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Les murailles de feu

Couverture du livre Les murailles de feu

Auteur : Steven Pressfield

Traducteur : Gerald Messadie

Date de saisie : 25/09/2012

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Archipoche, Paris, France

Collection : Archipoche

Prix : 8.50 / 55.76 F

ISBN : 978-2-35287-029-6

GENCOD : 9782352870296

Sorti le : 07/03/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Laurent Lebourg de la librairie PRIVAT-CHAPITRE a PERPIGNAN, France (visiter son site) – 25/09/2012

Thermopyles, 480 av J.-C, trois cent Spartiates gisent au sol. Herodote n’a pas encore ecrit leur legende. La furie perse pietine ces vaincus heroiques qui pretendaient leur barrer le passage. Du charnier emerge pourtant un dernier souffle de vie. Le vainqueur redouble de soins a l’egard de ce survivant dont la vie ne tient qu’a un fil. Le roi Xerses, impressionne par l’ardeur guerriere des citoyens de Sparte, entend bien tout connaitre de ces etrangers qui forcent son respect. Xeon raconte ainsi l’histoire de Sparte, sa cite d’adoption, presente aux Perses meduses sa structure complexe, et devoile les valeurs et les lois sacrees pour lesquels ses freres sont tombes. Rares sont les romans historiques sachant synthetiser de maniere aussi limpide toute la quintessence de l’ame d’un peuple. Cette tentative de resurrection d’une periode de l’Antiquite grecque, enrichie d’une cohorte de mots en grec ancien, restera dans les annales comme une belle et passionnante reussite.

  • Le journal sonore des livres : Sylvain Elie – 05/03/2007

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Sylvain Elie – 05/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 25/02/2007

Avide de conquetes et de revanche sur l’ennemi hereditaire, le roi Xerxes, a la tete de deux cent mille Perses, traverse l’Hellespont et marche sur Athenes, ecrasant tout sur son passage. Ceux que l’on appelle les Immortels seraient-ils reellement invincibles ?

A Sparte, la nouvelle de cette invasion repand la terreur. Le roi Leonidas Ier rassemble ses plus vaillants hoplites et se porte au-devant de l’adversaire. Mais comment trois cents hommes aguerris stopperaient-ils une armee ?

L’affrontement a lieu dans le defile des Thermopyles. Six jours durant, sous le regard des dieux, cet etroit passage sera le theatre de combats sans merci.

Racontee par un survivant, c’est ce choc inegal – et, au-dela, toute l’histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman traverse par un formidable souffle d’authenticite (New York Times).

Steven Pressfield, ne en 1943 a Trinidad, est l’auteur de La Legende de Bagger Vance (Albin Michel, 1996), porte a l’ecran par Robert Redford. Il vit a Los Angeles et est citoyen d’honneur de la ville de Sparte.

On finit ce livre essouffle d’avoir combattu au coude a coude.
C’est ce que j’appelle un roman homerique.
Pat Conroy

  • Les courts extraits de livres : 25/02/2007

Je me suis toujours demande ce que c’etait de mourir. Il y avait un exercice que nous pratiquions quand nous servions d’escorte et de souffre-douleur a l’infanterie lourde Spartiate. Cela s’appelait le chene, parce que nous prenions nos positions le long d’une rangee de chenes a la lisiere de la plaine de l’Otona, ou les Spartiates et les Neodamodes s’entrainaient l’automne et l’hiver. Nous nous mettions en ligne par dix rangs, bardes sur toute notre hauteur de boucliers d’osier tresse, crantes dans la terre, et les troupes de choc venaient nous donner l’assaut ; elles arrivaient sur la plaine par huit rangs, d’abord au pas, puis plus rapidement et finalement en courant a perdre haleine. Le choc de leurs boucliers tresses etait destine a nous epuiser et ils y parvenaient. C’etait comme si l’on etait heurte par une montagne. En depit de nos efforts pour rester debout, nos genoux cedaient comme de jeunes arbres dans un tremblement de terre ; en un instant le courage desertait nos coeurs. Nous etions deracines comme des epis morts sous la pelle du laboureur.
Et l’on apprenait alors ce qu’etait mourir. L’arme qui m’a transperce aux Thermopyles etait une lance d’hoplite egyptien, qui penetra sous le sternum de ma cage thoracique. Mais la sensation ne fut pas ce qu’on aurait cru, ce ne fut pas celle d’etre transperce, mais plutot assomme, comme nous les apprentis, la chair a hacher, l’avions ressenti dans la chenaie.
J’avais imagine que les morts s’en allaient dans le detachement. Qu’ils consideraient la vie d’un regard sage et froid. Mais l’experience m’a demontre le contraire. L’emotion dominait tout. Il me sembla qu’il ne restait plus rien que l’emotion. Mon coeur souffrit a se rompre, comme jamais auparavant dans ma vie. Le sentiment de perte m’envahit avec une puissance dechirante. J’ai revu ma femme et mes enfants, ma chere cousine Diomaque, celle que j’aimais. J’ai vu mon pere Scamandride et ma mere Eunice, Bruxieus, Dekton et Suicide, des noms qui ne disent rien a Sa Majeste, mais qui pour moi etaient plus chers que la vie et qui, maintenant que je meurs, me deviennent encore plus chers.
Ils se sont eloignes. Et moi, je me suis eloigne d’eux.