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Les grands explorateurs francais : de Jacques Cartier a nos jours

Auteur : Philippe Valode

Preface : Jean-Louis Etienne

Date de saisie : 06/11/2008

Genre : Recits de Voyages

Editeur : Archipel, Paris, France

Prix : 32.00 / 209.91 F

ISBN : 978-2-8098-0108-8

GENCOD : 9782809801088

Sorti le : 05/11/2008

  • Les presentations des editeurs : 08/10/2008

De Jean de Mandeville, heros meconnu d’un voyage en Orient au XIVe siecle, a Jean-Louis Etienne, observateur de la banquise polaire, ce livre evoque le destin de quelque cinquante explorateurs.

D’abord attires par l’Asie, a la suite de Marco Polo, ils sont propulses a la Renaissance, apres d’incroyables peregrinations, vers le nouveau continent. Une soif d’or et d’argent saisit les Espagnols. Absente lors des grandes decouvertes, la France a neglige l’Amerique du Sud; elle prend sa revanche au Nord sous Louis XIII. Cartier puis Champlain plantent le drapeau fleurdelise sur le sol canadien. Mais, au lieu des mines convoitees, ne leur echoient que des arpents de neige ! Bientot pourtant, c’est un continent tout entier que parcourent, au nom du Roi Soleil, Nicolet, Cavelier de la Salle, Jolliet et Marquette. Du Saint-Laurent jusqu’en Louisiane, un immense empire francais s’epanouit. Reve fragile, qu’aneantira le feu anglais.

En quete d’espaces vierges, deux siecles apres Magellan, la France et l’Angleterre se livrent une lutte sans merci dans le Pacifique. Au siecle des Lumieres, la meme competition oppose Wallis et Cook a Bougainville et La Perouse. Astronomes, botanistes, cartographes, ethnologues, mineralogistes et naturalistes accompagnent les marins dans une aventure qui n’est plus seulement territoriale mais militaire.

Le XIXe siecle est celui de la revanche francaise et des conquetes coloniales. Il s’agit d’explorer l’interieur des terres, plus seulement les cotes. Caillie et Duveyrier au Sahara, Huc et de Rhins au Tibet, Dumont d’Urville au pole, Savorgnan de Brazza au Congo… Tandis que s’ouvrent les forets du continent noir, Crevaux explore la Guyane, Garnier remonte le Mekong et s’empare du Tonkin.

Depuis lors, l’exploration du monde a change. Toujours attaches au depassement d’eux-memes, les explorateurs des temps modernes – Charcot, Cousteau, Paul-Emile Victor, Theodore Monod, Jean Malaurie – se sont faits les avocats des poles, des forets et des oceans. Aux avant-postes de l’humanite, ces defricheurs sont les vigies d’une Terre en peril.

Editeur et historien ne en 1946, Philippe Valode dirige le mensuel de L’Actualite de l’Histoire. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont Les Grands Chefs militaires francais (De Vecchi, 2005), Les Grands Empoisonnements de l’Histoire (First, 2008), et des albums Les 22 presidents de la Republique, Rois, reines et favorites, Pharaons et reines d’Egypte, Les Maitres du Kremlin, Elles ont fait la France et Les Maitres de la Cite interdite (l’Archipel, 2001 a 2007).

  • Les courts extraits de livres : 08/10/2008

Jean DE MANDEVILLE,
ou le premier Livre des Merveilles

Chevalier venu d’Angleterre, l’auteur du Livre des merveilles du monde pretend avoir realise un periple en Egypte et en Terre sainte, ce qui est sans doute exact, mais egalement etre alle jusqu’en Inde et en Chine…

Un chevalier anglais !

Il n’y a aucune raison de ne pas croire Jean de Mandeville qui, dans le prologue de son Livre des Merveilles du monde, se presente comme un chevalier anglais parti de Saint Albans accomplir un pelerinage en Terre sainte. Cet ouvrage, qui va faire le tour du monde civilise, raconte ses voyages, reels et supposes, en Egypte, en Palestine, en Inde et jusqu’en Chine. Il est posterieur a celui de Marco Polo, qui porte le meme nom, mais devrait plutot s’intituler Livre de Marco Polo ou Devisement du monde. L’ouvrage de Marco Polo, qui a sejourne a la cour des Mongols, celle du grand khan Kubilai a Pekin, puis dans le sud ou il devient prefet de Hangzhou (l’ancienne capitale des Song du Sud), date de la fin du XIIIe siecle. Celui de Mandeville a ete redige a partir de 1355. De meme que la realite des voyages de Marco Polo est aujourd’hui remise en cause par bien des historiens, puisqu’on n’en a trouve nulle trace dans les archives chinoises, le tour du monde de Mandeville est, pour une large part, purement imagine a partir de descriptions de voyageurs, pour l’essentiel des missionnaires franciscains et dominicains. Pourquoi diable notre chevalier, par ailleurs professeur de medecine, porte-t-il un nom francais et meme normand et ecrit-il, vraisemblablement, en anglo-normand ? C’est qu’en 1066, trois siecles auparavant, le duc de Normandie, descendant du Viking Rollon, a conquis l’Angleterre et vaincu Harold a Hastings. Mandeville est l’un des descendants de ces Normands qui se sont installes au-dela de la Manche. Depuis Guillaume le Conquerant, on parle et on ecrit ce qu’on appelle le faux francais d’Angleterre en Grande-Bretagne, du moins a la cour et dans la noblesse. Or c’est justement au cours de la seconde partie du XIVe siecle que l’anglais commence a supplanter le francais, auquel il fait de nombreux emprunts, et que les premiers livres de langue anglaise sont publies. Pourtant le Livre des Merveilles va connaitre un succes universel : il est recopie en deux cent cinquante exemplaires (l’imprimerie n’est pas encore decouverte) et traduit en dix langues, chiffre considerable pour l’epoque.