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Les desarrois d’un jeune instit

Auteur : Kevin Andre

Date de saisie : 17/10/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Lattes, Paris, France

Prix : 14.50 / 95.11 F

ISBN : 978-2-7096-2876-1

GENCOD : 9782709628761

  • Les courtes lectures : Lu par Manuel de Poncheville, eleve du cours Florent – 17/10/2006

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Manuel de Poncheville, eleve du cours Florent – 17/10/2006

  • Les presentations des editeurs : 06/10/2006

Pourquoi un jeune instit passionne decide-t-il apres trois annees d’exercice de prendre ses jambes a son cou et de claquer la porte de l’Education nationale ?
Pourquoi nos chers petits souffrent-ils eux aussi d’un systeme paralyse par des methodes et une organisation en complet decalage avec les attentes des parents et des enseignants ?
Pourquoi laisse-t-on un prof trop inexperimente et plein d’illusions affronter les classes les plus difficiles ? Kevin Andre nous livre les reflexions et les indignations d’un jeune instit en ZEP : la solitude, la hierarchie indifferente, la crainte d’etre un mauvais maitre, la honte d’etre chahute, les eleves qui memorisent mieux les slogans publicitaires que leurs lecons…

L’indignation vibrante de Kevin Andre est partagee par de plus en plus de ses collegues. C’est la raison pour laquelle il a voulu temoigner avec sincerite.
Kevin Andre est ne en 1976. Apres l’Essec et un DEA de philosophie, il decide en 2003 d’abandonner la voie de jeune cadre dynamique qui lui etait toute tracee pour devenir instituteur…

  • Les courts extraits de livres : 06/10/2006

Prologue : trouver un sens a sa vie
Comment un jeune cadre dynamique devient instit en ZEP

Je suis issu d’un milieu tres privilegie. A part mon prenom de sitcom californien, il n’y a pas grand-chose de populaire chez moi. J’ai fait toute ma scolarite dans les etablissements prives BCBG de l’ouest parisien.
Contrairement a mes collegues, je ne garde pas un bon souvenir de l’ecole.
En petite section de maternelle, j’ai tres mal vecu la separation d’avec ma mere. Cette premiere annee ne fut en fait qu’une longue suite de pleurs. Un peu plus tard, le changement d’etablissement, la decouverte d’une classe provoquerent en moi une nouvelle terreur. Au lycee, j’etais plutot au fond de la salle a cote du radiateur ; je passais mon temps a bavarder avec mon voisin par cahier de textes interposes.
Mon declic s’est effectue en prepa. Totalement ignare en y entrant, j’ai commence a aimer etudier. Je me suis pris au jeu de cette usine a produire des elites. Cette efficace machine a metamorphose l’ado intellectuellement apathique en un jeune etudiant bouillonnant de theories sur le monde et la vie.
Le gamin qui parlait avec difficulte du Mystere de la chambre jaune de Gaston Leroux et de La Peau de chagrin de Balzac – les deux seuls livres que j’avais reussi a lire pendant ma scolarite -n’existait plus. Lors des oraux de Normale Sup, je debattais du role de l’epargne dans la Theorie generale de l’emploi, de l’interet et de la monnaie de John Maynard Keynes, des nationalisations en France de 1945 a 1947 et de la critique de Flaubert par Sartre.
Avec passion, je me plongeais dans des ouvrages juges rebarbatifs pour le commun des mortels. J’acquis cette fameuse culture generale si importante pour esperer integrer nos Grandes Ecoles. Mais aussi et surtout, je pris gout au savoir. Gout et plaisir.