Rome en passant par Barcelone et Dieulefit sur plusieurs décennies), un formidable et puissant roman !