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Les detectives sauvages

Auteur : Roberto Bolano

Traducteur : Robert Amutio

Date de saisie : 02/03/2006

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 28.00 / 183.67 F

ISBN : 978-2-267-01809-7

GENCOD : 9782267018097

Sorti le : 02/03/2006

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Jean-Claude Utard- 25/01/2008

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Jean-Claude Utard – 25/01/08

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Livre du chaos magistralement mis en choeur, livre aussi de l’amitie, Les detectives sauvages brasse des elements de la vie errante de Roberto Bolano et de son ami Mario Santiago Papasquiaro, qu’il transfigure en une epopee ouverte, lyrique, triste et joyeuse de destins qui ont incarne la poesie. La critique internationale a compare ce roman polyphonique aux grandes oeuvres de Cortazar, de Garcia Marquez, de Pynchon. Cette oeuvre marque avec force l’arrivee de nouveaux ecrivains latino-americains qui sont des heritiers heretiques des grands auteurs du XXeme siecle.

Roberto Bolano, ne au Chili, a passe son adolescence a Mexico, puis en voyages. Il avait fini par s’installer ces dernieres annees en Catalogne. Il est mort en juillet 2003, a l’age de cinquante ans, laissant une oeuvre extraordinaire de densite ainsi qu’un grand roman publie de maniere posthume, 2666, profonde et terrible meditation sur la litterature, le mal, la mort et l’oubli. L’essentiel de son oeuvre est publie par Christian Bourgois et 2666 paraitra en 2007.

  • La revue de presse Baptiste Liger – Lire, avril 2006

Des poetes disparus servent de fil conducteur a une oeuvre pleine d’imagination. Brillant !…

Nous sommes au Mexique, en 1975. Etudiant en droit, le jeune Juan Garcia Madero tient son journal et raconte son invitation a rejoindre une bande de poetes, vaguement revolutionnaires et surrealistes, ayant pour chefs les tres etranges Ulises Lima et Arturo Belano (presque Bolano…). Dans ce groupe les seuls qui lisent ce sont Ulises et son petit ami chilien. Tous les autres sont une bande d’analphabetes fonctionnels. Je crois que la seule chose qu’ils font dans les librairies c’est voler des livres….

Contrairement a la majorite des ecrivains, Roberto Bolano ne cherche pas a eclaircir une intrigue, mais a la noyer sous une debauche d’inventions – dont une suite de dessins de Mexicains vus d’en haut ! En heritier de Joyce, il concocte les situations les plus impensables. Cette virtuosite sur pres de neuf cents pages montre un auteur ludique, en pleine possession de ses moyens…

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 30 mars 2006

Au milieu des annees 70, quelques poetes de 20 ans d’une agressivite desesperee forment un groupe d’action litteraire au Mexique : les infrarealistes. Ils ne croient qu’en la litterature tout en sachant qu’elle ne mene a rien. Ils en pleurent, ils en rient. Le nom de Lautreamont revient souvent. La litterature est comme le reste, une magie et une possibilite qui s’eteint.

Vingt ans apres, en 1998, le Chilien Roberto Bolano publie a Barcelone son premier grand roman, les Detectives sauvages. Il y reinvente la destinee du groupe auquel il appartint. Les infrarealistes sont devenus les realistes visceraux. Viscere est un mot qui convient : leur romance concerne tous ceux pour qui lire et vivre sont une meme passion organique et desenchantee, un meme ratage. Son energie est sans limite. Le jeune poete qui tient son journal au debut du livre resume l’experience infrarealiste, celle du lecteur et le minimum de ce que devrait etre l’existence. Il a quitte sa famille et ecrit : Je me suis mis a penser sans le vouloir a ma tante, a mon oncle, a ce qui jusqu’a maintenant avait ete ma vie. Je l’ai vue agreable et vide et j’ai su qu’elle ne le serait jamais plus. Je m’en suis profondement rejoui.

Trois parties composent le roman. Dans la premiere, un poete de 17 ans, Juan Garcia Madero, tient un journal dans lequel il conte son initiation dans la virulente galaxie des realistes visceraux…

La deuxieme partie couvre en 600 pages les annees 1976-1996. Elle raconte l’equipee des deux sauvages : partis a la recherche d’une poetesse mexicaine disparue, Cesarea Tinajero, ils rencontrent des amis, du sexe, des caciques, des ruptures, des revolutions, des exils, mais, apparemment, pas celle qu’ils cherchent…

On retrouve le journal du jeune poete, la ou on l’avait laisse, dans la troisieme partie. Elle s’acheve en 1976 apres la rencontre et la mort de Cesarea Tinajero, tuee par le maquereau qui poursuivait sa pute. La litterature meurt des qu’on croit mettre la main dessus…

  • La revue de presse Fabienne Dumontet – Le Monde du 10 mars 2006

La chair est faible, surtout celle d’un lecteur. Pour qu’un roman de huit cents pages le tente, il lui faut un bon debut, un appat de gourmet. Le voici : “2 novembre. J’ai ete cordialement invite a faire partie du realisme visceral. Evidemment, j’ai accepte. Il n’y a pas eu de ceremonie d’initiation. C’est mieux comme cela.” C’est fait : sourire en coin et intrigue par ce “realisme visceral”, l’amateur d’humour noir s’est engage en quelques lignes dans le ventre d’un roman-monstre. Il n’est pas force de savoir, ce lecteur, que cette vaste fiction publiee en 1998 en Espagne est deja un livre-culte pour nombre d’auteurs espagnols et latino-americains. Qu’ils ont depuis salue son auteur, le Chilien Roberto Bolano, comme un veritable “grand frere”. Que son deces premature, en juillet 2003, n’a pas diminue son influence sur ses contemporains.

Huit ans apres sa premiere publication en espagnol, Les Detectives sauvages, titre aussi beau qu’enigmatique, fait donc irruption en France, ou il arrive comme le grand oeuvre d’un auteur dont la plupart des ouvrages en prose ont deja ete traduits…

Les Detectives sauvages, qu’est-ce que c’est ? La vision brutale et lyrique du monde sur les trente dernieres annees du millenaire precedent, vue par le prisme d’un groupuscule d’amis excentriques, tissant un reseau planetaire, mais anarchique, poetique et mene du cote des perdants, du cote de “nous autres, les “nec spes nec metus” (“sans peur et sans espoir”), comme l’ecrivait Bolano dans un de ses recueils de poesie. C’est “une histoire dans les extra-muros de la civilisation”, dixit l’un des personnages du roman. Ou encore “une sorte de symphonie, d’opera ou meme de film de cow-boy”, si l’on applique au roman de Bolano les mots du Britannique Malcolm Lowry qui defendait ainsi le sien, Au-dessous du volcan, trente ans plus tot…