Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Les jouissances du remords

Auteur : Jean-Yves Cendrey

Date de saisie : 01/02/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 18.00 €

ISBN : 2-87929-494-0

GENCOD : 9782879294940

Sorti le : 01/02/2007

  • Le journal sonore des livres : Emma Barcaroli – 13/03/2007

Telecharger le MP3

Emma Barcaroli – 13/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Charlotte Etasse – 23/02/2007

Telecharger le MP3

Charlotte Etasse – 23/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 14/02/2007

Mickey tombe par hasard sur une emission televisee consacree a Jean-Yves Cendrey et a son dernier roman, Les Jouets vivants.
Revoir celui qu’il a douloureusement aime trente ans auparavant reveille en lui des sentiments troubles. Il decide alors d’ecrire un livre avec la ferme intention de rectifier cette image de “citoyen remarquable” vehiculee par la presse. A travers le portrait rageur du Cendrey d’autrefois, qui a vecu sa jeunesse entre joyeuse depravation, coups minables et trahisons, Mickey tente de voler la vedette a celui qui finalement ne lui a jamais fait que de l’ombre. Les Jouissances du remords est tout a la fois une charge feroce contre la vie de province, une critique insolente et drole des annees 70 et une attaque en regle contre l’auteur lui-meme.

Jean-Yves Cendrey est ne en 1957 a Nevers. Il a publie plusieurs romans, chez P.O.L. (Principes du cochon, Les morts vont vite, Oublier Berlin…) puis a l’Olivier (Les Petites Soeurs de sang, Une simple creature). Son dernier livre, Les Jouets vivants, a connu un grand succes critique et public.

  • La revue de presse Erwan Desplanques – Telerama du 14 fevrier 2007

On songe au Peril jeune, le film de Cedric Klapisch, avec une pointe de colere en plus. Cette foudre que Cendrey transporte de livre en livre, malgre le masque de l’autoderision. Le souvenir d’un pere soulard et tyrannique. D’une province rongee par la mesquinerie. Chaque publication est un proces contre eux. Et contre lui-meme, qui en est le produit. Cendrey a une facon singuliere de cogner les mots en s’autoflagellant. Il rosse la langue et love son lyrisme cru et sanguin dans une syntaxe cabossee. Son roman avance par flots successifs. De meme que les vagues ravivent les blessures au lieu de les effacer.

  • Les courts extraits de livres : 15/02/2007

J’etais embarrasse, non par la presence de notre ami commun, mais bien par l’abandon dans lequel nous le laissions.
– Applique-toi professeur, il n’y a pas d’age pour apprendre.
Il ricana.
– Mais quand on a la pretention d’avoir un peu vecu, ce doit etre bien humiliant, je comprends cela professeur, de recevoir d’une maitresse encore mineure des cours aussi particuliers.
Alsace, sans cesser de me manger le museau, lui grommela de fermer sa grande bouche.
– Notre tombeur n’est guere a son affaire, n’a pas la tete a badiner le profaillon, car une question le tarabuste : de qui la chaude enfant a-t-elle donc tant appris ?
Alsace, d’une langue intraitable, me rentrait la mienne dans la gorge, l’y tassait telle la boule de chiffon dont elle revait d’etouffer les insinuations de notre ami commun.
– De qui bon sang ? Mais de qui donc ?
Plutot que d’etrangler notre ami commun, Alsace me boucha les oreilles.
– De Bolivaro ?
Je crus qu’Alsace allait me vomir dans la bouche.
– Sacre Bobo ! Bolivaro la canaille. L’aspirateur a nanas.
Alsace grincait tellement des dents que mes tempes en vibraient.
– Bobo l’impenitent, dont j’ai le defaut d’etre le pote et le confesseur.
Il me sembla qu’Alsace me rongeait les gencives.