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Les dessous de la Francafrique

Auteur : Monsieur X | Patrick Pesnot

Date de saisie : 21/11/2008

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Nouveau Monde editions, Paris, France

Collection : Les dossiers secrets de Monsieur X

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-84736-385-2

GENCOD : 9782847363852

Sorti le : 21/11/2008

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  • Le courrier des auteurs : 27/11/2008

On ne touche pas a la Francafrique. Meme aujourd’hui, et alors que nos interets dans notre pre carre francophone sont de plus en plus menaces par la Chine, il ne fait pas bon critiquer les liens traditionnels qui unissent la France aux dirigeants de nos anciennes colonies. Jean-Marie Bockel, ephemere secretaire d’Etat a la Cooperation l’a appris a ses depens : ayant ose mettre en cause la Francafrique, il a ete prestement remercie par Nicolas Sarkozy. Mais il en avait ete autrefois pareil lorsque son homologue socialiste, Jean-Pierre Cot, avait voulu en 1981 profiter de l’election de Francois Mitterrand pour etablir des rapports moins ambigus avec les Etats francophones d’Afrique… C’est donc dire combien le sujet reste sensible.
En fait, depuis l’independance de ces pays en 1960, Paris n’a jamais cesse d’imposer sa tutelle et de tout faire pour preserver ses interets economiques et politiques en Afrique (uranium nigerien, petrole gabonais, cacao ivoirien, etc.) Pour realiser cette ambition, les gouvernements francais successifs ont utilise toute la panoplie des moyens mis a leur disposition : putschs, coups tordus des services secrets, interventions des garnisons laissees en place a l’issue de la colonisation, envois de mercenaires, accords secrets passes avec les dirigeants autorisant Paris a s’immiscer dans les affaires interieures, constitutions de reseaux barbousards, pressions economiques… Mais parfois ces immixtions ont donne lieu a des aventures sanglantes et meme a de veritables massacres dont la France porte la responsabilite… Par exemple au Cameroun.
Ce livre, ecrit a partir des confidences que Monsieur X distille a mon micro de France-Inter, chaque samedi, propose donc un vaste panorama de l’histoire recente de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler la Francafrique !

Patrick Pesnot

  • Les presentations des editeurs : 25/11/2008

On ne touche pas a la Francafrique ! Aujourd’hui encore, alors que nos interets en Afrique sont de plus en plus menaces par la Chine, il ne fait pas bon critiquer les liens traditionnels qui unissent la France aux dirigeants de ses anciennes colonies. Jean-Marie Bockel, secretaire d’Etat a la Cooperation, l’a appris a ses depens : ayant ose mettre en cause la Francafrique, il a ete remercie par Nicolas Sarkozy. Il en fut de meme en 1981 lorsque Jean-Pierre Cot voulut profiter de l’election de Francois Mitterrand pour etablir des rapports moins ambigus avec les Etats francophones d’Afrique…
Depuis l’independance de ces pays, Paris n’a jamais cesse d’imposer sa tutelle pour preserver ses interets economiques et politiques (uranium nigerien, petrole gabonais, cacao ivoirien…). Pour realiser cette ambition, les gouvernements francais successifs ont employe les moyens les plus retors : putschs, envois de mercenaires, accords secrets autorisant Paris a s’immiscer dans les affaires interieures, constitutions de reseaux barbouzards, pressions economiques… Ces intrusions ont parfois donne lieu a des episodes sanglants et a des massacres dans lesquels la responsabilite de la France est engagee.

Qui est Monsieur X ? Personne ne le sait. Mais depuis plus de dix ans, semaine apres semaine, il livre ses secrets sur France Inter. Une veritable moisson de revelations et surtout une lecture inedite et toujours surprenante des evenements contemporains les plus brulants.
Cette collection rassemble pour la premiere fois en volumes thematiques ses meilleures enquetes, constituant ainsi une veritable encyclopedie de notre histoire secrete.

Ecrivain, journaliste et homme de radio, Patrick Pesnot anime sur France Inter depuis 1997 Rendez-vous avec X.

  • Les courts extraits de livres : 25/11/2008

Madagascar : le piege et l’horreur

Cent mille morts ! Cent mille personnes tuees sur ce qui etait encore le sol francais et par des soldats francais ! Mais ce massacre est tout juste evoque dans les livres d’histoire. Quelques lignes a peine. Passe sous silence. Relegue dans les coulisses de l’Histoire. Oublies tous ces morts qui ne peuvent que deranger au pays des droits de l’homme. Et pourtant c’etait hier en 1947. Mais loin, tres loin de la metropole. Dans une colonie ou l’on pouvait tuer impunement, sous les ordres de generaux francais et sans meme encourir la moindre reprimande d’un gouvernement qui regroupait alors des democrates-chretiens, des socialistes et des communistes.
C’etait donc a Madagascar, la Grande Ile ou encore l’Ile Rouge, comme on l’appelle. Paris y a envoye des troupes coloniales pour mater une insurrection independantiste qui a commence par des tueries d’Europeens. Pendant de longs mois, les rebelles subissent une repression tres dure, impitoyable. Pourchasses, affames, les insurges finissent par se rendre les uns apres les autres. Plusieurs d’entre eux sont juges et condamnes a mort. Mais bien d’autres sont sommairement executes. Et les rares temoins font etat de nombreuses exactions : tortures, villages detruits, etc. De nouveaux Oradour !
En 1948, l’affaire est entendue : les evenements de Madagascar, comme on dit pudiquement en metropole, ont vecu. C’est le haut-commissaire lui-meme qui donne le chiffre de cent mille morts. Un Malgache sur quarante a donc ete tue. Tandis que du cote des militaires et des colons, on recense cinq cent cinquante morts.
Aucun soldat, aucun policier, aucun fonctionnaire ne sera sanctionne, alors que le gouvernement etait parfaitement informe de la situation sur le terrain. Mais le drame s’est deroule dans la plus parfaite indifference de la metropole. Le sort des Malgaches n’a guere emu une population mal informee et bien plus concernee par les restrictions de l’apres-guerre et les nombreuses greves suscitees par le parti communiste.