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Les Filles du feu, Les Chimeres

Auteur : Preface de Gerard Mace | Gerard de Nerval

Date de saisie : 06/11/2005

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Folio, n 4219

Prix : 6.00 / 39.36 F

ISBN : 978-2-07-031479-9

GENCOD : 9782070314799

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

“Sylvie” nous mene au coeur de la geographie nervalienne et de son univers mental : noms de villages et de jeunes filles en fleurs, rondes et deguisements, initiation amoureuse et faux mariage, chansons populaires et vieilles legendes, tout fait ressurgir le passe tel qu’on le reve : la resurrection du souvenir est aussi importante que son contenu. Nerval est a la poursuite d’une image, celle d’une actrice belle comme le jour et pale comme la nuit. Tout se brise et se recompose perpetuellement, a partir d’un feu primordial ou naitraient les ames. Il n’y a pas d’ordre, pas de hierarchie, le monde exterieur et le monde mental n’ont plus de frontiere, ni d’ailleurs l’erudition qui truffe ces recits. La pensee est toujours soutenue par le chant : c’est pourquoi, non seulement a cause des themes (et des femmes aimees), mais a cause de la recherche de la poesie pure, Nerval a voulu annexer Les Chimeres a son recueil, dont elles sont le sommet et la conclusion.

  • La revue de presse Monique Petillon – Le Monde du 4 novembre 2005

… Voila cent cinquante ans que celui-ci a mis fin a son existence, rue de la Vieille-Lanterne, laissant un etrange message : “Ne m’attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche.” Et la figure du Desdichado continue a nous hanter – (un sonnet dont on peut, ecrit Florence Delay dans son beau Dit Nerval “deduire… une Vie imaginaire de Gerard”). Gallimard, pour ce melancolique anniversaire, publie une nouvelle edition de prose et de poemes : quatre volumes remarquablement prefaces par Gerard Mace, qu’unissent a Nerval nombre d’affinites.

Les recits en prose des Filles du feu egrenent, pour titres, des prenoms feminins. Mace souligne la beaute des ouvertures d’Angelique, de Sylvie, ou Nerval “rassemble toute l’energie et toute la grace dont il est capable pour exposer les motifs du recit a venir, eclaires par la lumiere du passe, comme dans un vitrail”. Un souvenir a demi reve, un air avec lequel on a ete berce : “Les souvenirs d’enfance se ravivent quand on a atteint la moitie de la vie, ecrit Nerval. C’est comme un manuscrit palimpseste dont on fait reparaitre les lignes par des procedes chimiques.”…